Gagliano (Alfonso)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de sciences (comptable) né en 1942 à Siculiana (Italie).

Père de la lignée Gagliano d'Amérique.
Député du Parti libéral du Canada-PLC de Saint-Léonard-Anjou (1984-1988), de Saint-Léonard (1988-1997), puis de Saint-Léonard-Saint-Michel (1997-2002) à la Chambre des communes-Cdesc.
Ministre du Travail (1996-1997), puis ministre des Travaux publics, Approvisionnements et Services gouvernementaux (1997-2002) dans le cabinet de Jean Chrétien.
Exclu du cabinet lors du remaniement du 15 janvier 2002.
Ambassadeur du Canada au Danemark (2002-2004) ; le premier ministre Paul Martin le démet de son poste dans la foulée de la publication du rapport de la vérificateure générale du Canada sur le programme de commandites qui relevaient de son autorité ; ces commandites étaient destinées à démontrer aux Québécois l'apport du gouvernement fédéral aux événements sportifs, culturels dans la province ; sur des déboursés de 250 M $, une centaine de millions auraient été versés en commission.
En 2008, il devient vigneron quand sa famille acquiert le vignoble Blancs Coteaux de Dunham, un domaine de 10 hectares plantés de vignes du cépage frontenac noir. ; grâce à un prêt de 550 000 $ de la Financière agricole du Canada, il devient propriétaire de ce vignoble qui prend dès lors le nom de Vignoble Gagliano ; il y produit les cuvées Tinello (60% cépage frontenac noir et 40 % cépage sabrevois).
Le 6 juillet 2009, le juge Kevin Downs de la Cour supérieure rejette avec dépens l'action en dommages de 8,5 M $ intentée par Monsieur Gagliano contre le Gouvernement du Canada et le premier ministre d'alors, Paul Martin ; Monsieur Gagliano prétendait que son congédiement du poste d'ambassadeur au Danemark était abusif et illégal ; la Cour rejette sa prétention et affirme que le premier ministre était en droit de le congédier sans avoir à justifier sa décision ; le poste d'ambassadeur est comblé de façon discrétionnaire par le titulaire du poste de premier ministre et il est normal qu'il puisse être vidé de façon discrétionnaire par le titulaire du même poste, la qualité des services d'un ambassadeur ne constituant pas une garantie d'emploi ; le rejet de sa requête avec dépens implique qu'il devra rembourser les frais de justice engagés par le gouvernement ; le 31 juillet 2009, Monsieur Gagliano porte sa cause devant la Cour d'appel du Québec-CAQ. La Cour d'appel maintient la décision de la Cour supérieure, mais annule la mention «avec dépens» ; il en aura coûté 80 000 $ aux contribuables pour que le gouvernement conteste la poursuite de M. Gagliano.
Le 9 décembre 2009, le journal La Presse révèle que la Gendarmerie royale du Canada a affirmé, dans une déclaration sous serment obtenue par CBC/Radio-Canada, que les 117 000 $ détournés par l'ex-directeur général du Parti libéral du Canada section Québec, Benoît Corbeil, avaient servi en grande partie à payer les voyages personnels d'Alfonso Gagliano ; la fraude aurait été orchestrée par le grand argentier du Parti, le défunt Joe Morselli. Voir Canada. Scandales. Affaire des commandites.

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