Nadeau-Dubois (Gabriel)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Porte-paroles étudiant né en 1991 (31 mai 1991).

Membre de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante-CLASSÉ.
Études au Collège Regina Assumpta, au Cégep Bois-de-Boulogne, à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM (histoire) et à l'Université de Montréal-UdeM (philosophie).
Il est l'un des trois porte parole des étudiants au cours de la longue contestation de l'augmentation des droits de scolarité universitaires en 2012. Les deux autres sont Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin.
La Coalition Large de l'Associations pour une Solidarité Syndicale Étudiante-CLASSE regroupe 65 associations d'étudiants représentant 100 907 étudiants de cégeps ou de facultés universitaires du Québec.
Le 9 août 2012, Nadeau-Dubois annonce sa démisssion de son poste de porte-parole.
Le 27 septembre 2012, Gabriel Nadeau-Dubois comparaît sous l'accusation d'outrage au tribunal pour avoir dit sur les ondes de Radio-Canada «Je crois qu'il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d'aller en grève. C'est tout à fait regrettable qu'il y ait une minorité d'étudiants et d'étudiantes qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise. On trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève. Et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c'est un moyen tout à fait légitime. On a raison de ne pas se laisser impressionner par les injonctions d'un petit con qui a perdu son débat en assemblée générale.» Il parlait alors des effets de l'injonction obtenue de la Cour supérieure à la demande d'un étudiant, M. Jean-François Morasse qui avait voulu assister à ses cours et qui en avait été empêché par les piqueteurs. À la suite de la plainte portée par M. Morasse, Gabriel Nadeau-Dubois est reconnu coupable d'outrage au tribunal le 1er novembre 2012 par le juge Denis Jacques de la Cour supérieure du Québec à Québec. Monsieur Nadeau-Dubois demande à la Cour d'appel du Québec de lui accorder la permission d'en appeler du jugement du juge Jacques ; il demande à la population de l'aider à défrayer le coût des services d'avocat dont il a besoin. Le 5 novembre 2012, il avait reçu 58 000 $ pour assurer sa défense et la CSN lui avait accordé son appui.
Le 4 novembre 2012, une majorité des associations qui la formaient décident de saborder la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante-CLASSÉ.
Le 5 décembre 2012, le juge Denis Jacques condamne Nadeau-Dubois à 120 heures de travaux communautaires. Nadeau-Dubois porte sa cause en appel (Le Devoir, 6 décembre 2012).
La CSN-construction embauche Nadeau-Dubois par contrat pour écrire l'histoire des relations de travail dans l'industrie de la construction au Québec.
Le 21 janvier 2015, la Cour d'appel du Québec annule le jugement du juge Jacques du 5 décembre 2012 et acquitte Gabriel Nadeau-Dubois ; par cette décision, la Cour d'appel rappelle que la liberté de critiquer et les principes de justice subsistent même en période de crise. Gabriel Nadeau-Dubois n'a fait que critiquer la vague d'injonctions ordonnant le libre accès aux salles de cour ; il avait donc parfaitement le droit de le faire. La Cour d'appel rejette le recours de Morasse parce qu'il n'a pas fait la preuve que Nadeau-Dubois avait pris connaissance de l'injonction au moment où il a prononcé les paroles à l'origine de la demande de Morasse. Nadeau-Dubois aurait dit que «ces tentatives juridiques «ne fonctionnent jamais» parce qu'elles font fi de la «volonté démocratique», que ces démarches ne sont pas «légitimes» et que le piquetage est une réponse légitime à ces jugements. (La Presse, 23 janvier 2015, page A8) Jean-François Morasse s'adressera à la Cour suprême du Canada.
Le 23 octobre 2015, La Presse rapporte que la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre un appel opposant Jean-François Morasse à Gabriel Nadeau-Dubois qui s'étaient retrouvés chacun d'un côté du conflit étudiant de 2012. (La Presse, 23 octobre 2015, page A14).
Le 22 avril 2016, la Cour suprême du Canada entend les arguments des avocats de Nadeau-Dubois et de Morasse afin de pouvoir déterminer si Gabriel Nadeau-Dubois a commis un outrage au tribunal lors de la grève des étudiants en 2012 ; c'est la déclaration suivante de Monsieur Nadeau-Dubois qui est en cause : il avait affirmé qu'il était «tout à fait légitime de lever des lignes de piquetage pour faire respecter le vote de grève pris par les associations d'étudiants et empêcher les étudiants d'aller en classe» contrevenant ainsi à une injonction obtenue un mois plus tôt par Jean-François Morasse interdisant de bloquer l'accès aux cours, malgré la grève. Nadeau-Dubois avait alors été condamné par la Cour supérieure, mais la Cour d'appel avait renversé la décision de la Cour supérieure au motif qu'il était impossible de prouver hors de tout doute raisonnable que l'ancien porte-parole de la CLASSE connaissait l'existence de l'injonction émise par la Cour supérieure.
Le 25 octobre 2016, la Cour suprême du Canada (6 pour et 3 contre) libère Nadeau-Dubois et fait sienne la décision de la Cour d'appel du Québec rendue le 21 janvier 2015.
Député du parti Québec Solidaire-QS de Gouin (Mai 2017-) ; il succède à Françoise David qui a pris sa retraite de la politique.
Le 12 mars 2018, il souhaîte forcer les entreprises qui reçoivent l'aide financière de l'État à rémunérer leurs hauts dirigeants au maximum 30 fois plus que leur plus bas salariés, une règle qui prendrait le nom de clause Bombardier. Il affirme que «ce n'est pas normal qu'une poignée de hauts dirigeants profite des largesses de l'État pour s'octroyer des bonis et augmentations faramineuses pendant que 970 000 salariés au Québec font moins de 15 $/heure. Il fait allusion au géant de l'aéronautique qui, le printemps dernier, avait choisi d'octroyer une augmentation salariale de 48% à six de ses plus hauts dirigeants alors que l'entreprise avait bénéficié d'une aide financire de 1,3 milliard $ du Gouvernement du Québec pour la CSeries. Selon Le Journal de Montréal, le salaire et autres avantages consentis au président Bellemare avait été de 12,5 millions $ en 2016.

  • Publications-


Tenir tête (essai, Lux Éditeurs, 2013)

  • Distinctions -


Prix Impératif français décerné par l'organisme de ce nom.
Prix littéraire du Gouverneur général du Canada dans la catégorie Essai (2014) pour Tenir tête ; il refuse l'honneur, mais attend sa présence le 23 novembre 2014 à l'émission Tout le monde en parle de Guy A. Lepage pour annoncer à qu'il distribuera les 25 000 $ du prix par conviction progressiste et indépendantiste (sic). C'est finalement à «Coule pas chez-nous» un mouvement qui milite contre le projet de pipeline Énergie-Est de Trans-Canada que la somme d'argent sera remise pour aider à la campagne des Québécois et des Premières Nations qui ne veulent pas qu'un oléoduc passe dans leur environnement.

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