Montréal (municipalité de ville). Édifices publics anciens et nouveaux

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Appartements Le Château ; construit dans les années 1920 au 1321, rue Sherbrooke Ouest en face du magasin Holt & Renfrew.


Auberge Saint-Gabriel ; située sur la rue Saint-Gabriel dans le Vieux-Montréal , elle était originellement la propriété d'un riche marchand de Montréal ; un concurrent qui le trouvait malhonnête cacha un baril de poudre dans la maison du commerçant pour la faire exploser ; la petite fille du marchand etsuivait des leçons de piano dans le grenier avec son grand-père lorsque le baril de poudre sauta ; la petite-fille et son grand-père moururet dans l'incendie..

Bain Émard (1912) ; 6071 Laurendeau, quartier Ville-Émard de Montréal.style Beaux-Arts ; l'arrondissement du Sud-Ouest annonce que le bain sera fermé à la fin de 2011, le coût de sa nécessaire rénovation étant trop élevé.

Bank of Montreal-BM (1845-1847) ; ancien siège social ; 119, rue Saint-Jacques Ouest ; style néo-classique inspiré de la Commercial Bank d'Écosse, à Édimbourg et du Panthéon de Rome ; plans de John Wells et McKim ; les colonnes surmontées d'un fronton ouvragé, oeuvre du sculpteur John Steel. Premier siège social et première succursale de la Bank of Montreal-BM ; dôme du toit installé en 1903 ; remodelage du bâtiment original selon des plans de Stanford White de New York (1905).

Bank of Montreal-BM (1889) ; succursale ; 950, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Mansfield ; plans d'Andrew Thomas Taylor.

Bank of Montreal-BM (1893) ; succursale : à l'angle de la rue Lagauchetière et Côte de la Place d'Armes. D'abord construit pour la Banque de Montréal, l'édifice fut occupé par la suite par la Montreal Street Railway Company ; transformé en édifice à condominiums (appartements, bureaux, commerces) à partir de 2007 sous le vocable Projet Europa Place d'Armes.

Bank of Montreal-BM (1894-1895) ; succursale ; 1850, rue Notre-Dame Ouest, à l'angle de la rue des Seigneurs ; plans de l'architecte Andrew Arthur Taylor construite en pierres rouges dont les armateurs se servaient pour lester leurs navires partant vides de l'Europe vers le Canada ; le lest était enlevé et laissé sur le quai pour faire place à de nouvelles marchandises à destination de l'Europe. Les architectes montréalais l'achetaient pour leurs constructions..

Bank of Montreal-BM (1904) ; succursale : 1700, rue Sainte-Catherine Est, à l'angle de l'avenue Papineau ; plans d'Andrew Thomas Taylor, Morlay W. Hogle and Huntly Ward Davis.

Bank of Montreal-BM (1917) ; succursale ; 5601, rue Sherbrooke Ouest, à l'angle de l'avenue Marcil ; plans de Kenneth G. Rea.

Bank of Montreal-BM (1920) ; succursale ; 4866, rue Sainte-Catherine Est, à l'angle de la rue Saint-Clément ; plans de Kenneth G. Rea.

Bank of Montreal-BM (1928) ; succursale : 1601, rue Sherbrooke Ouest, à l'angle du chemin de la Côte-des-Neiges ; plans de Ernest I. Barott.

Bank of Ottawa (1910) ; 5185, avenue du Parc, à l'angle de l'avenue Fairmount ; aujourd'hui succursale de la Scotia Bank.

Bank of Toronto (1908) ; succursale ; 1601 Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Guy ; plans des architectes George Allen Ross et David H. MacFarlane ; aujourd'hui succursale de la TD Bank.

Bank of Toronto (1911) ; succursale ; 4240, rue Ontario Est ; plans des architectes Morley W. Hogle et Huntly Ward Davis ; aujourd'hui succursale de la TD Bank.

Banque Canadienne nationale (1906) ; succursale ; plans du service de construction de la banque ; aujourd'hui succursale de la Banque nationale du Canada.

Banque Canadienne nationale (1925) ; 1450, avenue du Mont-Royal Est, à l'angle de la rue Garnier ; plans du service de construction de la banque ; aujourd'hui succursale de la Banque nationale du Canada

Banque canadienne nationale (1927) ; succursale ; 7680, rue Saint-Hubert, à l'angle de la rue Villeray ; plans du Service de construction de la Banque canadienne nationale ; aujourd'hui succursale de la Banque nationale du Canada.

Banque de Montréal ; voir Bank of Montreal.

Banque de Hochelaga (1908) ; 2100, avenue du Mont-Royal Est, à l'angle de l'avenue De Lorimier ; plans des architectes de la Banque de Hochelaga (Banque nationale du Canada).

Banque du Peuple (1873) ; 43-59, rue Saint-Jacques Ouest ; plans de Henri-Maurice Perrault ; première banque canadienne-française fondée en 1833 par Louis-Michel Viger et Jacob De Witt ; classée monument historique en 1975 ; devenu Édifice Majestic ; endommagée par un incendie le 19 août 1979.

Banque Royale du Canada/Royal Bank of Canada (1927-1928) ; ancien siège social ; 360, rue Saint-Jacques Ouest, à l'angle de la rue Saint-Pierre et à l'angle de la rue Dollard ; plans des architectes York and Sawyer de New York et S. G. Davenport de Montréal ; portes et grilles de fenêtres en bronze par la compagnie Robert Mitchell ; décoration de la salle de réception par Adam S. Scott. En 2012, Le propriétaire décide de convertir son ancien siège social en unités de condominium et commence à les vendre sur plans. Au cours de 2013-2014, les étages sont convertis en condominiums. À la mi-mai 2014, les unités de condominium sont livrées à leurs propriétaires dans l'édifice désormais appelé Bank ; l'édifice avait été laissé vide et à l'abandon depuis un quart de siècle ; L'homme d'affaires Henri Paquin avait fait raser la succursale bancaire à l'exception de la façade historique dans le but d'en faire un hôtel ; derrière la façade, une structure de béton avait été érigée, mais le projet avait été abandionné après la mort de Paquin en 1988 asssassiné par l'explosion de son automobile dans l'arrondissement Saint-Laurent.

Bibliothèque centrale de Montréal

Bibliothèque Saint-Sulpice.

Bishop Court Apartments et sa cour intérieure (1904) ; 1463, rue Bishop ; style néogothique canadien emprunté au style Tudor anglais ; plans des architectes Charles Jewett Saxe et John Smith Archibald ; façade et cour classées monuments historiques en 1976.

Black Watch Armoury (1906) ; rue de Bleury ; plans des architectes David Finley et Samuel Spence ; inauguré le 24 mai 1906 par Lord Matthew Aylmer, inspecteur général des armées au Canada, pour loger un bataillon du 5th Royal Highlanders Regiment of Canada, un corps de milice recruté à partir de 1862 par et parmi les Écossais de Montréal et devenu le Black Watch Regiment en 1935 ; le Black Watch Regiment prend part au débarquement de Dieppe, puis à l'invasion de la Normandie (1944) ; en 1950, un incendie détruit son musée (couleurs du régiment, trophées et archives) inauguré en novembre 1949.

  • Crédits -

Montréal son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

Brasserie Molson (originale vers 1780) ; 1590, rue Notre-Dame Est.

  • Crédits -

Montréal son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

Bureau de poste central (1935) ; 715, rue Peel, bornée par les rues Saint-Antoine, de la Cathédrale et Saint-Jacques ; plans de T.W. Fuller.

Caserne Letourneux (1914-1915) ; 4300, rue Notre-Dame Est (ancienne cité de Maisonneuve); caserne de pompiers ; construite selon des plans de l'architecte Marius Dufresne qui s'est inspiré de l'église Unity Temple d'Oak Park conçue par Frank Lloyd Wright ; rénovée en 2003 par la Ville de Montréal, après avoir été cédée à la troupe de marionnettistes Théâtre sans fil ; incapable d'assumer le coût d'entretien annuel de l'immeuble, le Théâtre sans fil met le bâtiment en vente. Abandonnée en mai 2012 et non protégée par un statut officiel, la caserne risque de décrépir ou d'être démolie par l'éventuel nouveau propriétaire. En février 2013, elle n'avait été l'objet d'aucune offre d'achat.

Caserne 26 (1901) ; logé dans une partie de l'hôtel de ville de De Lorimier à l'angle des avenues Mont-Royal et et Des Érables ; la caserne a été démolie par un incendie en 1999 lorsque les pompiers appelés précipitamment pour un incendie avaient laissé une casserole d'huile à frites sur le feu de la cuisinière ; des travaux de réfections sont entrepris en 2015; le toit a été démoli, et la façade de pierres grises a été presqu'entièrement démantelée, laissant l'intérieur de l'immeuble exposé aux intempéries ; en 2018, la ville prévoit dépenser 11,3 millions pour des travaux comportant la réfection de l'enveloppe du bâtiment, la construction de la dalle du garage, le remplacement du système électro-mécanique ainsi que le réaménagement des espaces intérieurs ; à terme, le rez-de-chaussée et le premier étage seront occupés par la caserne et le 2e étage accueillera des activités culturelles ; la tour d'ascenseur est remplacée par une nouvelle tour dont l'apparence cadre mal avec le reste de l'édifice historique.

Castle Building (1926-1927) ;1187 Sainte-Catherine Ouest ; à l'angle de à l'angle nord-ouest des rues Sainte-Catherine et Stanley. Érigé sur le site de l'ancienne église de la Emmanuel Congregational Church fréquentée de 1877 à 1907 ; le temple de l'Emmanuel Congregational Church sert de Salle de concerts lyriques jusqu'en 1913. Loge la librairie Chapters juqu'à sa fermeture en 2014 ; le magasin de lingerie pour femmes Victoria's Secret y emménage en 2014. (The Gazette, 9 août 2014, page B2).

Caverhill ; (1865) ; rue McGill ; style néo-renaissance ; transformé en unités d'habitation de prestige en 2000-2001.

CIBC ; voir Imperial Bank of Canada.

Casino de Montréal ; sur l'île Notre-Dame ; aménagé en 1993 dans le pavillon de la France construit pour l'Expo 67 ; roulette, blackjack, midi-baccara et keno ainsi que 1 500 machines à sous; en opération 24 heures par jour, 7 jours par semaine depuis 1997.

CDP Capital Centre de la Caisse de dépot et placement du Québec ; 1000 Place Jean-Paul-Riopelle et 1001 Square Victoria dans le Quartier international de Montréal ; conçu par le consortium d'architectes Gauthier Daoust Lestage - Faucher Aubertin Brodeur Gauthier - Lemay et associés.

Centre de commerce mondial (centre commercial) ; inauguré à l'été 1991 ; situé dans le quadrilatère formé des rues Saint-Jacques Ouest, McGill College, Saint-Antoine et Saint-Pierre ; aménagé à l'intérieur des façades des édifices de la Merchants Bank (1870), Librairie Wilson (1880), Pianos Nordheimer (1890), Eastern Towships Bank (1910) et Crown Trust (1925) ; loge l'Hôtel Intercontinental.

Centre Eaton et le complexe Les Ailes de la mode (centre commercial) ; rue Sainte-Catherine Ouest ; propriété de la Caisse de dépôts et placements du Québec-CDPQ.

CIBC (1962) ; hauteur : 187 m.

Cinéma Loew's (1917, plans de Thomas Lamb, architecte de New York) ; rue Sainte-Catherine Ouest ; les architectes de 2001, Antonio Peres de Santa Fe (Californie) et Joly Baygin de Montréal, ont recréé l'espace intérieur en se conformant dans la mesure du possible au design original et en récupérant les éléments laissés intacts de cette salle d'abord conçue comme une salle de vaudeville de 3 000 places ; l'espace intérieur avait été modifié en 1935, puis fractionné en 5 salles distinctes en 1975 ; le Club Med qui a procédé à la rénovation du cinéma en 2001, l'a fermé quelques mois après son ouverture comme centre de jeux.

Cinéma Rialto (1923) ; 5711-5723, avenue du Parc ; la façade est inspirée de celle de l'Opéra de Paris ; plans de Raoul Gariépy ; décoration de l'intérieur par Emmanuel Briffa ; après avoir été laissé à l'abandon il rouvre à la fin des années 1990 et on y présente du cinéma de répertoire.

Club Mount-Stephen (1880-1883) ; architecture victorienne. 1440, rue Drummond, entre la rue Sainte-Catherine et et le boulevard de Maisonneuve ; style Renaissance italienne ; plans de l'architecte William Titus Thomas ; construite au coût de 600 000,00 $ (20 000 000,00 $ en dollars de l'an 2000) pour George Stephen ; décorations en acajou cubain, bois de chêne, bois de satin, bois de rose, noyer anglais, foyers sculptés en marbre et onyx italiens, vitraux importés réalisée par des équipes d'artisans spécialisés venus d'Europe ; vendue en 1888 à Robert Meighen et son épouse, Elsie Stephen, la soeur de George Stephen, qui l'habitent jusqu'en 1917.
L'immeuble est vendu en 1926, et est converti en club privé en 1927 par le Mount Stephen Club, un groupe d'hommes d'affaires désireux de la conserver ; quelques uns des très rares vitraux non religieux à Montréal ornent l'édifice ; fabriqués en Italie il y a au delà de 300 ans, ces vitraux ont été importés d'Autriche en 1883.
L'immeuble est classé monument historique en 1975.
En 2006, l'immeuble est acquis par le groupe immobilier Tidan (Jack Sofer de Westmount et Meir Yuval de Hampstead) au prix de 4 M$.
Le 17 octobre 2011, le conseil d'administration du club annonce que le 23 décembre 2011 l'établissement qui accumule déficits après déficits fermera ses ports ; le club qui a compté 600 membres dans ses meilleures années n'en compte plus que 300 en 2011 ; ce nombre n'en justifie plus l'existence ;
Le 26 septembre 2012, The Gazette révèle que le club sera transformé en hôtel de luxe tout en conservant son apparence extérieure originale ; l'hôtel sera construit à l'arrière du club qui deviendra l'entrée de l'hôtel.
Le 27 janvier 2016, The Gazette rapporte que le ministère de la Culture a intenté une poursuite contre les propriétaires pour avoir altéré l'immeuble sans autorisation (démolition de 3 cheminées, démantèlement de rampes en fer forgé et revêtement de ciment sur la pierre extérieure. La construction de l'hôtel et de son parking souterrain ayantfortement ébranlé la structure du vieux bâtiment ; les autorités de l'arrondissement Ville-Marie de la Ville de Montréal ordonnent aux propriétaires d'établir un périmètre de sécurité autour du club. Dino Bumbaru président d'Héritage Montréal, demande que des experts évaluent s'il sera nécessaire de démanteler la façade du vieil immeuble pour en stabiliser la structure et exprime son inquiétude pour l'intérieur du club.
Le 17 avril 2016, l'arrondissemtn Ville-Marie émet un permis de déconstruire la façade de l'édifice pierre par pierre afin de la reconstruire exactement comme à l'originel.

Complexe Desjardins, Tour sud ; 152 m.

Cours Le Royer : En 1644, Jeanne Mance fonde la communauté des soeurs hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche, France. Arrive en Nouvelle-France le 16 mai 1642 pour y fonder l'Hôtel-Dieu de Montréal, avec Jérôme LeRoyer de la Dauversière ; soutenue financièrement par Mme de Bullion, la construction de l'hôpital est terminée en 1645.
En 1659, au retour d'un voyage en France, elle ramène avec elle les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche pour travailler à son hôpital.
En 1659, Judith de Brésoles arrive à Ville-Marie avec deux autres compagnes ; madame de Brésoles sera la première sup.rieure de l'Hôtel-Dieu dans le quadrilatère formé par les actuelles rues Saint-Sulpice, Saint-Paul, Saint-Laurent et de Brésoles. En 1871, les soeurs déménagent leur hôpital sur ce qui deviendra l'avenue des Pins à l'angle de ce qui deviendra la rue Jeanne-Mance.
Le site original est transformé en entrepôts que les soeurs continuent de posséder. Les soeurs vendent leur ancien hôpital

Courtyard V Mariott (2013) ; hauteur : 138 m.

Dominion Bank (1909) ; succursale de la Toronto-Dominion Bank ; 3590, boulevard Saint-Laurent, à l'angle de la rue Prince-Arthur ; plans de George Allen Ross 7 David H. MacFarlane.

Dominion Bank (1927) ; succursale de la Toronto-Dominion Bank ; 1401, rue de Bleury, à l'angle de la rue Sainte-Catherine Ouest ; plans de D. Jerome Spence.

Eastern Townships Bank (1909-1910) ; ancien siège social ; 437, rue Saint-Jacques, à l'angle de la rue McGill ; plans de A. Arthur Cox and Louis-Auguste Amos ; propriété de la Scotia Bank.

Eastern Townships Bank (1910) ; succursale de la Canadian Imperial Bank of Commerce ; 1351, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Crescent ; plans de A. Arthur Cox and Louis-Auguste Amos.

École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal (anciennement Victoria School) ; plans de Francis Dunlop ; style Queen-Ann (1887) ; boulevard de Maisonneuve, près de la rue Saint-Mathieu restaurée en 2011-2012 sous la direction des architectes Affleck et de la Riva.

Édifice 1000 La Gauchetière. 1992 ; hauteur : 205 m.Propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ

Édifice 1250 René-Lévesque (1992 ; hauteur : 199 m.

Édiice 1501, McGill College (1992) ; hauteur : 158 m.

Édifice Joseph-Arthur-Godin - Hôtel Godin (1914-1915) ; 2112-2122, boulevard Saint-Laurent, à l'angle sud-ouest de la rue Sherbrooke ; plans de l'architecte Joseph-Arthur Godin ; construit sur un terrain acheté de la Banque de Montréal en 1914 par l'architecte et la firme d'ingénieurs de Jean Flahaut, Godin devient le seul propriétaire et en termine lui-même la construction ; incapable de rembourser ses créanciers, son édifice est saisi en mars 1915 et adjugé à la Banque de Montréal ; acquis par le Groupe Buena Notte (Massimo Lecas), la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Terra Nostra (Daniel Langlois) ; converti en hôtel (136 chambres) en 2004 selon des plans de Dan S. Hanganu au prix de 30 M $ ; Massimo Lecas, membre de la première équipe de gestionnaires de l'hôtel ne peut obtenir un permis de vente d'alcool à cause d'infractions commises dans d'autres de ses autres établissements licenciés. classé monument historique en 1990 ; en mai 2006, La Caisse et Daniel Langlois réussissent à se dissocier de Massimo Lecas et le permis de vente d'alcool est alors obtenu. en juillet 2007, l'hôtel est vendu pour 25 M $ à Trilogy Properties (John Evans) propriétaire de l'hôtel Opus de Vancouver qui confie la gestion à sa fille Katherine Evans et son conjoint Elio Pagliarulo ; certains fournisseurs appartenant à Pagliarulo ou à Katherine Evans chargeaient le gros prix à l'hôtel qui devient déficitaire ; en octobre 2011, l'hôtel dépose, en vertu de la Loi sur les faillites, un avis de proposition à ses créanciers en vertu de la Loi sur les Faillites ou sur les Arrangements avec les créanciers ; les créances s'élevent à près de 50 M$ ; en 2012, l'hôtel est acquis au prix de 10 M $ par le Groupe Tidan de Montréal qui le renomme Hôtel (10) pour souligner le fait qu'il est le 10e établissement du Groupe. (Source : La Presse, 04/01/2013, cahier affaires, page 5)

Édifice de la New York Life Insurance (1889) ; 511 Place-d'Armes ; premier édifice à étages multiples et premier édifice éclairé à l'électricité construit à Montréal ; granit rouge importé du Dumfriesshire, Écosse (lors de la restauration en 2003-2005, un granit de Trois-Pistoles qui avait la même couleur et le même grain que l'original a été utilisé).

Édifice Lancashire (1898) ; 244, rue Saint-Jacques Ouest ; 6 étages construits selon des plans des architectes Edward Maxwell et William Sutherland Maxwell pour la Lancashire Life Insurance Company de Londres ; acquis par le promoteur montréalais Les Projets Europa en 2011 de Jean-Pierre Houle qui le tranforment en 17 condominiums.

Édifice Sun Life (édifice à bureau, 1914-1918) ; plans des architectes Darling, Pearson et Cleveland ; la structure d'acier de l'édifice est l'oeuvre de la Dominion Bridge Company de Lachine ; depuis 2003, à 17 h, chaque jour, pendant 20 minutes, son carillon de 671 barres de métal dont le tintement est amplifié par des hauts-parleurs placés au 5e, 6e et 11e étage, résonne de toutes ses cloches en jouant des airs populaires ou classiques ; ce carillon, commandé en 1964 par la Sun Life Insurance Company comme participation à l'Expo 67, était originellement installé dans une bâtisse de verre et de bois, près de la tour du fort de l'île Sainte-Hélène et présidait à l'ouverture des portes de l'Expo avec l'air officiel «Un jour, un jour» de Stéphane Venne ; l'édifice était la plus haute bâtisse de Montréal jusqu'à l'inauguration de celui de la Banque impériale de commerce à l'angle des rues Peel et René-Lévesque en 1962 ; agrandi en 1931 ; en 2000, la Caisse de dépots et placements du Québec-CDPQ en devient propriétaire à 50 %.
NB. Le siège social de la Sun Life était originellement situé au 260-266 de la rue Notre-Dame Ouest. Il avait été construit selon des plans des architectes J. W. et E. C. Hopkins et Robert Findlay.

  • Crédits -


Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

Édifice John W. Peck (édifice à manufactures, 1903.-1904) 5505 boulevard Saint-Laurent à l'angle de Saint-Viateur. Construit pour loger John W. Peck & Company, un manufacturier de vêtements ; revêtement de briques rouges ; structure de bois sur des fondations de pierres ; sa façade est sur la rue Saint-Viateur à l'angle du boulevard Saint-Laurent. La compagnie John W. Pec, qui fabrique des vêtements, ferme ses portes en 1930. À partir des années 1980, l'édifice est loué à des artistes, puis au début des années 2000, l'immeuble rénové loge surtout des entreprises du domaine des technologies de l'information et du multimédia dont la compagnie Ubisoft devient le principal occupant au point de donner son nom à l'édifice.

Édifice Vineberg (édifice à manufactures, 1910-1911) 4040 à 4060 boulevard Saint-Laurent) ancienne manufacture de vêtements de la H. Vineberg & Co, manufacturier de vêtements de marque Preogress Brand ; construit en béton armé pour Abraham Vineberg selon des plans inspirés de l'École de Chicago. En 1913, l'édifice est vendu à Alan Judah Hart, un administrateur de la compagnie H. Vineberg & Co.. En 1950, l'édifice est vendu à la Norman Holdings Corporation et rebaptisé Berman Building ; La compagnie Norman Holdings Corp. appartenait à Joseph Berman qui y possédait quelques moulins à coudre ; transformé en copropriétés en 1987, l'édifice est peint en vert et utilisé par Espace 22, un groupe de 22 personnes impliquées dans le milieu des arts.

Engineer's Club (1860) ; 1175-1181, place du Frère-André ; style renaissance italienne ; ; construit en 1860 selon des plans de l'architecte William T. Thomas pour William Dow qui le baptise Strathearn House et qui le cède avec tous ses biens à ses 4 filles en 1868 ; fondé en 1902, l'Engineer's Club achète la Strathearn House en 1907 et l'agrandit en 1912 selon des plans de l'architecte Archibald ; classé monument historique en 1975 ; transformé en restaurant en 1979.

Entrepôt Buchanan (1845) ; 15-17, rue Duke ; construit selon des plans de l'architecte John Wells ; loge un restaurant dans la cave et des bureaux aux étages ; classé monument historique en 1980.

Gare-Hôtel Viger (gare hôtel, 1897-1898) ; sur un terrain de 5 acres situé sur le côté sud de la rue Saint-Antoine, entre les ruesBerri et Saint-Christophe, face au square Viger ; construit pour la Canadian Pacific Railway Co. selon des plans de l'architecte Bruce Price ; la gare a été exploitée jusqu'en 1912, et l'hôtel jusqu'en 1935 ; le Gouvernement fédéral l'utilisa au cours des années 1950, puis le vendit à la ville de Montréal qui transforma le tout en édifice à bureaux occupé par ses employés jusqu'en 2005 ; en mai 2006, la compagnie Viger Limited Partnership (formé de Homburg Canada Inc de Halifax, Telemedia Development 1 Inc. de Montréal et SNS Property Finance de Hoevelaken, Pays-Bas) a acheté le terrain et ce qui se trouvait dessus au prix de 9 M $ ; en juin 2007, la compagnie Viger DMC International's propose de démolir 2 des édifices adjacents à la gare hôtel, de transformer cette dernière en hôtel de 55 chambres et de construire des unités de condo hôtel et 200 résidences sur le reste du terrain le tout au coût de 350 M $.

Gare Windsor (gare hôtel, 1887-1889) ; siège social du Canadien Pacifique jusqu'en 1996 ; plans de Bruce Price ; plans de l'architecte Bruce Price ; style néo-roman ; gare ferroviaire patrimoniale ; la structure d'acier est l'oeuvre de la Dominion Bridge Company de Lachine ; en 1970, le Canadian Pacific annonce son intention de démolir la gare ; Michael Fish et le maire de Montréal, Jean Drapeau engagent alors la lutte pour la sauver du pic des démolisseurs ; en 2007, Canadian Pacific met son siège social et la gare en vente ; le 18 septembre 2008, la ministre de la Culture du Québec, Christine Saint-Pierre, envoie un avis d'intention de classer la gare parmi les sites culturel du Québec et ainsi la protéger contre la démolition au cas où le Canadian Pacific la vendrait, la soustrayant ainsi à la Loi fédérale de la protection des gares patrimoniale.

Grande bibliothèque du Québec (ouverte au public en avril 2005) ; à l'angle des rues de Berry et de Maisonneuve ; plans du consortium d'architectes Patkau (Vancouver), Croft-Pelletier (Montréal) et Menkès Schooner Dagenais (Montréal) ; construits par le Groupe Pomerleau.

  • Dimensions - superficie : 33 000 m2 sur 6 niveaux contenant un auditorium de 300 sièges, 2 studios de musique, un hall d'exposition, 4 salles de conférence, 11 salles de réunion et 400 places de stationnement intérieur ; coût total : 176 M $ dont 97,6 M $ pour la bâtisse, l'équipement et le terrain, 12,7 M $, pour l'architecture informatique, 17,2 M $ pour de nouvelles acquisitions, 14,2 M $ pour le traitement documentaire et intégration au catalogue et 35 M $ pour l'acquisition des collections de la Bibliothèque centrale de Montréal ; contient 4 millions de documents dont 400 000 livres, 1,2 million d'autres documents et 1,6 million de microformes répartis dans 2 collections : la Collection nationale (tout ce qui s'est publié au Québec et tout ce qui s'est publié sur le Québec dans le monde) et la Collection universelle de prêt et de référence (plusieurs centaines de milliers d'ouvrages, enregistrements sonores et vidéos) ; la Grande bibliothèque du Québec emploie 400 personnes dont 250 au service du public.


Great Scottish Life Insurance Building (vers 1870) ; angle de la rue Saint-Jacques et la côte de la Place-d'Armes ; plans des architectes Hopkins et Wily ; agrandissement et addition de 2 étages (1909) selon des plans des architectes Marchand et Haskell.

Habitat 67 (complexe d'habitation) ; dans la cité du Havre érigée sur une pointe de terre créée pour protéger le port de Montréal et appelée jetée Mackay ; conçu par l'architecte Moshe Safdie à l'occasion de l'Expo 67 ; ; l'un des huit bâtiments ainsi classés et protégés au Québec ; les autres sont Habitat 67 à Montréal, la Maison Ernest-Cormier à Montréal, le Cinéma Le Château, le Mausolée-des-Évêques de Trois-Rivières, l'église Saint-Marc et la chapelle de l'Oratoire de Saguenay, et la Cathédrale de Gaspé.

  • Éphémérides -


1961 Moshe Safdie conçoit un immeuble d'appartements pour son mémoire de fin d'études à l'École d'architecture de la McGill University.
1964 (Février) La Compagnie de l'Exposition universelle et internationale de 1967 accepte de réaliser un projet conçu par Moshe Safdie à partir de son mémoire de 1961 et d'en faire un pavillon thématique d'Expo 67 sur la pointe est de la Cité du Havre.
1967 Habitat 67 n'est pas encore terminé lors de l'ouverture d'Expo 67 le 27 avril. Le plan de Safdie comportait à l'origine 950 unités d'habitation réparties sur un bloc de 22 étages et sur un autre bloc de 10 étages. Dans sa version définitive, Habitat 67, propriété 148 propriétaires ou commanditaires répartis sur 12 étages compte 354 cubes en béton préfabriqués possédant chacun une superficie habitable de 58 m2 dont les murs extérieurs sont en béton apparent décapé au jet de sable.
1968-1986 La Société canadienne d'hypothèque et de logement est propriétaire et gestionnaire du complexe.
1986 Le complexe est vendu à la Société en commandite du complexe d'habitation 67 ; plusieurs résidants achètent leur unité.
2008 (16 octobre) La ministre de la Culture du Québec dépose un avis d'intention de classer l'ensemble comme bien culturel le protégeant ainsi contre toute intervention qui en modifierait sa valeur patrimoniale.
2009 (27 mars) En présence de l'architecte Safdie, la ministre de la Culture du Québec, Christine Saint-Pierre, préside la cérémonie au cours de laquelle Habitat 67 est classé patrimoine historique du Québec ; ce classement protège l'extérieur du bâtiment, mais protège également l'intérieur des appartements 1011 et 1012 qui appartiennent encore à Safdie.

Hôpital Notre-Dame ; 1560 rue Sherbrooke Est, à l'angle de l'avenue Papineau. En 2017, ses activités sont déménagées au Centre hospitalier de l'Université de Montréal sur la rue Viger ; on cherche une nouvelle vocation pour l'édifice de la rue Sherbrooke

Hôpital Saint-Luc de Montréal ; 1058, rue Saint-Denis.

Hôtel de ville de Côte-Saint-Paul ; 1604, avenue de l'Église ; plans de Dalbé Viau (1914); loge le poste d'incendie numéro 32.

Hôtel de ville de Montréal (1872-1878) ; 275, rue Notre-Dame-Est ; style Second empire ou Napoléon IIIDallaire
plans de Henri-Maurice Perrault et d'Alexander Cowper Hutchison ; incendié le 3 mars 1922, il est reconstruit en conservant son caractère original selon des plans de Louis Parant, J.-Omer Marchand, Dalbé Viau, Ernest Cormier, L. A. Amos et D. J. Spence ; la structure d'acier est l'oeuvre de la Dominion Bridge Company de Lachine.

Hôtel de ville de Saint-Louis du Mile End ; 5, avenue Laurier Est ; plans de Jules-Émile Vanier (1905) ; loge le poste 30 du Service des incendies de Montréal ainsi que le Musée des pompiers de Montréal.

Hôtel-Dieu de Montréal ;

  • Éphémérides-


Le 16 mai 1642, Jeanne Mance arrive en Nouvelle-France pour y fonder l'Hôtel-Dieu de Montréal, avec Jérôme LeRoyer de la Dauversière ; soutenue financièrement par Mme de Bullion, la construction de l'hôpital est terminée en 1645.
En 1659, au retour d'un voyage en France, Jeanne Mance ramène avec elle les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche pour oeuvrer à son Hôtel-Dieu dans ce qui est aujourd'hui les Cours Le Royer.
En 1871, l'hôpital déménage dans un nouvel édifice construit à l'angle de la rue Jeanne-Mance et de l'avenue des Pins et les soeurs construisent deux édifices pour servir d'entrepôts dans le quadrilatère formé par les rues de Brésolles, Saint-Paul et Saint-Dizier et du boulevard Saint-Laurent ; l'activité du port de Montréal est alors très importante.
En 1982, l'architecte C;aude Gagnon, avec la compagnie Cemp Investment lance un chantier qui transformera les entrepôts en condominiums.
En 1996, l'hôpital de l'avenue des Pins est acheté par le Centre hospitalier de l'Université de Montréal-CHUM.
En 2004, l'hôpital inaugure une salle d'urgence moderne dont la capacité a été doublée afin de solutionner le problème de sur-charge.
Au mois de mai 2013, l'Agence des Services sociaux et de santé de Montréal annonce que le bâtiment de l'Hôtel-Dieu à l'angle de la rue Jeanne-Mance et de l'avenue des Pins est en surplus et sera abandonné au printemps 2016 dès que le Centre hospitalier de l'Université de Montréal sera ouvert sur la rue Viger ; les résidents du Plateau Mont-Royal seront ainsi privés de salle d'urgence puisque celle du Royal Victoria Hospital sera fermée en 2015 lorsque le Centre universitaire de santé McGill prendra possession de ses nouveaux bâtiments de la cour Glenn dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.

Hôtel Queen's (1890) ; sur la rue Peel entre les rues Notre-Dame et Saint-Jacques ; abandonné vers 1978 sans chauffage et exposé aux éléments jusqu'à ce que la Ville juge le bâtiment dangereux et ordonne sa démolition en 1988.

Imperial Bank of Canada (1907-1909) ; plans des architectes Darling and Pearson ; succursale de la Canadian Imperial Bank of Commerce-CIBC jusqu'en 2010.

Kamkyl Urban Atelier ; 439-441, rue Saint-Pierre, à l'angle de la rue Saint-Sacrement ; ancien entrepôt construit en 1862-1863 selon des plans de John Atkinson ; restauré en 2003 par l'entrepreneur Daniel Giroux ; plans de Jean-René Corbeil.

Magasin La Baie (1891) Le marchand de vêtements Henry Morgan quitte le square Victoria et emménage dans son nouveau magasin situé sur la rue Sainte-Catherine Ouest à l'angle nord-est de l'Avenue Union. Le terrain était précédemment occupé par des résidences. La façade de l'édifice construit en pierres rouges importées d'Écosseselon des plans de l'architecte John Pierce Hill au coût de 400 000 $ (10 millions $ en argent de 2014) ; en 1923, une addition de 8 étages est construite sur le côté nord du de l'édifice de 1891 ; en 1967 le magasin est encore agrandi vers le nord, cette fois jusqu'au boulevard de Maisonneuve ; l'édifice portera le nom de Henry Morgan & Co jusqu'à 1972 alors qu'il adopte le nom de La Baie de son nouveau propriétaire la Hudson's Bay Company

Maison Alcan ; aménagée dans 5 bâtiments recyclés de la rue Sherbrooke Ouest : la maison Klinkhof, la maison Holland (1872), plans de William Tutin Thomas ; l'hôtel Berkeley (1928), plans de Harold B. Lawson et Harold Little, la maison Béïque (1894) et la maison de Hugh Graham, Lord Atholstan (1895, restaurée en 1980), style Renaissance française selon des plans des architectes Alexander Frances Dunlop et Heriot ; reconnue monument historique en 1974.

Maison Alphonse-Pigeon (1900) ; 4898 boulevard Gouin Est ; construite pour Alphonse Pigeon cultivateur prospère. En 1908, le tramway s'arrêtait près de cette maison à l'intersection du boulevard Gouin et de la 1ère Avenue (aujourd'hui Avenue Pigeon). En 1915, la Banque d'Hochelaga instale des bureaux dans une partie de cette maison ; en 1947, Arthur Pigeon, qui en avait hérité de son père, la vend au cordonnier L.-Osias Lussier. A été occupée par les Chevaliers de Colomb, puis, en 1965 par le Club social de Montréal-Nord. (Journal de Montréal, 1er novembre 2015, page 22)

Maison Andegrave (1741-1742) ; 5460, boulevard Gouin Est ; construite en pierres des champs par le maçon Pierre Hallé pour le cultivateur Pierre Andegrave. Sauvée de la démolitio en 1969 par le couple Drouin-Xénos qui l'a achetée,, l'a fait classer monument historique en 1970 et l'a restaurée en respectant ses attributs centenaires ; dotée d'un four à pain au sous-sol ; considérée comme l'une des plus anciennes maisons de ferme sur l'île de Montréal, elle sert toujours de résidence en 2015. (Journal de Montréal, 1er novembre 2015, page 22)

Maison Bagg (1819, 1821, 1841) ; 166, rue King ; complexe de 3 maisons mitoyennes faisant le coin des rues King et Williams ; reconnue monument historique en 1984.

Maison Beament (1815-1825) ; 177-183, rue Saint-Paul Est ; construite par les frères Pierre et Thomas Delvecchio dont la famille sera propriétaire jusqu'en 1946 ; classée monument historique en 1972.

Maison Beaudoin ; 427-437, rue Saint-Vincent ; fin du XIXe siècle ; regroupement de 4 maisons anciennes ; construites sur des terrains acquis par le shérif Edward William Gray en 1783 ; vendue en 1823 à l'aubergiste Seraphino Giraldi ; loge les bureaux des avocats Joseph Doutre, Sévère Rivard, Antoine-Aimé Dorion et George-Étienne Cartier ; reconstruites par un nommé Beaudoin après un incendie en 1968 ; classée monument historique en 1969.

Maison Bertrand (1815-1820) ; 160, rue Saint-Amable ; construite comme dépendance (écurie et hangar) de la maison La Minerve et de la maison du Patriote ; classée monument historique en 1967.

Maison Brignon dit Lapierre (1770) : 4251, boulevard Gouin Est ; construite par le cultivateur Pierre Guilbault ; acquise par donation en 1814 par Luc Brignon dit Lapierre. Acquise par la ville de Montréal en 1987 ; classée monument historique en 2007 à la demande de la Société d'histoire et de généalogie de Montréal-Nord. (Journal de Montréal, 1er novembre 2015, page 22)

Maison Corby (1882) ; 1201, rue Sherbrooke Ouest ; styles néo-Renaissance et Beaux-Arts ; plans de John James Browne ; construite pour le banquier montréalais Thomas Craig ; vendue à James N. Greenshields en 1887 ; complètement remodelée en 1900 selon des plans de l'architecte Richard A. Waite ; acquise en 1936 par Ernest Latrémouille qui la revend en 1951 à la distillerie Corby qui y établit son personnel cadre ; reconnue monument historique en 1974.

Maison Cotté (1806) ; 400-406, place Jacques-Cartier, angle Saint-Paul ; construite pour l'aubergiste Pierre Delvecchio sur un lot que lui a vendu Angéline Blondeau, veuve de Gabriel Cotté ; loge une auberge à partir de 1880 ; demeure la propriété de la famille Delvecchio ; restaurée en 1967 ; classée monument historique en 1967.

Maison de la Côte-des-Neiges ; dans le cimetière de la Côte-des-Neiges ; construite pour Henri Jarry dit Henrichon (entre 1713 et 1781) ; habitée par la famille Lacombe (1802-1907) ; la maison est démolie à l'endroit (emprise élargie du chemin de la Côte-des-Neiges) où elle était originellement construite, puis reconstruite dans le cimetière sur de nouvelles fondations en béton ; classée monument historique en 1957.

Maison des Commissaires du port de Montréal (1874-1878) ; 357c, rue de la Commune Ouest, Vieux-Montréal ; siège social de la Commission du port de Montréal jusqu'en 1972 ; style Second Empire ; plans des architectes Alexander Cowper Hutchison, John William Hopkins et Daniel Berkeley Wily ; utilisé comme lieu d'entreposage à partir de 1972, il est acquis par la compagnie Terra Incognita de Daniel Langlois en 1996 ; ce dernier la fait restaurer dans sa forme originelle par les architectes Fournier Gersovitz Moss. Loge un club privé.

Maison du gouverneur de la prison du Pied-du-Courant (1895) ; la prison ayant cessé d'être utilisée en 1912, la maison demeure vacante jusqu'en 1921, date d'arrivée de la Commission des liqueurs; restaurée en 1992 par la Société des alcools du Québec.

Maison du Patriote (1814) ; 169, rue Saint-Paul Est ; construite pour Perrine Cherrier, veuve de Denis Viger sur le même lot que la Maison La Minerve ; Alexis Dubord y exploite une fabrique et un magasin de tabac et y installe en guise d'enseigne une statue en bois d'un Québécois vêtu de la tuque, du capot traditionnel et chaussé de souliers de boeuf représentant un Patriote ; restauré en 1966-1967 ; classée monument historique en 1965.

Maison du Pressoir (vers 1807) ; 10865, rue du Pressoir ; construite sur un terrain concédé par les sulpiciens à Didier Joubert en 1806 ; acquise par la ville de Montréal en 1965 et 1973, elle est restaurée par la Communauté urbaine de Montréal-CUM qui en fait un centre culturel ; classée monument historique en 1978.

Maison Ernest-Cormier (1930-1931) ; 1418, avenue des Pins Ouest ; style Art déco ; plans du mobilier et de la maison oeuvres de Ernest Cormier ; achetée et habitée par Pierre Elliott Trudeau jusqu'à son décès en 2000 ; classée monument historique et patrimoine moderne en 1974 ; l'un des huit bâtiments ainsi classés et protégés au Québec ; les autres sont Habitat 67, la Maison Ernest-Cormier à Montréal, le Cinéma Le Château, le Mausolée-des-Év^êques de Trois-Rivières, l'église Saint-Marc et la chapelle de l'Oratoire de Saguenay et la Cathédrale de Gaspé.

Maison Hertel (1830-1840) ; 151, rue Saint-Paul Ouest ; construit par la famille de Daniel Hertel.

Maison Hurtubise (1739) construite en pierres des champspour la famille Hurtubise sur la rue Saint-Antoine à l'angle de l'avenue Victoria de Westmount ; personne ne l'habite à partir de 1955, année du décès du dernier occupant, Léopold Hurtubise ; ses héritiers ont reçu une offre d'achat de la maison ancestrale par un promoteur qui souhaitait la démolir et construire des maisons modernes sur l'emplacement et le terrain environnant ; Alice Lightball.

Maison James-Monk (1803) ; 4245, boulevard Décarie ; style néo-palladien ; construite pour James Monk ; au décès de James Monk (1826), la maison passe à sa nièce, Anne Aubry ; en 1844, la maison est louée au Gouvernement qui y fait des transformations majeures et y ajoute des ailes latérales (plans de George Browne) pour y loger le Gouverneur général jusqu'en 1849 ; en 1854, un neveu de James Monk vend la propriété à la Congrégation de Notre-Dame qui y développe un complexe scolaire qui prendra le nom de Villa Maria ;

Maison Joseph-Aldéric-Raymond (1930) ; 1507, avenue Docteur-Penfield ; plans de Francis et Robert Findlay ; classée monument historique en 1975.

Maison La Minerve (1772 et 1800) ; 163 rue Saint-Paul Est ; habitée par Denis Viger jusqu'à 1800, puis par son fils Denis-Benjamin Viger qui la loue à des commerçants successifs dont, de 1830 à 1838, à Ludger Duvernay qui y fonde le journal La Minerve avec Augustin-Norbert Morin ; dotée d'une devanture commerciale vers 1838 lorsque le rez-de-chaussée est loué au quincailler William Leste ; détruite par un incendie en 1966, puis reconstruite à partir de ses murs restés debout ; restaurée en 1982 par la maison d'édition Flammarion ; transformée en édifice à bureaux en 1986 ; classée monument historique en 1967.

Maison Louis-Fréchette (vers 1880) ; angle des rues Sherbrooke Est et Sanguinet ; style Second Empire ; habitée par Louis Fréchette de 1892 à 1908 avec son épouse, Emma Beaudry qui avait hérité de la maison ; vendue en 1946 ; achetée en 1955 par la Compagnie des pieuses disciples du divin Maître, elle devient le Centre d'apostolat liturgique en 1966 ; reconnue monument historique en 1976, elle est abandonnée en 1991.

Maison Louis-Joseph-Papineau

Éphémérides

1692 concession d'un terrain à Pierre Héneaux dit Deschamps qui y aurait construit une maison en bois sau 440 de ce qui est aujourd'hui la rue Bonsecours.
1692-1779 Le terrain et la maison appartiennent successivement à Jean Dablay dit Larose et à Joseph Papineau dit Montigny.
1779 Acquisition du terrain par le colonel John Campbell, commissaire responsable des Indiens dans le district de Montréal.
1785 (10 février) Campbell fait construire une maison à 2 étages en pierres par le maître maçon Jean-Baptiste Cérat dit oquillard.
1796 Au décès de John Campbell, la propriété passe à sa veuve Marie-Anne Lacorne.
1809 (18 février) La famille Papineau acquiert la propriété de Marie-Anne Lacorne.
1814 Louis-joseph Papineau devient propriétaire de la maison et du terrain
1830 La maison est louée au docteur Pierre Beaubien.
1831 À la fin du bail de Beaubien, Louis-Joseph Papineau entreprend de rénover la maison, qu'il décide d'occuper
1837 Louis-Joseph Papineau s'exile aux USA.
1839, Papineau continue son exil, mais en France.
1842, la maison est louée à Alexander Courtney qui transforme la maison en hôtel
appelé Hôtel Exchange.
1844 l'hôtel Exchange est louée à un dénommé Hart et est rebaptisé Hôtel Arcade.
1845 Papineau revient au Canada.
1846 Louis-Joseph Papineau occupe de nouveau la maison
1850 Louis-Joseph Papineau quitte la maison et s'installe dans son domaine de Montebello dans sa seigneurie de la Petite-Nation.
1854 La maison est louée à Me J.D. Lacroix qui la reconvertit de nouveau en hôtel sous le nom de Empire saloon1864 La maison sert de quartier général au 63rd rRegiment des Scots Guards
1867 La maison redevient hôtel sous le nom de Hôtel Empire, puis Hôtel Rivard
1871 la maison passe à Louis-Joseph-Amédée Papineau, puis à la veuve de ce dernier, Marie-Julie Aurélie
1919 La succession Papineau se défait de la maison qui est occupée par le poissonnier Jolicoeur qui y fait affaire sous la raison sociale D. Hatton Co qui la cède à un certain McLean
1982 McLean vend la maison à Parcs Canada, mais obtient d'y demeurer jusqu'à sa mort.

Maison Nolin (1863-1864) ; 416-420, rue Bonsecours ; style néo-renaissance italienne ; construite pour Jane Tate ; classée monument historique en 1964.

Maison Notman (1845) ; 51, rue Sherbrooke Ouest ; style néo-classique ; plans de John Wells ; construite pour William Collis Meredith sur le lieu-dit Côte-à-Baron ; achetée en 1876 par le photographe William Notman qui l'habite jusqu'à sa mort en 1891 ; achetée par George Drummond qui la cède aux religieuses de l'Anglican Order of St. Margaret et y ajoute à l'arrière l'hôpital St. Margaret for the Incurable en 1894 construit selon des plans de l'architecte Andrew Taylor ; classée monument historique en 1979.

Maison Shaughnessy ; voir Montréal (ancienne municipalité). Musées. Rubrique Centre canadien d'architecture.

Maison Sir George-Étienne Cartier ; lieu historique national Sir-George-Étienne-Cartier ; 458, rue Notre-Dame Est, Vieux-Montréal ; la maison a été construite en 1837 pour M. Ross qui la céda à sa mère, Jane Davidson enn 1839 ; Monsieur Cartier l'a habitée avec sa famille de 1848 à 1871 ; en 1855, Cartier loue la maison à Henry O. Andrew ; en 1871, la maison est convertie en hôtel particulier ; en 1872, après sa défaite électorale, souffrant d'une néphrite, Cartier part à Londres rejoindre son épouse et ses deux filles qui l'avaient laissé à sa maîtresse, Luce Cuvellier. Le docteur A.-G. Ricard occupe alors la maison à titre de locataire.De 1881 à 1884, la maison est louée au ministère de la Milice ; en 1884, elle prend le nom de Grand Pacific Hotel ; en 1893, la Ville de Montréal exproprie une partie de la maison pour faire place à l'aménagement de ce qu'on appela le tunnel de la rue de Berri qui passe sous la rue Notre-Dame ; à cette occasion, la façade a été amputée de 10 pieds (3, 048 m). En 1901, le Grand Pacific Hotel devient l'Hôtel Dalhousie, puis l'Hôtel royal en 1939 ; la maison est transformée en maison de pension en 1910 ; en 1985, elle est ouverte au public ; une partie de la maison raconte la carrière de l'homme politique et une autre partie rassemble une importante collection de meubles de l'époque victorienne.

  • Crédits -

Montréal son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

Maison Viger (1815-1820) ; 160, rue Saint-Amable ; construite comme dépendance (écurie et hangar) de la maison de Pierre Delvecchio ; classée monument historique en 1966.

Marché Atwater (1933) ; style Art-Déco ; plans de Ludger et Paul Lemieux ; ouvert le 15 avril 1933 ; en 1939, l'armée canadienne en fait un dépot de nourriture et un centre de recrutement ; en 1968, le maire Jean Drapeau annonce sa fermeture mais revient rapidement sur cette décision à cause des pressions de la population de Pointe-Saint-Charles ; en 1971, la vente d'animaux vivants, de produits laitiers venant directement des fermes est prohibée sur le site du marché ; en 1980, l'auditorium du troisième plancher est transformé en gymnase ; le 7 décembre 2002, un incendie détruit le gymnase, mais les magasins des autres planchers sont épargnés du sinistre.

Marché Bonsecours (1845-1852) ; Vieux-Montréal ; l'édifice, dont la construction commence en 1845 sera inauguré officiellement le 1 janvier 1847 par le maire James Ferrier et le gouverneur Elgin ; les travaux de construction ne seront cependant terminés qu'en 1852 ; plans des architectes William Footner et George Browne ; la moitié ouest de l'étage supérieur a été utilisée comme hôtel de ville de Montréal de 1852 à 1878 ; la moitié est de l'étage supérieur a été utilisé comme salle d'assemblées publiques, salle de théâtre, salle de banquets et salle de bal ; le poste central de police était situé au rez-de-chaussée ouest ; en 1849, lors de l'incendie du parlement logé dans l'ancien marché Sainte-Anne (Place d'Youville), le gouvernement du Canada-Uni y trouva un refuge temporaire ; son dôme a été remplacé en 1976 à la suite d'un incendie.

Marché Saint-Jacques (inauguré le 11 février 1931 remplacement de celui qui avait été construit en 1872 sur un terrain acheté l'année précédente par la Ville de Montréal à l'angle des rues Amherst et Ontario) ; 1125 rue Ontario Est ; 3 étages style art-déco modifié ; plans des architectes Zotique Trudel et Joseph A. Karsch construit en vertu du programme fédéral aux chomeurs au cours des premières années de la Grande Dépression.

Maxwell Cummings Building (vers 1870) ; 43-51, rue Saint-Jacques, à côté de la Banque du Peuple.

Merchant's Bank of Canada (vers 1870) ; 355, rue Saint-Jacques Ouest, à l'angle de la rue Saint-Pierre ; plans des architectes Hopkins and Wily ; fait partie du Centre de commerce mondial.

Merchant's Bank of Canada (1899) ; succursale de la Bank of Montreal ; 5060, boulevard Saint-Laurent, à l'angle de l'avenue Laurier Ouest.

Merchant's Bank of Canada (1921) ; succursale de la Bank of Montreal ; 1205, rue Sainte-Catherine Ouest ; plans du Real Estate Department de la banque ; endommagée par un incendie en 1977.

Merchant's Bank of Halifax (1895) ; ancienne succursale de la Royal Bank ; 1870, rue Notre-Dame Ouest ; plans de Edward Maxwell.

Bank of Montreal-BM (1866) ; ancien siège social ; propriété de la Bank of Montreal ; 288, rue Saint-Jacques, à l'angle de la rue Saint-Pierre ; plans de George Brown et John James Browne.

Molson's Bank (1905) ; succursale de la Bank of Montreal-BM ; 5001, rue Notre-Dame Ouest, à l'angle de la rue Saint-Rémi.

Molson's Bank (1911) ; succursale de la Bank of Montreal-BM ; 4250, rue Ontario Est à l'angle de l'avenue de LaSalle ; plans de Howard C. Stone.

Molson's Bank (1911) ; succursale de la Bank of Montreal-BM ; 2001, boulevard Saint-Laurent, à l'angle de la rue Ontario.

Montreal Stock Exchange (1903) ; 457, rue Saint-François-Xavier ; plans de Georges B. Post de New York et Adward Maxwell et W. B. Maxwell.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1870) ; 262-266, rue Saint-Jacques à l'angle de la rue Saint-Jean ; plans de Michel Laurent.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1900) ; 1100, rue de Condé, à l'angle de la rue Centre ; plans de Alphonse Raza.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1906) ; 1551, rue Ontario Est ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1919) ; 400, rue Beaubien Est, à l'angle de la rue Saint-Denis ; plans de Walter Warren.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1920) ; 936, rue Sainte-Catherine Est, à l'angle de la rue Saint-Timothée ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1921) ; 2400, rue Sainte-Catherine Est, à l'angle de la rue Dufresne ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1922) ; 4080, rue Saint-Jacques, place Saint-Henri ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1924) ; 1420, rue Notre-Dame Ouest, à l'angle de la rue de Versailles ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1930) ; 2937, rue Masson, à l'angle de la 7e Avenue ; plans de A.-D. Gascon et Louis Parant.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1931) ; 4190, rue Saint-Denis, à l'angle de la rue Rachel ; plans de Alfred-Hector Lapierre.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1933) ; 4467, boulevard Saint-Laurent ; plans de Frederick Dumfries ; agrandie en 1945 selon des plans de Jean-Julien Perreault.

Montreal City and District Savings Bank - Banque Laurentienne du Canada-BLC (1933) ; 777, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue McGill College ; plans de Alfred-Hector Lapierre et Frederick Dumfries.

Monument national (1892-1893) ; 1166-1182, boulevard Saint-Laurent ; style Renaissance ; plans des architectes Henri-Maurice Perrault, Albert Mesnard et Joseph Venne ; construit pour la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal alors présidée par Laurent-Olivier David ; logeait l'École des arts et métiers ; occupé par l'École nationale de théâtre depuis 1971 ; classé monument historique en 1976.

Mount Royal Club ; 1175, rue Sherbrooke Ouest ; fondé en 1899 par un groupe d'hommes d'affaires anglophones (Donald Alexander Smith, baron Strathcona and Mount Royal, George Alexander Drummond, Richard Bladworth Angus, Hugh Montagu Allan, Louis-Joseph Forget) qui veulent se détacher du St. James Club qui accepte des gens de toute souche ; après 3 incendies successifs (1902, 1903 et 1904) la maison, originellement construite pour John Abbott, est reconstruite selon des plans de l'architecte américain Stanford White ; classé monument historique en 1975.

Mount-Stephen Club (1880-1883) ; architecture victorienne. 1440, rue Drummond, entre la rue Sainte-Catherine et et le boulevard de Maisonneuve ; style Renaissance italienne ; plans de l'architecte William Titus Thomas ; construite au coût de 600 000,00 $ (20 000 000,00 $ en dollars de l'an 2000) pour George Stephen ; décorations en acajou cubain, bois de chêne, bois de satin, bois de rose, noyer anglais, foyers sculptés en marbre et onyx italiens, vitraux importés réalisée par des équipes d'artisans spécialisés venus d'Europe ; vendue en 1888 à Robert Meighen et son épouse, Elsie Stephen, la soeur de George Stephen, qui l'habitent jusqu'en 1917.
L'immeuble est vendu en 1926, et est converti en club privé en 1927 par le Mount Stephen Club, un groupe d'hommes d'affaires désireux de la conserver ; quelques uns des très rares vitraux non religieux à Montréal ornent l'édifice ; fabriqués en Italie il y a au delà de 300 ans, ces vitraux ont été importés d'Autriche en 1883.
L'immeuble est classé monument historique en 1975.
En 2006, l'immeuble est acquis par le groupe immobilier Tidan (Jack Sofer de Westmount et Meir Yuval de Hampstead) au prix de 4 M$.
Le 17 octobre 2011, le conseil d'administration du club annonce que le 23 décembre 2011 l'établissement qui accumule déficits après déficits fermera ses ports ; le club qui a compté 600 membres dans ses meilleures années n'en compte plus que 300 en 2011 ; ce nombre n'en justifie plus l'existence ;
Le 26 septembre 2012, The Gazette révèle que le club sera transformé en hôtel de luxe tout en conservant son apparence extérieure originale ; l'hôtel sera construit à l'arrière du club qui deviendra l'entrée de l'hôtel.
Le 27 janvier 2016, The Gazette rapporte que le ministère de la Culture a intenté une poursuite contre les propriétaires pour avoir altéré l'immeuble sans autorisation (démolition de 3 cheminées, démantèlement de rampes en fer forgé et revêtement de ciment sur la pierre extérieure. La construction de l'hôtel et de son parking souterrain ayantfortement ébranlé la structure du vieux bâtiment ; les autorités de l'arrondissement Ville-Marie de la Ville de Montréal ordonnent aux propriétaires d'établir un périmètre de sécurité autour du club. Dino Bumbaru président d'Héritage Montréal, demande que des experts évaluent s'il sera nécessaire de démanteler la façade du vieil immeuble pour en stabiliser la structure et exprime son inquiétude pour l'intérieur du club.
Le 17 avril 2016, l'arrondissemtn Ville-Marie émet un permis de déconstruire la façade de l'édifice pierre par pierre afin de la reconstruire exactement comme à l'originel.

Old Brewery Mission (1889) ; 7, rue Saint-Antoine Ouest à l'angle nord-ouest du boulevard Saint-Laurent ; son apparence extérieure d'origine lui est redonné en 2005 alors que son intérieur est transformé en maison de chambres pour sans-abri en transition.

Palais de justice (1851-1857) ; style classique-antique ; plans de John Ostell (grand hall d'entrée au parquet de marbre encadré d'un double escalier d'honneur avec une balustrade ornée des armoiries royales britanniques; vastes salles d'audience lambrissées de panneaux en noyer, bibliothèque des avocats logée dans la coupole) ; construit sur un terrain confisqué aux jésuites en 1773 où un premier palais de justice avait été construit en 1800 ; inauguré par George-Étienne Cartier * qui était alors procureur général du Canada-Est ; ce premier édifice a été endommagé par un incendie en 1844, et a dû être démoli et remplacé ; agrandi, rehaussé d'un étage et doté d'un dôme en 1890 selon des plans de Maurice Perrault fils ; Louis-Hippolyte LaFontaine y siégea comme juge en chef de la Cour d'appel de 1853 à 1864. Agrandi en 1894. Reconnu monument historique en 1976.

Palais de justice annexe (1922-1926) ; rue Notre-Dame Est, Vieux-Montréal ; style beaux-arts ; plans d'Ernest Cormier ; utilisé comme cour criminelle de 1926 à 1971 ; c'est le plus ancien palais de justice lorsque le palais de justice moderne situé presqu'en face est inauguré en 1971, le Conservatoire de musique et d'art dramatique prend possession de l'ancien Palais de justice ; en 2003, d'importants travaux de rénovation sont entrepris pour que l'édifice devienne le siège de la Cour d'appel du Québec. En 1971, lorsque les cours emménagent dans le nouvel édifice à l'angle de la rue Notre-Dame et du boulevard Saint-Laurent, l'édifice est vendu à la ville de Montréal pour la somme symbolique de un dollar. La ville y loge le Comité organisateur des Jeux olympiques en 1974, puis l'abandonne en 2006. Reconnu monument historique en 1976. En 2015, le sénateur Serge Joyal et l'architecte Phyllis Lambert propose que le Gouvernement fédéral le transforme pour y loger plusieurs cours de justice sous sa responsabilité (Cour fédérale,de première intance, Cour fédérale d'appel, Cour de l'Impôt, Cour d'appel de l'Amirauté et plusieurs tribunaux administratifs)
(Le Devoir, 18 janvier 2015, page B5)

Palais de justice (1971) ; à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Notre-Dame Est ; 30 étages.

Palais des congrès ; 201, avenue Viger Ouest ; plans de Victor Prus et associés ; construit au-dessus de l'autoroute Ville-Marie ; comprend 32 salles d'une capacité totale de 10 000 congressistes, dont l'une peut en accueillir 6 000 en même temps. Agrandi et réaménagé en 2001-2003 sous la direction de l'architecte Mario Saia.

Place Bonaventure ; rue Lagauchetière ; Eva Vecsei de la firme d'architectes Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold & Size est chargée du projet.

Place des Arts ; Voir Montréal (municipalité). Cinémas et théâtres.

Place Ville-Marie ; 1962) ; hauteur : 188 m. Inaugurée en 1962; plans de I.M. Pei, Affleck et associés ; comprend 5 toursle premier jalon de la ville souterraine de Montréal, elle communique, au sud, avec l'hôtel Reine-Élisabeth, la Gare centrale, la Place Bonaventure et le métro Bonaventure, et, au nord, avec le Centre Eaton et la station de métro McGill ; ensemble d'édifices abritant des commerces et des bureaux ; construit entre 1958 et 1962 par la Foundation Co. selon des plans de l'architecte américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei ; comprend entre autres un édifice cruciforme haut de 188 m, une grande plaza, des stationnements et des galeries commerciales intérieures ; pour réaliser le projet, il a fallu tout ériger au dessus des rails conduisant à la gare centrale du Canadien National ; avant la construction de ce complexe immobilier, ce qui est aujourd'hui le boulevard René-Lévesque jouxtait un trou profond de 15,25 m dans lequel aboutit toujours le tunnel du mont Royal ; Pei est l'architecte qui, plus tard, concevra la pyramide de verre du Musée du Louvre à Paris. En 2013, la compagnie Ivanhoe Corporation, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ, la compagnie Alberta Investment Management Corp-AIMCO qui gère des fonds de pension albertains met en vente sa participation à la propriété du complexe qu'elle partage (50%/50%) avec Ivanhoe Cambridge, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ ; celle-ci possède un droit de premier refus sur la part de AIMCO ; ce droit signifie que la Caisse peut acquérir la part d'AIMCO au prix offert par le plus haut soumissionnaire ; en août 2013, la Caisse acquiert la part d'AIMCO et devient l'unique propriétaire de la Place.

La Place Vile-Marie, c'est

5 tours, 150 locataires,
10 000 travailleurs,
52 ascenseurs
22 escaliers mécaniques
95 370 ampoules DEL
13 054 fenêtres
1013 marches à monter pour arriver au sommet de la tour cruciforme du 1. Place-Ville-Marie

(source : Cahier Affaires de la Presse du 15 août 2013, page 3)

Planétarium Rio Tinto ; inauguré le 4 avril 2013 ; construit au coût de 48 M $ dans le parc olympique, entre le Centre Pierre-de-Coubertin et le Biodôme ; on peut y voir 260 000 étoiles dont seulement 15 000 sontvisibles à l'oeil nu ; c'est pourquoi il est recommandé aux visiteurs d'apporter des jumelles ; les visiteurs bénéficient d'une exposition interactive qui permet aux visiteurs de piloter un vaisseau spatial et une sonde motorisée sur Mars ; on y trouve une section sur la vie sur terre, une section sur la recherche de la vie ailleurs dans l'univers, dans et au-delà du système solaire, une section sur la vie intelligente et une section sur les météorites.

Quartier chinois ; traversé par la rue La Gauchetière et la rue Saint-Laurent ; les premiers immigrants chinois s'y établissent en 1860 ; la rue Lagauchetière est réservée aux piétons dans ce quartier.

Quartier de la fourrure ; quadrilatère borné par les rues de Bleury à l'est, Sainte-Catherine Ouest, au sud, City Councillors, à l'ouest et le boulevard de Maisonneuve, au nord ; 85% de la production canadienne de manteaux de fourrure est confectionnée dans ce quartier.

Rialto : théâtre et cinéma (1923-1924); 5711, avenue du Parc, près de la rue Bernard ; plans de l'architecte Joseph-Raoul Gariépy inspirés de ceux de l'Opéra de Paris, décoration intérieure par l'artiste Emmanuel Briffa, 1924) ; d'abord salle de cinéma, elle devient en 2002 la maison de la troupe de danse La La Human Steps d'Édouard Lock ; acquis vers 1982 par Elias Kalogeras qui tente de le revitaliser en en faisant un un steak house et qui choque les conservateurs du patrimoine architectural de Montréal en tentant d'en changer l'aspect extérieur ; revendu en avril 2010 à Ezio Carosielli et Luisa Sessano qui reconfigurent l'intérieur en installant 425 sièges au balcon et en réaménageant le parquet en cabaret avec tables et chaises ; réfection de la maçonnerie, nettoyage de la façade et renouvellement de la fenestration (2014-2015).

Royal Bank (1901) ; succursale ; 4182, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de l'avenue Greene à Westmount ; style Néoclassique ; plans de Edward Maxwell ; dans les années 1930, l'édifice est vendu à un marchand de marchandises sèches, mais redevient une succursale bancaire pendant les années 1950 ; transformé en 2008 en magasin d'antiquités par Henrietta Anthony.

Royal Bank (1907) ; ancien siège social ; 221, rue Saint-Jacques Ouest adjacent à l'immeuble de Fiducie Prêts et Revenus ; plans de Howard C. Stone. Voir Royal Bank of Canada RBC.

Royal Bank (1909) ; succursale ; 351, avenue Laurier Ouest, à l'angle de l'avenue du Parc ; plans de Kenneth G. Rea.

Royal Bank (1910) ; succursale ; 1801, avenue du Mont-Royal Est à l'angle de l'avenue Papineau ; plans de Kenneth G. Rea.

Royal Bank (1920) ; succursale ; 5801, avenue du Parc, à l'angle de la rue Bernard ; plans de S. G. Davenport.

Royal Bank (1925) ; succursale ; 6051, rue Sherbrooke Ouest ; plans de Farold E. Shorey 7 S. Douglas Ritchie.


Stade Percival-Molson ; stade de 7 676 places construit pour l'Université McGill à partir de 1914 grâce à un don de 100 000 $ de la famille Molson en l'honneur de Percival Molson, arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de John Molson, tué au cours de la Première Guerre mondiale - 1914-1918 ; inauguré le 19 octobre 1919 ; restauré en 2003, sa capacité est alors augmentée à 20 202 sièges en 2009, la ville de Montréal annonce que la capacité du stade sera portée à 25 000 pour la saison 2010 par un investissement de 29 355 $ partagé entre le Gouvernement du Québec (19,331 M $), la ville de Montréal (4 M $) et l'équipe des Alouettes (6 M $).

Stade olympique. Voir Montréal (ancienne municipalité). Parcs, places et squares.

Saint-Dominique, Le (1894) ; la façade est sur la rue Saint-Dominique,mais le bâtiment couvre le terrain jusqu'au boulevard Saint-Laurent. En 2013, un complexe de condominiums est aménagé par la compagnie DevMcGill présidée par Stéphane Côté qui se fait un devoir de préserver le bâtiment de 1894.

Saint-Régis (1895) ; 275, rue Saint-Jacques à l'angle de la rue Saint-Pierre ; style néo-romain d'inspiration beaux-arts ; plans de Richard A. Waite ; premier gratte-ciel à ossature métallique de Montréal ; ancien siège social de la compagnie d'assurances Canada Life ; façade de grès bleu acheté en 2000 par la Fiducie Remdev qui le transforme en édifice de condominiums de grand luxe ; les cadrages des fenêtres, les boiseries, les mosaïques des planchers et le marbre ont été rénovés ; le hall d'entrée, la cage d'ascenseur en fer forgé de style victorien, la rampe d'escalier, les moulures et la chute à courrier en bronze sont d'origine ; classé monument historique.

Théâtre Séville (1929) ; 1 150 sièges ; Rue Sainte-Catherine Ouest abandonné en 1985. déclaré bâtiment historique par la Ville de Montréal en 1990

Théâtre Symphonia (salle de 730 places) situé à l'angle des rues Sherbrooke et Mansfield dans le Centre Mont-Royal (ancien siège social de l'Organisation de l'aviation civile internationale-OACI) ; ouvert au public le 18 mai 2013.

Tour *Altitude : à l'angle des rues University et Cathcart ; 33 étages de condominiums (commerces et restaurants au rez-de-Chaussée).

Tour Altoria ; 35 étages ; hauteur 130 m. Angle des rues Beaver Hall et Viger.

Tour Babylone ; 2 édifices de 25 étages et 37 étages (120 m) reliés par des jardins suspendus au 12e et qu 26e étages ; 331 appartements au 1500 René-Lévesque Ouest.

Tour de Bleury (2013-2015) ; propriété de la compagnie immobilière Cadillac-Fairview ; 12 étages sur la rue de Bleury, à côté de la Tour Jeanne-Mance sur le terrain de l'ancienne salle de spactacles Spectrum démolie en 2008 par le promoteur Sidev.

Tour de la Bourse (1963) ; hauteur : 190 m.

Tour de l'Avenue ; situé au 1275 Avenue des Canadiens de Montréal ; hauteur 175 m. .

Tour de l'Icône ; deux tours situées au 1221 rue de La Montagne ; à l'angle nord de René-Lévesque.

Tour De Loitte ; entre le Centre Bell et la gare Windsor. 133 m. 22 étages. Son locataire Deloitte est un cabinet de services professionnels auparavant logé à la Place Ville-Marie. Design de la firme new Yorkaise Kohn Pedersen Fox Associates à qui l'on doit le 1250 René-Lévesque au début des années 1990 assisté de la firme torontoise B + H Architects et de la firme montréalaise Lemay et Associés.

Tour des Canadiens ; Angle de La Montagne et avenue des Canadiens de Montréal ; hauteur 167 m.

Tour Jeanne-Mance (2013-2014) ; propriété de la compagnie immobilière Cadillac-Fairview ; 28 étages ; sur la rue Jeanne-Mance entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard René-Lévesque.

Tour du Qds (répartie en deux immeubles : la Tour Jeanne-Mance et la tour de Bleury) ; située à l'angle de la rue de Bleury et de la rue Sainte-Catherine Ouest

Tour Rocabella ; 1300 boulevard René-Lévesque Ouest ; hauteur 154 m.

Tour Wellington ; située près du pont Wellington, au bord du Canal de Lachine au bout de la rue Smith près de la rue Peel, entre 1940 et 2000, elle logeait les appareils de contrôle de circulation des trains en direction ou en provenance de la Gare centrale ; en 2013 ; de cette tour, un pont de chemin de fer était également opéré ; le panneau de contrôle original est exposé au Musée canadien du Chemin de fer à Saint-Constant.

Tour YUL ; Deux édifices de 38 étages ; 404 logements

United Services Club ; 1195, rue Sherbrooke Ouest ; plans de Maurice Perrault ; construit en 1883 pour le sénateur Louis-Joseph Forget ; rénovation de l'intérieur en 1902-1903 selon des plans des frères Edward Maxwell et William Maxwell ; acquise vers 1925 par le United Services Club, une association privée d'anciens officiers de l'armée ayant servi au cours de la Première Guerre mondiale - 1914-1918. achetée par la fondation Macdonald-Stewart en 1975 ; reconnu monument historique en 1974.

Unity Building (1912-1913) ; édifice industriel situé à l'angle des rues La Gauchetière Ouest et Saint-Alexandre ; plans de David Jerome Spence ; recyclé en immeuble résidentiel en 2003.

University Club ; 2047, rue Mansfield (1912) ; plans de l'architecte Percy Erskine Nobbs ; club social fondé par laMcGill University en 1906 pour ses diplômés ; classé monument historique en 1986.


  • Crédits -


Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

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