Malartic (municipalité de ville)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 159,31 km2.
  • Gentilé - Malarticois, oise.


  • Éphémérides -


1916
Proclamation du canton de Malartic.
1920
Proclamation du canton de Fournière.
1922
John Mark piquette les terrains de Malartic Gold Mines.
1923
Importante découverte de gisement aurifère dans le canton de Fournière.
1928
Arrivée des premiers travailleurs miniers dont certains étaient des immigrants polonais et hongrois.
1934
Arrivée de la première femme à Malartic.
1935
Mise en exploitation souterraine de la mine de la Canadian Malartic Gold Mines Ltd.
Des travailleurs construisent des habitations sur un territoire appartenant à la Couronne à environ 4 km au nord de la mine ; cette agglomération portera le nom de Roc-d'Or.
1936 Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Malartic.
1937
Mise en exploitation souterraine de la mine de la East Malartic Mines Ltd.
Fondation de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.
1938
Inauguration du chemin de fer Senneterre-Rouyn via Val-d'Or et Malartic.
Mise en exploitation de la mine de la Sladen Malartic (Barnat Mines).
Des squaters de Roc-d-Or viennent s'installer près du site de la mine
1939
Mise en exploitation de la mine de la Malartic Gold Fields.
Érection canonique de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.
(28 avril) Constitution de la municipalité de Malartic dans le canton de Fournière ; elle compte 2 200 habitants dont 400 propriétaires ; son territoire couvre celui de la partie est du canton de Malartic et une partie du canton de Fournière.
1940
Époque de la «ruée vers l'or», 7 mines d'or sont en exploitation.
1943
Le Gouvernement ordonne le déménagement massif du peuplement de Roc-d'Or vers Malartic ; les bâtiments qui ne peuvent être transportés sont démolis..
1946
Incendie de l'église Saint-Martin-de-Tours.
1947
(24 avril) Tragédie mortelle ; accident de travail ; incendie dans la mine souterraine de la East Malartic Mines ; bilan : 12 morts.
1951
Inauguration de l'Hôtel de ville et de la caserne de pompiers logée dans le même bâtiment.
1955
Inauguration de l'aréna de Malartic.
1959
La population de Malartic est de 7 000 habitants.
1960
Fondation de l'hebdo local Le Courrier de Malartic.
1965
Cessation de l'exploitation souterraine de leur gisement par la Canadian Malartic Gold Mines Ltd et la Malartic Gold Fields Ltd. Mise en exploitation de la scierie par les Industries Alarie.
1967
Inauguration de l'Hôpital général de Malartic.
1975 La compagnie Forex acquiert la scierie des Industries Alarie. La population de Malartic est de 4 600 habitants.
Au cours des années 1980 et 1990
Les compagnies Barnat et East Malartic mettent fin à l'exploitation souterraine de leur gisement.
1990
La population de Malartic est de 4 474 habitants.
1996
(22 février) Tragédie mortelle ; accident de la route; collision frontale de deux automobiles voyageant entre Malartic et Rivière-Héva ; bilan : 4 morts, les occupants de l'une des voitures, tous de la région de Malartic, Fernand Boissonneault, 66 ans, son épouse, Laure-Anne Landry, 67 ans, Liliane Landry Allard, 69 ans et Marie-Jeanne Landry Mercier, et un blessé grave, le conducteur de l'autre voiture.
1997
(23 mai 1997) Une automobile percute un poteau sur un tronçon de la route Transcanadienne ; Alec Degrandpré, 19 ans, et Hugo Jolin, 23 ans, des passagers de l'automobile sont tués sur le coup ; le conducteur de l'automobile, Robert Giguère, policier de la Sûreté du Québec, est accusé de négligence criminelle et de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort relativement à ces décès.
2000
La population de Malartic est de 4 035 habitants.
2005
Dernière parution du Courrier de Malartic.
La compagnie Osisko Exploration entreprend un vaste programme de forage sur l'ancien site de la Canadian Malartic Gold Mines Ltd.
(30 novembre 2005) La compagnie Domtar annonce la cessation de l'exploitation de sa scierie et la mise à pied de ses 97 employés.
2008
(9 juillet 2008) Début du déplacement ou de la démolition de 205 résidences et d'édifices publics par la Corporation minière Osisko qui croit avoir découvert sous le quartier sud de la municipalité une réserve de 8,4 millions d'onces d'or ; la compagnie Osisko investit 760 M $ en capital pour l'exploitation de sa mine dont la taille du puits d'extraction atteindra 2 km2 (780 m de longueur x 380 m de largeur et 380 m de profondeur à la fin de sa vie à raison de 55 000 t d'extraction quotidienne de roches minéralisée sur une période de 15 à 20 ans ; Osisko s'attend à couler ses premiers lingots d'or à la fin de 2010.
(Novembre 2008) La compagnie Goldcorp offre à Osisko d'acheter ses intérêts dans la mine de Malartic. Cette offre est rejetée par les administrateurs d'Osisko.
2009
(Avril 2009) La compagnie Goldcorp offre d'acheter Osisko ; ce que la direction de cette dernière refuse.
(10 juin 2009) Le Bureau d'audience publique en environnement-BAPE dénonce l'empressement de la compagnie à déplacer les maisons et autres édifices avant même la publication de son rapport.
(19 juin 2009) Un projet de loi privé est déposé à l'Assemblée nationale et présente l'aval du gouvernement libéral comme un fait acquis et mentionne qu'Osisko «va implanter une mine à ciel ouvert».
(20 août 2009) Le Gouvernement du Québec autorise l'exploitation de la mine à ciel ouvert.
(Septembre 2009) La compagnie Goldcorp offre d'acheter Osisko ; ce que la direction de cette dernière refuse.
(1er septembre 2009) Les Algonquins de l' Abitibi-Témiscamingue (nation Anishinabeg) menacent de bloquer le projet d'exploitation de la mine parce qu'ils n'ont pas été consultés alors que la mine est située sur leur terre ancestrale.
2010
La population de Malartic est de 3 558 habitants.
Un projet de fusion des municipalités de Malartic, Val-d'Or et Rivière-Héva avorte lorsque cette dernière s'en retire.
2011
(février 2011) La compagnie Goldcorp se départit de toutes les actions qu'elle détient dans la compagnie Osisko.
(avril 2011) La compagnie Osisko reçoit le certificat d'exploitation de sa mine de Malartic ; elle ne pourra cependant exploiter sa mine qu'en observant la limite de bruit de 40 décibels durant la nuit et 55 décibels durant le jour ; ce qui signifie à toute fin pratique qu'elle ne pourra exploiter sa mine 24 heures par jour ; la compagnie Osisko et la municipalité de Malartic demandent au Gouvernement de fixer la limite à 45 décibels la nuit afin que l'exploitation puisse se faire 24 heures sur 24 ; avant de commencer l'exploitation, Osisko doit s'entendre avec une quarantaine de familles qui habitent aux abords du site afin de les déménager.
(15 mai 2011) Mise en exploitation de l'usine de la compagnie Osisko à Malartic.
2012
(Mi avril 2012) Un incendie éclate à l'usine de traitement d'Osisko ; une fumée orange se dégage de la mine Canadian Malartic d'Osisko et suscite l'inquiétude des citoyens de Malartic.
(11 mai 2012) La compagnie Osisko révèle le détail de ses pertes dues à l'incendie qu'une partie de son usine de traitement a subies au cours de la semaine précédente ; son équipement, ses appareils de levage internes, le toit et les murs de l'usine ont été endommagés par l'incendie ; l'exploitation est suspendue pour 2 ou 3 semaines.
(Septembre 2012) La compagnie minière procède à un dynamitage de 940 000 tonnes à Malartic.
(25 octobre 2012) Le Gouvernement du Québec autorise la compagnie Osisko à procéder à un méga-dynamitage (25 000 kg d'explosifs) de 940 000 tonnes de minerai.
(27 octobre 2012) Le dynamitage se fait en deux temps : la première partie durera 15 secondes et la seconde qui explosera après une vingtaine de minutes de la première durera 25 secondes.
2014
(13 janvier 2014) La compagnie Goldcorp de Vancouver fait une offre d'achat directement aux actionnaires d'Osisko
(15 janvier 2014) Osisko recommande à ses actionnaires de ne pas accepter l'offre de Goldcorp.
(5 février 2014) Goldcorp prolonge son offre jusqu'au 10 mars 2014.
(4 avril 2014) La Presse rapporte que la compagnie Goldcorp a offert d'acquérir la moitié des actifs de la compagnie Osisko au prix de 6,21 $ par action mais que la compagnie Yamana Gold alliée à la Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ s'est entendue pour acquérir la même moitié des actions de la compagnie Osisko au prix de 7,60 $ par action ; la Caisse de dépôt et placement du Québec a injecté 275 millions $ pour l'achat d'un contrat de fourniture d'or garanti afin de sauver la société aurifère Osisko d'une prise de contrôle hostile par Goldcorp ; en vertu de ce contrat, la Caisse recevra chaque année jusqu'à épuisement de la mine, 37 500 onces d'or à 42 % du prix officiel du métal précieux. Selon le spécialiste de l'or Pierre Lassonde, la Caisse vient de réaliser un prêt garanti. Ce type de contrat est appelé streaming en vertu duquel l'acheteur participe avec le producteur au risque de la mine. La compagnie est finalement vendue à Yamana Gold et Agnico Eagle Mines soutenues par la Caisse de dépôt et placements du Québec-CDPQ.
En 2014, la compagnie a produit 1,41 million d'onces d'or.
Le 1er avril 2016, la compagnie annonce qu'elle a l'intention de doubler l'ampleur de sa mine à ciel ouvert de 2016 à 2028 (à 3 750 m de longueur x 900 m de largeur x 410 m de profondeur et que le tracé de la route 117 devra être modifié) ; le Bureau d'Audience publique sur l'Environnement-BAPE tiendra des auditions sur la demande de Canadian Malartic Company. (Le Devoir, 2 et 3 avril 2016, page A4)
Le 14 octobre 2016, le Bureau d'audience publiques sur l'environnement approuve l'expansion de la mine à la condition que les promoteurs s'assurent de réduire les impacts négatifs de ses activités sur la communauté ; L'absence de zones tampons entre la mine à ciel ouvert et la population rend la cohabitation difficile entre le résidenciel et l'exploitation de la mine. Nuisances sonores, vibrations du sol, mauvaise qualité de l'air ; plusieurs personnes qui vivent à proximité de la mine subissent les contre-coups de l'exploitation au quotidien.
Le 5 mai 2017, la Cour supérieure du Québec autorise un recours collectif de 40 millions $ contre la minière Canadian Malartic ; cette décision constitue une victoire pour les 1 400 personnes, propriétaires, locataires et résidants dont l'habitation est située à l'intérieur d'une distance de 800 m de la limite sud de la mine ; Dans sa décision, le juge Robert Dufresne autorise l'action collective qui permettrait de donner 9 000 $ par année, par personne aux gens qui ont subi les contrecoups des activités de la mine depuis le 1er août 2013. Les dommages exemplaires s'élèvent à 20 millions $. (Le Journal de Montréal, 6 mai 2017, page 61)

Malarticois cités dans La Mémoire du Québec -

Brière, Michel
Côté, Marcel
Lafrenière, Marcel
Soumis, André

  • Attraits -


Église Saint-Martin (1938).
Festival Western de Malartic ; août 2015
Musée minéralogique de l' Abitibi-Témiscamingue ; 650, rue de la Paix ; ouvert en 1972 ; 3 salles d'expositions ; historique du patrimoine minier régional, échantillons de minerais de la région, collection de minéraux du monde entier. museemalartic.ca

  • Sports -


Golf ; un parcours de 9 trous.

  • Économie -


Scierie de la compagnie Domtar.
Fabrique de bennes de camions ASDR. Ses bennes d'une capacité de 240 tonnes de minerai sont utilisées par Osisco.
La mine d'or d'Osisko ; la plus grande mine d'or à ciel ouvert au Canada ; le siège social d'Osisko est à Montréal..

  • Services -


Aéroport provincial.
Centre hospitalier Malartic (49 lits).

  • Filmographie -


Trou Story (documentaire, Office national du film, réalisation de Richard Desjardins et Robert Monderie, ONF, 2011)
L'or des autres (documentaire sur la mine d'or de Malartic, réalisation de Simon Plouffe, 2012)

  • Toponymie -


Fournière est une graphie erronnée du patronyme de Joseph Fournerie de Vezon, lieutenant de marine arrivé à Québec en 1757 avec l'artillerie sous les ordres de Desandrouin.
Malartic rappelle le souvenir de Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès, comte de Malartic, gouverneur dr L'Île-de-France (île Maurice).

  • Repères géographiques -


Sur le versant gauche du bassin du Saint-Laurent.
À environ 70 km entre Val-d'Or et Rouyn-Noranda.
Diocèse de Rouyn-Noranda.
Municipalité régionale de comté de la Vallée-de-l'Or.
Région touristique d' Abitibi-Témiscamingue.

  • Accès : Route 117.

Carte 14.

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