Dealongchamps (Josée)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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Le 15 août 2006, Louise Desnoyers Langlois, 49 ans, une enseignante du primaire résidente de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de Montréal, est trouvée inconsciente dans une grange sous des barbelés puis hospitalisée à l'hôpital de Burlington, Vermont, États-Unis. On croit qu'elle avait absorbé du lave-glace ; la police du Vermont cherche à savoir où se trouve son fils Nicolas âgé de 8 ans ;
Louise Desnoyers avoue finalement qu'elle l'avait tué dans le secteur de Isle-La-Motte, un endroit de villégiature au bord du lac Champlain où la famille passait ses vacances ; elle aurait attaché son fils à un radiateur et l'aurait tenu sous l'eau jusqu'à ce qu'il soit noyé ; arrêtée par la police du Vermont, elle est accusée du meurtre prémédité de son fils ; après des semaines d'examen psychiatriques dans un hôpital du Vermont, elle est déclarée apte à subir son procès qui commence en janvier 2009 à St. Albans, Vermont ; elle plaide non coupable en raison d'insanité ; déprimée parce que son conjoint voulait la laisser, elle aurait noyé son fils, puis aurait tenté, sans succès, de se suicider ; ayant plaidé coupable à une accusation réduite à meurtre non prémédité, elle est condamnée le 1er juillet 2009 par le juge Michael S. Kupersmith de la Cour du Vermont à une peine de prison de 20 ans à perpétuité et sans possibilité de libération avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine aux États-Unis ; il lui est, de plus, interdit de communiquer avec son époux et son fils aîné à moins que ceux-ci le désirent.
Le 31 juillet 2012, le comité de déontologie policière décide que la sergente Josée Deslongchamps, la responsable du poste, aurait dû enregistrer le nom de madame Desnoyers et de son enfant ainsi que le numéro de plaque de son automobile dès que le père de l'enfant lui eut signaler leur disparition, le 14 août 2006 à 22 h 40 au poste 27 de la police de Montréal ; au lieu de cela, la sergente a dit au père de retourner chez-lui et de signaler le 911 et qu'alors des policiers prendraient sa déposition ; la sergente aurait discuté de déclencher l'alerte Amber avec son supérieur immédiat, Jocelyn Angers mais la décision aurait été prise de ne pas le faire. Angers a été réprimandé. Le comité affirme que la sergente avait suffisamment de renseignement pour procéder sans délai à l'enregistrement de Desnoyers et de son fils et le numéro de plaque de son automobile auprès du Centre de renseignements policiers du Québec ; ce qui ne fut fait que le lendemain matin lorsqu'un sergent d'un centre opérationnel a pris connaissance du cas ; en 2012, le Comité de déontologie policière impose à Josée Deslongchamps une suspension de 5 jours sans salaire ; Deslongchamps se défend en affirmant qu'elle croyait que Langlois s'inquiétait au sujet de son fils et voulait probablement l'enregistrer parmi les personnes disparues ; le comité est d'avis que le cas aurait dû être traité comme une disparition. Deslongchamps demande à la Cour du Québec d'annuler sa suspension. En mars 1014, la Cour du Québec annule la décision du comité qui s'adresse à la Cour supérieure pour obtenir l'annulation de cette décision de la Cour du Québec.
Le 29 avril 2014, la Cour supérieure du Québecannule la décision de la Cour du Québec et ravive la sanction imposée par Comité de déontologie policière.

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