Bergeron (Jean-Claude)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • En janvier 1994, le trafiquant de drogues, Sylvain Bujold, est tué par Jean-Claude Bergeron.

En 1995, Bergeron reconnaît sa culpabilité à l'accusation de meurtre non prémédité de Bujold et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 12 ans de sa peine derrière les barreaux ; il signe un contrat de délation avec le Comité des contrôleurs du Québec en vertu duquel, s'il témoigne contre les coauteurs du meurtre, il bénéficiera du Programme d'encadrement en milieu ouvert, purgera sa peine dans une prison provinciale ;
Bergeron pouvait ainsi espérer être libéré au sixième et non au tiers de sa peine comme ce serait le cas dans un pénitencier fédéral ; comme le ministère de la Justice du Québec ne respecte pas sa partie du contrat, Bergeron s'adresse à la Cour supérieure pour forcer le gouvernement du Québec à respecter son engagement ; le juge Fraser Martin déclare que le contrat est illégal et critique les libérations prématurées de criminels qui n'ont qu'à échanger leur témoignage contre quelqu'un pour obtenir un traitement différent des autres criminels du même acabit.

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