Bourque (Justin)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Le 4 juin 2014, vers 19 h 15 ou 19 h 18, trois agents de la Gendarmerie royale du Canada (David Joseph Ross, 32 ans, originaire de Victoriaville, Québec, Douglas James Larche, 40 ans, originaire de St. John, Nouveau-Brunswick, et Fabrice-Georges Gevaudan, 45 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, France) sont tués alors que l'agente Marie Darlene Goguen et l'agent Éric-Stéphane J. Dubois sont blessés par balles par un homme vêtu d'un uniforme militaire de camouflage et portant un bandeau à la tête ; le tueur serait Justin Bourque, 24 ans, originaire de Moncton que des citoyens avaient vu déambuler sur la rue armé d'une carabines militaire et d'un fusil de chasse ; Bourque aurait d'abord abattu le constable Dave Ross, puis il a fait feu en direction d'une auto de police banalisée tuant ainsi Larche et Gevaudan et blessant Darlene Goguen et Dubois.

L4 juin 2014, vers 9 h 40, Victor Bourque, qui a vu la photo du tueur au cours d'un bulletin de nouvelles locales à la télévision appelle le 911 et dit qu'il est le père du tueur.
Le 5 juin 2014, peu après minuit, Justin Bourque est appréhendé près de l'angle du boulevard Wheeler et du chemin Mountain à Moncton.
(6 juin 2014, à 9 h40) Victor Bourque, le père de Justin Bourque, appelle le 911 et déclare «I am the father of the gunman . La cour ordonne que Bourque soit l'objet d'une évaluation psychiatrique ; après 18 jours d'examen, le docteur Moses Alatishe, psychiatre au Shepody Healing Center de Dorchester déclare que Bourque est apte à subir son procès.
Le 6 juin 2014, Bourque est accusé de 3 meurtres prémédité et de 2 tentatives de meurtre.
Le 3 juillet 2014, le procureur de la Couronne et l'avocat de la défense s'entendent pour que Bourque subisse un examen psychiatrique jusqu'au 31 juillet 2014.
Le 31 juillet 2014,après 28 jours d'examen, le psychiatre Moses Alatishe déclare Justin Bourque apte à subir son procès ; mais l'examen révèle que Bourque était dans un état de trouble émotif, de désenchantement et de confusion par suite d'une privation de sommeil, ainsi que probablement un sevrage de la marijuana.
Le 11 août 2014, Bourque reconnaît sa culpabilité aux 3 accusations de meurtre et aux 2 accusations de tentative de meurtre au Palais de justice de Moncton ; la Couronne annonce qu'elle demandera que Bourque soit condamnée trois peines consécutives de prison à vie ; ce qui signifie qu'il ne pourrait demander de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 75 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 31 octobre 2014, Justin Bourque est condamné à 3 peines consécutives de prison à perpétuité chacune sans possibilité de libération avant d'avoir purgé pour chacune d'elles 25 ans de la peine derrière les barreaux ce qui signifie qu'il ne pourra demander une libération conditionnelle avant 2089 alors que Bourque aura atteint l'âge de 99 ans, s'il vit encore ; cette peine est qualifiée de la plus importantes infligée à un meurtrier depuis la dernière pendaison au Canada en 1962.
Le 17 novembre 2014, Le procureur de la Couronne et le procureur de Bourque refusent que la Cour permette aux médias de rendre publics les éléments de preuve présentés lors des plaidoiries sur la sentence.
Le 18 mars 2015
Le 26 mars 2015, dans un article publié dans la Revue du Barreau du Québec, Me Jean-Claude Hébert * de Montréal écrit au Barreau du Nouveau-Brunswick pour protester contre la façon dont le procès de Bourque a été mené ; Me Hébert affirme que Justin Bourque a subi un indéniable déni de justice, que le Barreau du Nouveau-Brunswick doit assumer ses responsabilité et qu'il incombe à ce Barreau de solliciter un procureur chevronné pour faire appel.
Le 31 octobre 2015, Le Journal de Montréal rapporte que Justin Bourque aurait l'intention de prendre comme procureur, Me Joëlle Roy, une criminaliste de Saint-Jérôme et que Me Roy est à préparer une procédure d'appel.



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