Percé (municipalité de ville)

Un article de la Mémoire du Québec (2018).

  • Superficie - 427,94 km2.
  • Gentilé - Percéen, enne ; Percesian (anglais).


  • Éphémérides -


Avant de prendre possession de son siège épiscopal, Mgr François de Laval de Montmorency y célébre sa première messe en sol canadien. D'abord mission catholique, elle est abandonnée par les Français après la conquête.

1652 (9 mars) Concession d'une seigneurie (30 lieues de front sur 18 lieues de profondeur comprenant le cap d'Espoir, l'île Bonaventure, l'île Percée, l'île Plate, Gaspé et sa baie, l'anse au Griffon) par le gouverneur Jean de Lauson à Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay, Jean de Lauson, Charles de Lauson, Louis de Lauson, Jacques Leneuf de la Poterie, Charles Legardeur de Tilly, Charles-Joseph d'Ailleboust des Muceaux, Jean-Paul Godefroy, Michel Leneuf du Hérisson et Jean Bourdon.
1758 Les soldats du général Wolfe incendient les installations.
1770 Arrivée des premiers colons, des Loyalistes américains, à Pointe-Saint-Pierre, au bout de la péninsule qui sépare la baie de Gaspé de la baie de celle de Malbaie.
1781 Fondation d'un établissement de pêche par le commerçant Charles Robin qui y attire des loyalistes protestants.
1801 Ouverture des registres de la paroisse Saint-Michel.
1820 Fondation de la mission Saint-Pierre-de-la-Malbaie.
1842 Proclamation du canton de Percé. Proclamation du canton de Malbaie.
1845 (8 juin) Constitution de la municipalité du canton de Percé. L'une des arcades du rocher Percé s'effondre.
1847 (1 septembre) Abolition de la municipalité du canton de Percé.
1854 Fondation de la mission Saint-Joseph du Cap-Désespoir.
1855 (1 juillet) Constitution de la municipalité du canton de Percé.
1860 (23 mars) Érection canonique des paroisses Saint-Joseph-du-Cap-Désespoir (Cap-d'Espoir) ; son territoire couvre une partie du canton de Percé. Érection canonique et ouverture des registres de la paroisse Saint-Pierre-de-la-Malbaie (Barachois) ; son territoire couvre une partie du canton de Malbaie. Érection canonique de la paroisse Saint-Michel-de-Percé ; son territoire couvre une partie du canton de Percé et l'île Bonaventure.
1861 Constitution de la municipalité de Saint-Pierre-de-la-Malbaie.
1868 Ouverture des registres de la paroisse Saint-Pierre-de-la-Malbaie. (24 février) Constitution de la municipalité de l'Anse-du-Cap (Cap-d'Espoir).
1869 Ouverture des registres de la paroisse Saint-Joseph-du-Cap-Désespoir.
1872 Nomination du premier curé résidant de la paroisse Saint-Joseph-du-Cap-Désespoir.
1876 (22 décembre) Constitution des municipalités de Saint-Pierre-de-la-Malbaie-No 1 et de Saint-Pierre-de-la-Malbaie-No 2.
1881 (4 juin) Érection canonique de la paroisse Saint-Georges-de-la-Malbaie par détachement de celle de Saint-Pierre-de-la-Malbaie-No 2.
Fin du XIXe siècle Début de l'affluence des touristes.
1900 Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Bridgeville.
1903 Établissement du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Saint-Georges-de-la-Malbaie. Inauguration de l'église Saint-Michel.
1914
Ouverture de la mission Saint-Antoine à Val-d'Espoir ; son territoire couvre les rangs III, IV et V du canton de Percé et un rang du canton de Malbaie.
1923
La population de la paroisse Saint-Pierre-de-la-Malbaie (Barachois) est de 1 262 âmes, celle de Saint-Joseph-du-Cap-d'Espoir, 1 500, celle de Saint-Michel-de-Percé, 1 468, celle de Saint-Antoine-de-Val-d'Espoir, 142, celle de Saint-Georges-de-la-Malbaie, 730.
1924
Construction d'une chapelle-école à Val-d'Espoir.
1929
Parachèvement de la route 132 jusqu'à Percé.
1930
Ouverture des registres de la paroisse Saint-François-de-Sales (Val-d'Espoir).
1933
Constitution de la municipalité de Bridgeville.
1935
Constitution de la municipalité de Cap-d'Espoir.
1937
(8 août) Fondation de la Caisse populaire de Val-d'Espoir.
1938
(20 février) Fondation de la Caisse populaire de Cap-d'Espoir.
1939
Érection d'un phare à Cap-d'Espoir.
1941
(18 mars) Fondation de la Caisse populaire de Percé.
1953
La municipalité de Saint-Pierre-de-la-Malbaie-No 1 adopte le nom de Barachois.
(6 août) À la suite d'un retentissant procès, Wilbert Coffin est reconnu coupable du meurtre du chasseur américain Richard Lindsay de Tollisdayburg (Pennsylvanie) et condamné à être pendu le 26 novembre 1954 par le juge Gérard Lacroix ; Coffin sera exécuté à la prison de Bordeaux le 10 février 1956.
1969 Un groupe de jeunes gens (Francis Simard, Paul Rose, Jacques Rose, Bernard Lortie) louent une maison qu'ils transforment en auberge qu'ils baptisent La Maison du pêcheur ;
Le 28 juillet 1969, le conseil de ville de Percé décrète la fermeture de l'établissement ; les policiers-pompiers s'amènent avec le camion à incendies, ouvrent les boyaux et nettoyent la place de fond en combles ; rien ni personne ne reste dans la maison. Les résidents expulsés reçurent l'ordre de ne plus revenir. Ce ne sera cependant qu'en septembre 1969 que les locataires partirent. Ces jeunes gens formeront plus tard la cellule Chénier du Front de libération du Québec-FLQ.
1971
(1 janvier) Regroupement des municipalités de Barachois, Bridgeville, Cap-d'Espoir, Saint-Georges-de-la-Malbaie, Saint-Pierre-de-la-Malbaie-No 2, Val-d'Espoir et Percé sous le nom de cette dernière.
1986
Fermeture de la prison de Percé par le Gouvernement du Québec.
1990
La population de Percé est de 4 686 habitants.
1994
(23 février) Incendie de l'église Saint-Joseph (Cap-d'Espoir) dont les fondations avaient été terminées en 1896.
2000
La population de Percé est de 3 771 habitants.
2006
(Novembre) Le ministère des Transports du Québec ordonne la fermeture d'un pont.
2008
(Février) Le Gouvernement du Québec annonce la conversion de la prison de Percé en une prison-hôpital de 46 places pour les délinquants sexuels ; la réouverture de la prison ainsi rénovée est prévue pour l'automne 2009.
2010
La population de Percé est de 3 361 habitants.
(Décembre) La hauteur inhabituelle de la marée haute et des vents violents causent des dommages aux berges et aux infrastructures routières ; la ville demande au ministère de la Sécurité publique de déclarer la région zone sinistrée.
2012
Le film La maison du Pêcheur commence à être tourné à Percé sous la direction du cinéaste Alain Chartrand ; cette maison avait abrité les fondateurs de la cellule Chénier du Front de libération du Québec en 1969-1970.
2016 (30 décembre 2016) Le quai et le littoral du coeur de ce haut lieu touristique de Percé sont complètement ravagés par la haute marée.

  • Patrie -


Alexandre Chouinard.
Sarto Cloutier.
William LeBoutillier Fauvel.
Bernard Flynn.
Edmund James Flynn.
Antonio Garneau.

  • Attraits :



Accès au Parc national de L'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé.
Auberge Le Pirate (1777) ; évaluée à 393 000 $ ; pas classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel ; située à l'intérieur du site déclaré patrimonial de Percé ; mise en vente aux enchères en août 2014.
Bell House - (1836) ; évaluée à 296 000 $ ; pas classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel ; située à l'intérieur du site déclaré patrimonial de Percé ; mise en vente aux enchères en août 2014.
Centre d'interprétation et de formation agroécologique ; 397, route des Pères, Val-d'Espoir ; logé dans l'ancienne école d'agriculture des Clercs de Saint-Viateur.
Église St. James ; à Cape Cove.
Église St. Mary (1895) ; à Barachois.
Église Saint-Michel (1898-1903) ; manière éclectique en pierre rose de la Gaspésie ; plans de Joseph Venne.
Festiplage Cap-d'Espoir ; festiplage.com
Lieu historique national Sir-William-Logan qui rappelle le souvenir du géologue William E. Logan qui explore les diverses formations sédimentaires de la Gaspésie dès 1843.
Magasin général Robin, Jones & Whitman ; 32, rue à Bonfils, L'Anse-à-Beaufils ; construit en 1928 par la compagnie Robin, Jones and Whitman.
Musée Le Chafaud ; 145, route 132 ; logé dans le chafaud, un bâtiment dans lequel on transformait et entreposait le poisson autrefois ; le plus grand bâtiment appartenant à la compagnie de Charles Robin à Percé.
Phare du Cap-d'Espoir (1939).

Usine de morue salée-séchée ; 52 rue des Vigneaux à Sainte-Thérèse-de-Gaspé ; propriété de la compagnie Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan.
Vieille usine de L'Anse-à-Beaufils ; 55, rue à Bonfils, à L'Anse-à-Beaufils.

  • Sports -


Pêche sur les quais (maquereau).

  • Services -


Prison provinciale.

  • Accueil -


Hôtel Riôtel Percé ; 12 chambres.

  • Toponymie -


Barachois est le nom donné à des bandes de sables formées à l'embouchure d'une rivière ; viendrait de l'expression «barre à choir».
Bridgeville réfère à un pont enjambant la rivière Malbaie à cet endroit.
Cap-d'Espoir, ou Cap-d'Espérance, est le nom donné par Jacques Cartier à la pointe qui s'avance dans la mer, au sud de Percé ; les Anglais l'ont par la suite appelée Cape Despair, que les francophones retraduisirent en cap Désespoir ; cette dernière expression a disparu pour faire place à l'appellation originelle.
Irlande rappelle le pays d'origine des premiers colons.
Malbaie vient de Baie des Morues, le nom donné à la baie par Champlain et ses prédécesseurs ; l'usage du «l» au lieu du «r» dans la région transforma le nom en Baie des Molues qui fut traduit «Molues Bay» par les Anglais, puis devint Malbaie pour les francophones.
Percé est emprunté au rocher Percé.
Saint-Antoine (Val-d'Espoir) rappelle le souvenir de l'abbé Antoine Poirier, curé de Cap-d'Espoir et fondateur de la paroisse de Saint-Antoine de Val-d'Espoir.
Saint-Georges rappelle le souvenir de l'abbé Georges Potvin, premier curé de la paroisse de ce nom ; évoque également le souvenir de Georges Prével, l'un des premiers habitants et bienfaiteurs de la paroisse ; originellement appelée Chien-Blanc par des pêcheurs français venus pêcher dans les parages qui y avait aperçu un chien blanc.
Val-d'Espoir évoque les espérances que les premiers colons fondaient sur son développement.

  • Repères géographiques -


Sur la côte ouest du golfe du Saint-Laurent.
Au sud-est de Gaspé, en face du rocher Percé et de l'île Bonaventure.
Diocèse de Gaspé.
District judiciaire de Gaspé (chef-lieu).
Municipalité régionale de comté Le Rocher-Percé.
Région touristique de la Gaspésie.

  • Accès : Route 132.

Carte 2.

Carte 2 sur Google Maps

  • Crédits -


Pour en finir avec Octobre (essai, Francis Simard, Éditions Lux, 2010).

  • Filmographie -


La maison du Pêcheur (documentaire, réalisation de'Alain Chartrand, 2013)

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