Cantin (Jean-Pierre)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Avocat spécialisé en droit des affaires né en 1949. Commence sa pratique du droit avec la firme Amyot Lesage Bernard Drolet de Québec ; cette firme d'avocat représente la firme de comptables agréés Raymond Chabot Martin Paré; c'est là qu'il rencontre Rock Cloutier qui fait partie du département d'insolvabilité et de redressement de cette firme. Se joint par la suite à la firme Grondin, Lebel, Poudrier avocats. Quitte cette firme pour devenir vice-président à l'administration et affaires corporatives du constructeur Paul Martin Inc.; c'est à ce poste qu'il rencontre Jean-Alain Bisaillon. Avocat de la Mutuelle des fonctionnaires de Québec et d'Assurance-Vie Desjardins pour certains dossiers ; c'est Jean-Alain Bisaillon qui lui a présenté ces clients. Conseiller juridique des soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi-n.d.b.c.*. Vice-président au développement de la compagnie Paul Martin Incorporée au cours des années quatre-vingt. Le 24 avril 1992, il incorpore la compagnie 2953-7636 Québec Inc. qui offre d'acquérir la majorité des actions de la compagnie du Marché Central Inc. Le 2 juillet 1992, il comparaît comme procureur de Jean-Alain Bisaillon et d'Hypnat Limitée, dans le dossier d'une poursuite de 220 000 $ intentée contre eux par la compagnie L'Assurance-Vie Desjardins. Le 24 septembre 1992, il signe l'offre d'achat de 3 300 000 $ au nom de sa cliente, la compagnie 2953-7636 Québec Inc.; l'actionnaire unique de cette compagnie est la compagnie 2843-6509 Québec Inc. appartenant à Rock Cloutier. Le 21 octobre 1992, les actions sont inscrites au nom de Cantin, Larouche avocats «ès qualité». Le même jour, il est nommé administrateur et conseiller juridique de la compagnie du Marché Central Métropolitain Inc. Le 22 juin 1995, comme président de la compagnie du Marché Central Métropolitain Inc., il signe une offre d'achat de la Société en commandite CFQ-Pomerleau # 2; le 28 février 1996, un chèque de 7 093 043,17 $ tiré sur la facilité de crédit de la compagnie du Marché Central Métropolitain Inc. à la Banque Commerciale Italienne du Canada est encaissé par l'étude Cantin Larouche Avocats en fiducie; le 29 février 1996, c'est à titre d'actionnaire en fiducie de la compagnie 9031-0244 Québec Inc., qu'il signe l'acte d'achat de la Société en commandite CFQ-Pomerleau # 2; c'est l'étude Cantin, Larouche Avocats en fiducie qui débourse un total de 7 093 043,17 représentant le coût de cette transaction. À partir du 1 décembre 1995, il se présente comme président du conseil de la compagnie du Marché Central Métropolitain Inc. et celà jusqu'au 6 juin 1996 date de sa démission. Associé de son épouse, Me Suzanne Larouche dans l'étude légale Cantin, Larouche, Avocats. Intente une action en diffamation de 21 M $ contre les soeurs du Bon-Pasteur, sa secrétaire générale, son mandataire Gilles Massé et son procureur Me LaTraverse. Lorsque la Cour lui refuse la permission de réduire son action à 1 M $, il se désiste et est condamné à payer les frais de 210 000 $. En 1997, lui et son épouse démissionnent comme membre du Barreau du Québec puis, en juillet, ils vont s'installer avec leur famille sur une ferme achetée au Costa Rica. Arrêté le 15 novembre 1999 à sa descente d'avion à l'aéroport de Dorval; il est détenu jusqu'au 19 janvier 2000 à la prison de Orsainville. Entre le 10 et 20 juillet 2000, il signe un contrat de délateur avec la Gendarmerie royale du Canada, puis répond à toutes les questions des enquêteurs; cet interrogatoire est enregistré sur vidéo. Le 25 juillet 2000, il raconte le déroulement de l'affaire du Marché central à l'enquêteur Kevin McCarr, vice-président enquêtes et sécurité de la firme de comptables KPMG , au bureau de la Gendarmerie royale du Canada, rue Dorchester à Westmount. Le 29 août 2000, il passe le test du polygraphe administré par l'agent Vaillancourt, un expert de la Sûreté du Québec. Ayant plaidé coupable à 4 chefs d'accusation de fraude, 2 chef d'accusation de corruption et 1 chef d'accusation de parjure, le juge Michel L. Auger le condamne, le 29 septembre 2000, à 65 mois de prison et au versement de 5 M $ aux soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Chicoutimi-n.d.b.c.* et aux soeurs du Bon-Pasteur de Québec-s.c.i.m.*. Le 18 octobre, les 5, 6 et 7 novembre 2001, il témoigne à l'enquête préliminaire de Bisaillon. En 2002, il témoigne au procès de Denis Schmouth. En 2006, il est un témoin important au procès intenté par les Soeurs du Bon-Pasteur contre la Banque royale et la Banque commerciale Italienne.
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