Charlebois (René dit Baloune)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Gangster né en 1965 (4 janvier) de la région de Sorel.

Le 3 février 2000, Claude De Serres, 31 ans, une relation du gang des Hells-Angels est assassiné à Notre-Dame-de-la-Merci ; il était un informateur de la Gendarmerie royale du Canada infiltré dans le milieu des motards criminels ; ses assassins présumés sont des proches du gang des Hells-Angels : Serge Boutin, 33 ans, un membre du gang des Rockers, de Saint-Norbert, et Mario Barriault, 34 ans, une relation des Rockers, de Tracy ; le 16 février 2000, le cadavre de Claude De Serres est trouvé pieds et poings liés, un sac de plastique sur la tête transpercée d'une balle ; la police avait perdu sa trace le 3 février précédent alors qu'il était porteur d'un émetteur radio ; le 17 février, Serge Boutin et Mario Barriault sont appréhendés ; en 2001, Serge Boutin reconnaît sa culpabilité aux accusations de complot pour meurtre et d'homicide involontaire, puis signe un contrat de délateur en vertu duquel il témoignera contre ses anciens associés. En 2004, René Baloune charlebois est condamné à la prison à perpétuité pour sa participation au meurtre de Claude DeSerres.
Le 3 février 2000, Claude DeSerres, une relation du gang des Helkls Angels, est assassiné à Notre-Dame-de-la-Merci.
En avril 2000, Charlebois obtient le statut de membre «full patch» du chapitre des Nomads du gang des Hells Angels.
Le 5 août 2000, Ginette Reno et Jean-Pierre Ferland sont les artistes invités au mariage de Charlebois à Sorel-Tracy.
Charlebois est arrêté lors de l'Opération Printemps 2001.
Après l'Opération printemps 2001, il est révélé que Charlebois avait participé à au moins deux meurtres de trafiquants de drogues rivaux.
En 2004, René «Baloune» Charlebois reconnaît sa culpabilité à l'accusation du meurtre non prémédité de Claude DeSerres et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 14 septembre 2013, Charlebois s'évade de la prison à sécurité minimum de la Montée Saint-François à Laval où il purgeait sa peine.
Le 26 septembre 2013, vers 1 h 10, les agents de la Sûreté du Québec-SQ utilisent un bélier manuel pour défoncer la porte d'un chalet sur l'Îlet-au-Pé, l'une des îles située en face de l'île aux Fantômes à Sainte-Anne-de-Sorel. ; un coup de feu est tiré, puis un deuxième coup de feu est entendu ; en entrant dans le chalet, les agents trouvent Charlebois mort un révolver Magnum .357 à côté de lui ; une balle avait pénétré par le cou et était ressortie du côté gauche du crâne de Charlebois ; selon les calculs de durée de peine, Charlebois aurait été admissible à une libération conditionnelle totale en 2016.
Le détective Benoit Roberge qui craignait que Charlebois le dénonce, aurait fait courir la rumeur que ce dernier était un indicateur de la police ; ce qui pourrait expliquer le suicide de Charlebois qui ne voulait pas retourner en prison et y vivre au milieu de gens qui détestent les indicateurs de police.
Quelques jours plus tard, la Sûreté du Québec apprend que Charlebois avait enregistré ses conversations avec Roberge ; La Sq saisit les enregistrements.
Le 5 octobre 2013, la Sûreté du Québec-SQ arrête Benoit Roberge, 50 ans, un policier à la retraite du Service de police de Montréal-SPVM et devenu après sa retraite chef du service du renseignements au ministère du Revenu du Québec, et l'accuse de gangstérisme, d'abus de confiance, d'entrave à la justice et de tentative d'entrave à la justice pour avoir été un informateur des criminels que la police s'apprêtait à arrêter ; il vendait le renseignement à René «Baloune» Charlebois.
Charlebois informait les personnes visées qui, dès lors, disparaissaient de l'endroit que la police s'apprêtait à visiter ;les échanges se seraient produits à Saint-Denis-de-Brompton entre le 1er janvier 2010 et le 6 octobre 2013 ; deux des opérations visées : l'Opération Carcan du 23 novembre 2011 impliquant 3 cellules de trafic de stupéfiant et l'Opération Loquace contre un consortium d'importateurs et de distributeurs de cocaïne chez les Hells Angels de la Rive-Sud ; à titre de directeur du Service du renseignement de Revenu Québec il avait accès à des informations délicates.
Le 11 octobre 2013, La Presse rapporte que Charlebois avait tourné au moins une vidéo d'adieu destinée à ses proches après son évasion ; Charlebois avait des idées noires depuis que sa femme l'avait abandonné et avait refait sa vie.
Charlebois était devenu un informateur du détective Benoit Roberge ; ce dernier aurait laissé courir la rumeur que Charlebois était un indic.
Charlebois aurait préféré choisir sa mort plutôt que de se faire tuer en prison.
La conjointe de Roberge, Me Nancy Potvin, est procureure au Bureau de lutte au crime organisé, mais rien n'indique qu'elle était au courant des agissements de son conjoint ; malgré cela, le directeur des poursuite criminelles et pénales la suspend de sa fonction avec solde.
Le 25 octobre 2013, le quotidien La Presse révèle que Roberge recevait des sommes variant entre 10 000 $ et 35 000 $ selon l'importance du renseignement vendu.
Le 8 avril 2014, le bureau du coroner conclut au suicide de Charlebois avec l'arme trouvée près de son cadavre et l'analyse du sang de Charlebois révèle qu'il n'était pas intoxiqué à l'alcool ou à une drogue quelconque au moment de sa mort.

Voir également Guerres des gangs.

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