Frères Chasseurs (association patriotique)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Société secrète fondée en 1838 par, entre autres, Robert Nelson, président, Cyrille-Hector-Octave Côté, vice-président, Edmond-Élisée Malhiot, Antoine Doré, Julien Gagnon, Louis-Guillaume Lévesque, François Mercure, François Lemaître, Célestin Beausoleil et David Rochon. Déçus par les dénonciations, les indiscrétions et les trahisons qui, selon eux, avaient causé l'avortement du soulèvement de 1837, les fondateurs avaient comme objectif de convaincre des Canadiens d'adhérer à la cause et de les lier par le serment.


Cette association avait la structure d'une armée dirigée par le Grand aigle (général en chef), sous lequel les aigles (généraux de brigades) dirigeaient des divisions formées de compagnies dirigées par un castor (capitaine) qui dirigeait cinq raquettes (sergents) dont chacune était responsable de neuf hommes.

Le comité de direction de l'association élabore une stratégie visant à envahir le Bas-Canada et à en faire une république indépendante de l'Angleterre. Le recrutement des membres se fait de façon pyramidale en utilisant parfois la menace de représailles contre ceux qui refuseraient d'adhérer et de prêter les serments réglementaires.

En septembre 1838, l'association compte au moins 35 loges dont celles de Barnston, Beauharnois, Berthierville, Boucherville, Brome, Chambly, Châteauguay, Contrecoeur, Hemmingford, Longueuil, Milton, Montréal, Nicolet, Pointe-aux-Trembles, Potton, Québec, Saint-Antoine, Saint-Athanase,Saint-Benoît, Saint-Césaire, Saint-Charles, Saint-Denis, Sainte-Marie, Sainte-Martine, Saint-Marc, Saint-Hyacinthe, Sainte-Scholastique, Saint-Jacques-le-Mineur, Sherrington, Shipton, Stanstead, Sutton, Trois-Rivières, Varennes et Vaudreuil ; le général Colborne évalue alors à 200 000 le nombre de Frères Chasseurs au Canada et aux États-Unis.

Grâce à des renseignements obtenus de Michel Moysan, père et fils, par le curé Noël-Laurent Amyot de Saint-Cyprien-de-Napierville, le plan d'invasion du Bas-Canada est communiqué par ce dernier à Mgr Lartigue qui le transmet à son tour à Colborne ; ce dernier prend les mesures pour contrer toute tentative de la part des Patriotes.

Après la Bataille d'Odelltown, le plan d'invasion devient caduc, les Patriotes se dispersent et leurs chefs sont arrêtés et emprisonnés ou fuient aux États-Unis. En janvier 1839, 882 Patriotes avaient été fait prisonniers, avaient subi leur procès, le subissaient ou attendaient de le subir.

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