Ouellette (Guy)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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Études au Séminaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.
À la Sûreté du Québec-SQ, il est successivement cadet, patrouilleur, chef d'équipe, caporal et sergent responsable d'équipes d'enquêteurs des stupéfiants de la Sûreté du Québec, adjoint au responsable du Service de la cueillette d'informations sur les criminels et leurs activités, personne ressource et spécialiste en matière de motards criminels de l'escouade Carcajou de Montréal (1969-1997).
Témoin expert sur le crime organisé des motards et des autochtones devant les tribunaux canadiens pour les ministères de la Justice de l'Alberta, du Manitoba, de l'Ontario et du Québec (1995-2007).
Député du Parti libéral du Québec-PLQ de Chomedey à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (2007-).
Le 25 octobre 2017, alors qu'elle le soupçonne d'avoir participé à des fuites de renseignements policiers (enquête Mâchurer) dans les médias, l'UPAC appréhende Guy Ouellette et saisit des biens (documents) chez-lui.
Le 19 avril 2018, Ouellette demande à l'UPAC de lui rendre les biens qu'elle a saisis chez-lui au moment de son arrestation le 25 octobre 2017. L'UPAC affirme que ces biens sont inaccessibles parce qu'ils ont été placés sous scellés, l'Assemblée nationale estimant que certains documents pourraient être protégés par le privilège parlementaire.
Le 20 avril 2018, aucune accusation n'avait encore été déposée contre Ouellette.
Réélu le 1er octobre 2018 comme député de Chambly, il est convoqué à venir s'expliquer par Madame Filomena Rotiroti, la présidente du caucus des députés libéraux, mais il ne se présente pas devant ses pairs qui l'excluent alors de leur caucus.
Me Jacques Larochelle demande pour Guy Ouellette à la Cour de déclarer invalides les mandats de perquisition qui avaient mené l'Unité permanente anti corruption-UPAC à saisir le téléphone cellulaire et l'ordinateur portable de Ouellette ; il plaide que ces mandats étaient abusifs et que l'UPAC était parvenue à ses fins en violant les droits constitutionnels de Ouellette. Afin de protéger le privilège parlementaire, des déclarations officielles de la police devront être déposées à la cour pour certifier que toutes copies des items saisis illégalement ont été détruites et qu'il n'existe aucune trace des notes en lien avec ceux-ci.
Le 1er octobre 2018, le directeur des poursuites criminelles et pénales-DPCP décide de ne pas poursuivre les procédures contre Ouellette.
Le 3 octobre 2018, le juge Raymond Pronovost de la Cour supérieure du Québec entérine la décision du directeur des poursuites criminelles et pénales-DPCP de ne pas poursuivre les procédures contre Ouellette.
Le 22 novembre 2018, Ouellette intente une poursuite de 550 000 $ (250 000 $ pour perte de réputation, 200 000 $ pour dommages moraux et 100 000 $ pour pertes monétaires) contre le Gouvernement du Québec : la poursuite qualifie l'opération policière de l'UPAC de fortement répréhensible pour avoir usurpé l'identité d'un de ses amis pour l'appâter, d'avoir soumis de fausses déclarations à un juge pour obtenir des mandats et de leur avoir caché des informations cruciales.
Lors des élections provinciales du 1er octobre 2018, Guy Ouellette est réélu.

N.B. Coincidence ???? Robert Lafrenière, commissaire de l'Unité permanente anticorruption-UPAC quitte ses fonctions de commissaire le 1er octobre 2018 le jour de la réélection de Ouellette à l'Assemblée nationale.

  • Publications -


Mom (avec Normand Lester, éditions des Intouchables, 2005)

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