Gallant (Gérald)

Un article de la Mémoire du Québec (2018).

  • Meurtrier (tueur à gages) né en 1950 à Chicoutimi (Saguenay).

Le 27 octobre 1969, Gallant est condamné à 23 mois de prison pour une série de larcins ; il sort de prison en juin 1970.
En août 1970, Gallant est de nouveau arrêté pour avoir dévalisé la caisse populaire de Chicoutimi-Nord. et est condamné à 3 ans de prison.
Le 24 octobre 1973, Gilles Côté et Gallant braquent une bijouterie de Chicoutimi ; Gallant qui conduit l'automobile de fuite s eenfuit qund Gilles Côté sur un policier ; Côté est arrêté et incrimine Gallant.
Le 14 juin 1974, Gallant, qui s'est rendu à la police, est condamné à 8 ans de prison après avoir plaidé coupable à à l'accusation de vol de vol à la Bijouterie de Chicoutimi.
Au pénitencier de Cowansville, il fait la connaissance de Raymond Desfosssés et de son lieutenant au Québec, Raymond Bouchard, de Jean-Claude Gagné et de Denis Corriveau.
Gallant est libéré en septembre 1978.
Le 28 août 1980, Gallant et deux complices réalisent un vol à main armée de 169 000 $ à la Caisse populaire Sainte-Marguerite de Trois-Rivières.
Le 5 décembre 1980, Gallant est condamné à 6 ans de pénitencier.
En 2001, les policiers trouvent un échantillon d'ADN sur un verre de bière au bar de Saint-Adèle où Yvon Daigneault venait d'être tué par balles. En avril 2005, alors qu'elle a Gérald Gallant à l'oeil, la police recueille un échantillon de son ADN sur une tasse qu'il avait utilisée dans un restaurant ; l'échantillon recueilli à Sainte-Adèle et celui du restaurant étant similaire, la police peut incriminer Gallant pour le meurtre de Daigneault.
Gallant est arrêté en Suisse en 2006 pour utilisation de fausses cartes de crédit, puis ramené à Montréal où il est formellement accusé du meurtre d'Yvon Daigneault ; il décide alors d'éclairer la police sur 27 autres meurtres auxquels il avait participé depuis 1978.
Le 28 février 2008, au Palais de justice de Saint-Jérôme, Gérald Gallant plaide coupable aux accusations de meurtre prémédité et de tentative de meurtre perpétrés dans un bar des Laurentides en 2001. On le soupçonne d'avoir participé à une trentaine de meurtres au cours de la guerre entre les gangs des Hells-Angels et des Rock-Machine.
Le 26 mars 2009, Gérald Gallant passe aux aveux après avoir conclu un contrat de délateur qui lui garantit 50 $ par mois pour sa cantine en prison.

Grâce à ses déclarations, la police peut élucider au moins 28 meurtres et 20 tentatives de meurtre dont Gallant est l'auteur :

Gilles Legris (28 décembre 1978), un co-détenu de la prison de Port-Cartier,
Louis Desjardins (22 janvier 1980) à Sept-Îles ; avec Denis Gaudreault,
Le 28 août 1980 Gallant et deux complices dérobent pour l'organisation de Desfossés,
André Haince (2 octobre 1982) à Saint-Romuald, Lévis, pour le compte de Marcel Lefrançois pour la somme de 15 000 $,
Marcel Lefrançois (17 février 1984) à Sainte-Foy, Québec pour l'organisation de Desfossés ; il devait 3 000 $ à Gallant pour le meurtre d'André Haince,
Gilles Côté (23 octobre 1985) à Charlesbourg, Québec ; Côté avait incriminé Gallant en 1973.
Guy Laflamme (5 octobre 1989) à Vanier), Salvatore Luzi (28 mai 1990 à Lorraine pour l'organisation de Desfossés,
Richard McGurmaghan (18 mars 1991) à Montréal,
Pierre Langlois (8 février 1993) à Charlesbourg (Québec),
Daniel dit Dany Paquet (27 juillet 1993) à Québec,
Guy Laflamme (2 août 1994) à Beauport (Québec),
Guy Lévesque (15 avril 1995) à Saint-Antoine-de-Tilly ; il était soupçonné d'être un informateur de police,
Bruno Van Lerberghe (17 décembre 1996) à Vanier (Québec),
Denis Lavallée (8 avril 1997) ; parce qu'il aurait changé d'allégeance,
Alain Leclerc (17 novembre 1997) à Charlesbourg (Québec),
Roland Ruel (2 avril 1998) à Québec ; Ruel avait parlé aux policiers de ses soupçons sur les auteurs de la tentative d'incendier un édifice de Beauport,
Alain Bouchard (10 février 1998) à Québec,
Richard Drouin (16 juin 1998) à Québec,
Paolo Cotroni (24 août 1998) à Repentigny, avec Frederic Faucher et Marcel Demers des Rock Machine.,
Pierre Simard (8 septembre 1998) à Québec,
Luc Bergeron (7 janvier 1999 à Québec), un détective privé abattu devant sa résidence de la rue Vautelet ; Gallant l'avait confondu avec Jonathan Robert, un Hells Angel qui avait déjà habité à cet endroit.
Yves Lessard (22 avril 1999) à Québec,
Yves Vermette (23 octobre 1999) à Québec,
Israël Meyer Randolph (27 janvier 2000) au Côte-Saint-Luc Bar-B-Q dans le quartier Snowdon de Montréal,
Jean-Marc Savard (1 mars 2000) à Québec,
Robert «Bob» Savard (7 juillet 2000) à Montréal, avec Raymond Desfossés,
Yvon Daigneault (30 mai 2001) à Sainte-Adèle pour l'organisation de Desfossés,
Christian Duchaîne (2 mars 2003) à Beauport, Québec).

Les tentatives de meurtre qu'il admet avoir commises sont les suivantes :

John Xenos (19 décembre 1979) à Baie-Comeau,
Michel Robitaille (23 octobre 1985) à Charlesbourg,
Bertrand Duchaîne (20 avril 1990) à Beauport,
Benoît Vaudry (18 mars 1991),
Bertrand Duchesne (Avril 1993) à Beauport,
Daniel Paquette (Juillet 1993) à Québec,
Guy Lévesque, Avril 1995) à Saint-Antoine-de-Tilly,
Rock Gagnon (30 octobre 1996),
Mario Lacombe (30 octobre 1996),
Bruno Van Lenberghe (Décembre 1996) à Québec,
Louis Roy (17 août 1997) à Jonquière,
Réjean Durand (23 août 1997) à Charlesbourg,
Alain Bouchard, Février 1998),
Roland Ruel, Avril 1998) à Québec,
Richard Drouin (Juin 1998) à Québec,
Paul Cotroni (23 août 1998) à Repentigny
Pierre Simard, Septembre 1998) à Québec,
Roch Savard (29 février 1999) à Trois-Rivières),
Robert Descôteaux et Hélène Brunet (7 juillet 2000) à Pointe-aux-Trembles (Montréal),
Michel Paquet (Mai 2001)

Il dénonce 11 personnes qui ont participé à certains de ses meurtres :

Jacqueline Benoît (2 meurtres et une tentative de meurtre),
Raymond Bouchard (16 meurtres et 6 tentatives de meurtre),
Denis Corriveau (2 meurtres),
Marcel Demers (12 meurtres et 5 tentatives de meurtre),
Raymond Desfossés (6 meurtres et 3 tentatives de meurtre),
Gilles Dubois (un meurtre),
Frédéric Faucher (6 meurtres et une tentative de meurtre),
Jean-Claude Gagné (2 meurtres),
Denis Gaudreault (un meurtre),
Gérard Hubert (8 meurtres et 2 tentatives de meurtre),
Réjean-Claude Juneau (un meurtre).

Le 31 mars 2009, il est condamné à 41 peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de shacune de ses peines derrières les barreaux ; il aura 83 ans, lorsqu'il sera éligible à une libération conditionnelle ; pour son rôle de délateur, la police a signé un contrat en vertu duquel il recevra 50 $ par mois à dépenser à la cantine de la prison jusqu'à sa libération, pour un total de 15 000 $ s'il vit jusque là ; de plus, il n'a pas le droit d'accorder des entrevues aux médias ni de recevoir une rétribution si son histoire fait l'objet d'un film ou d'une série télévisée.

Voir également Guerres des gangs.



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