Québec (province). Meurtres et homicides - 1980-1989

Un article de la Mémoire du Québec (2012).

  • Voir également Guerres des gangs.


  • Éphémérides -


1980
En janvier 1980, Rocco Violi est assassiné par balles dans la salle à manger de sa résidence du quartier Saint-Léonard de Montréal ; il était en présence de sa femme et de ses 2 enfants. Le tireur était posté dans une fenêtre de l'édifice à bureaux Le Baron, sur la rue Jean-Talon de laquelle il avait une vue directe de la salle à manger de Violi lorsqu'il a tiré une balle de haut calibre qui a traversé la porte patio pour atteindre la victime ; cette exécution aurait permis à Nicolo «Nick» Rizzuto de prendre le contrôle de la mafia de Montréal.

Le 22 janvier 1980, à Sept-Îles, Louis Desjardins est assassiné ; le 26 mars 2009, Gérald Gallant admet avoir tué Desjardins.

Le 11 février 1980, à Montréal, Yves «Apache» Trudeau abat André Desjardins, sa mère, Jeanne Desjardins, et sa conjointe, Berthe Desjardins ; Desjardins, un ex-membre des Hells-Angels, était soupçonné d'avoir mouchardé ses frères Hells.

Le 27 août 1980, Gino Vendetti est porté disparu ; son cadavre criblé de sept balles est découvert près de l'autoroute 640, à Lachenaie, le 24 octobre suivant.

Le 28 septembre 1980, le cadavre criblé de trois balles de Michel Lussier est découvert dans un sous-bois de la rue des Érables à Lachenaie.

Le 17 octobre 1980, Rocco Violi, frère cadet de Paolo Violi est assassiné par balles dans la salle à manger de sa résidence du quartier Saint-Léonard de Montréal ; il était en présence de sa femme et de ses 2 enfants . Le tireur était posté dans une fenêtre de l'édifice à bureaux Le Baron, sur la rue Jean-Talon de laquelle il avait une vue directe de la salle à manger de Violi lorsqu'il a tiré une balle de calibre .308, qui a traversé la porte patio pour atteindre Violi. Cette exécution permettait à Nicolo «Nick» Rizzuto de prendre le contrôle de la mafia de Montréal.


1981
Le 14 mars 1981, une bombe posée par Yves «Apache» Trudeau explose dans une automobile empruntée par Robert Morin et tue ce dernier.

Le 21 mars 1981, Tammy Leakey, 12 ans, par du domicile de sa grand-mère dans le quartier Pointe-Saint-Charles pour aller chez le dépanneur acheter du lait et des bonbons ; son cadavre est découvert dans un parc industriel de Dorval ; elle avait été battue, violée et étranglée. En 2011, ce crime n'a pas encore été élucidé.

Le 9 mai 1981, à Montréal, Yves «Apache» Trudeau abat Donat Lemieux et sa petite amie, Lucie Vallières à leur domicile du quartier Rosemont.

Le 14 juin 1981, Giuseppe Montegano est abattu de 4 balles au Agrigento Social Club de Saint-Léonard (Montréal) par le tueur à gages Réal Simard à la suite d'une dispute avec Frankie Cotroni, le fils de Frank Cotroni.

Le 25 mars 1981, Hazel Scatolon est violée, puis assassinée à coups de couteau par William Patrick Fyfe dans sa résidence de Ville Mont-Royal.

En avril 1981, Germain Derome, un directeur de funérailles, est assassiné à la résidence qu'il occupe conjointement avec le comédien montréalais Julien Bessette à Brossard ; une femme aux cheveux blonds frappe à la porte et demande un verre d'eau à Derome ; lorsque Derome lui donne le verre d'eau, elle sort un pistolet .22 automatique et tire deux fois sur lui et une fois sur le chien des deux hommes, puis déguerpit ; en juillet 2000, un technicien en scènes de crime de l'ancienne ville de Brossard demande à la Sûreté du Québec de comparer les empreintes laissées sur le verre avec celles de sa banque d'empreintes ; le 22 novembre 2002, Christine Lepage dont les empreintes avaient été prise par la Sûreté qui l'avait appréhendée pour fraude et vol en 1982, est identifiée comme étant la présumée meurtrière de Derome et est accusée de meurtre au palais de justice de Longueuil ; c'est par un stratagème compliqué que la police de Longueuil, aidée de la Gendarmerie royale du Canada, lui fit admettre le meurtre de Derome ; le 10 mars 2005, Christine Lepage est reconnue coupable de meurtre prémédité et condamnée à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 1er avril 1981, Thérèse Henrie, 35 ans, aussi connue sous le nom de Roxanne Luce, est retrouvée inconsciente et baignant dans son sang sur son lit à son domicile de la rue Saint-Thomas à Longueuil ; elle avait été frappée à coups de bâton de 65 cm à la tête et au corps ; retrouvée vers 11 h 30 le lendemain par son frère ; celui-ci avait été avisé par le patron de madame Henrie que celle-ci n'était pas arrivée au travail ; la direction du pensionnat de son fils tentait vainement de la rejoindre parce que celui-ci avait mal au ventre ; elle décède à l'hôpital Charles-Lemoyne le 4 avril suivant sans avoir pu parler ; selon ses proches, l'enquête policière aurait été abandonnée 20 mois plus tard, puis des indices recueillis, dont le sac qui emballait l'arme du crime, le ruban gommé qui tenait ce sac en place, ainsi qu'un cheveu suspect retrouvé sur l'arme du crime, auraient été détruits ; en 2009, l'empreinte digitale retrouvée sur l'arme du crime est elle aussi disparue du dossier ; le 1er janvier 2011, cet homicide n'était toujours pas résolu.

En mai 1981, le cadavre d'un homme assassiné par balles est découvert par des marcheurs le long du Chemin Saint-Dominique, près de l'autoroute 20 à Coteau-du-Lac ; l'autopsie révèle que le moment du décès de l'homme d'environ 25 ans remonterait à plusieurs mois sinon à plusieurs années ; en mai 2007, la Sûreté du Québec demande au public de l'aider à solutionner ce crime.

Le 24 juin 1981, Michael George Karim, 21 ans, un receleur, est assassiné de 4 balles à la tête tirées d'un revolver Colt .38 dans un bar de la rue Laval à Hull (Gatineau) ; Shawn Hollingworth est recherché pour ce meurtre ; extradé des États-Unis en 1985, Hollingworth est condamné à 12 ans de prison pour vol ; il admet sa culpabilité à l'accusation du meurtre non prémédité de Karim et est condamné en 1987 à 7 ans de prison à être purgés concurrement à sa première peine.

Le 27 octobre 1981, Yves «Apache» Trudeau assassine un certain Hugh McCurnagan, gangster du West End, qui avait escroqué Peter Frank «Dunie» Ryan .

Le 3 novembre 1981, Michel Vincent, agent du Service de police de Longueuil, est assassiné lors d'une tentative de vol à main armée à une succursale de Longueuil de la Banque Nationale du Canada par Danielle Williams, Luc Clouatre et Randall Tabah ; alertés, les policiers de Longueuil surprennent les voleurs encore dans la banque ; ces derniers ouvrent le feu et tuent l'agent Michel Vincent et blessent gravement l'agent Serge Gagnon ; condamné à la prison à perpétuité, mais bénéficiant d'une nouvelle disposition du code criminel (article 745), Tabah obtient, en janvier 1999, la permission de demander sa libération ; libéré sous conditions en 2000, il est l'objet d'un mandat pour bris de conditions le 4 décembre 2001 ; arrêté le 4 février 2002 à Victoria,Colombie-Britannique, au cours d'une entrée par effraction, Tabah est remis aux autorités carcérales pour finir de purger sa peine derrière les barreaux.

Le 6 novembre 1981, Emmanuel Cloutier, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM est assassiné par projectiles d'arme à feu au cours d'un hold-up à la succursale de la Banque Nationale du Canada à la Place Dupuis à Montréal ; l'assassin, Christian Perreault est condamné à l'emprisonnement à perpétuité pour ce meurtre.

1982

En 1982, Camille Francoeur, un membre du clan des Dubois, abat un certain McSween ; reconnu coupable de meurtre non prémédité, Francoeur est condamné à la prison à perpétuité ; libéré sous conditions, il ne se rapporte plus à son agent de probation et disparaît en 1999 ; en 2008, on croit l'avoir vu dans la région de Sorel.

En janvier 1982, Charles «Charlie» Hachez, sa petite amie, Marjolaine Poirier, Denis «Le Curé» Kennedy et Robert «Steve» Grenier sont assassinés par des membres du chapitre North du gang des Hells-Angels parce qu'ils avaient trempé dans une tentative d'enlèvement de l'un des enfants du trafiquant de drogues Peter Frank «Dunie» Ryan.

En avril 1982, Alex Bouchard est tué à coups de marteau par Guy-Charles Tousignant dans l'appartement qu'il partage avec lui sur la rue Saint-Valier dans quartier Rosemont de Montréal ; son cadavre est enfermé dans une boîte en bois que Tousignan conserve jusqu'à son éviction ; Tousignant encaisse les chèques de bien-être social envoyés à Bouchard, utilise sa carte de crédit et vend ses affaires personnelles ; au moment de l'éviction, Tousignant transporte la boîte dans un duplex vacant de la rue Saint-Denis où il est découvert par des ouvriers affectés à la rénovation du bâtiment ; reconnu coupable de meurtre non prémédité, Tousignant est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux. Libéré à la fin des années 1990. Sa libération est révoquée en mars 2002 après qu'il eut été en liberté illégale pendant 21 mois et qu'il eut commis une fraude à l'endroit d'une coopérative de crédit

de retour derrière les barreaux, il se met aux études et obtient un baccalauréat ; en 2006, alors qu'il bénéficie d'une liberation de jour, il incorpore une compagnie GCT Informatique ; en 2007, la Commission nationale des libérations conditionnelles lui accorde une libération complète ; le 20 août 2010, il est l'objet d'un mandat d'arrestation pour répondre à des accusations de possession et de production de pornographie infantile.


Le 20 avril 1882, Madame Angers, une veuve de 68 ans, propriétaitre d'une petite épicerie au 103, rue Parent à Saint-Sauveur, est assassinée par des voleurs qui déchirent ses vêtements à la recherche d'argent qu'ils croyaient qu'elle portait sur elle, s'emparent de plusieurs denrées dans l'épicerie ; Xavier Métivier, 26 ans, dans la résidence duquel du tabac et autres denrées prises dans le magasin ont été trouvés est arrêté et accusé relativement à ce meurtre.

En mai 1982, Réal Diotte, John Abrams, membres du gang des SS, et Alain «Ti-Noir» Vallée, leur président, sont assassinés à Montréal à 2 semaines d'intervalle ; Alain Turenne est reconnu coupable d'homicide involontaire de Vallée et condamné à 7 ans de prison.

Le 18 juin 1982, Marie-Josée Saint-Antoine, un mannequin de Montréal, est poignardée à mort dans un hôtel de New York ; elle avait émigré à New York en 1979 et atteignait le faîte de sa carrière au moment de son assassinat ; en novembre 2002, la police de New York en vient à la conclusion que son assassin est Alain Montpetit, une vedette de la radio et de la télévision de Montréal qui est décédé en 1987 d'un arrêt cardiaque causé par une surdose de drogue dans un hôtel de Washington.

Le 23 juin 1982, Daniel Benson, 18 ans, assassine son beau-père qui violentait sa mère depuis des années. Ses parents avaient divorcé alors qu'il avait 9 ans, puis sa mère a rencontré un homme violent, jaloux et contrôlant ; croyant pouvoir le changer, sa mère avait épousé cet homme et avait donné naissance à une fille. Dès l'âge de 10 ans, Benson préméditait de tuer le mari de sa mère. reconnu coupable de meurtre prémédité en 1986, il est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 3 juillet 1982, le cadavre de Serge Fournier est trouvé dans son appartement en flammes à Montréal ; André Tremblay, 38 ans, un ami de Fournier est arrêté puis accusé de meurtre prémédité relativement à ce décès ; le 22 février 1984, le juge Jean-Guy Boilard, sur la foi du témoignage d'un compagnon de prison qui affirmait que Tremblay lui avait avoué avoir mis le feu chez Fournier, déclare Tremblay coupable du meurtre prémédité de Fournier et le condamne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; clamant son innocence, Tremblay ne réussit pas à convaincre ni la Cour d'appel du Québec ni la Cour suprême du Canada qui refuse de l'entendre en 1990 ; en août 2000, Tremblay bénéficie d'une libération conditionnelle et, en 2004, il est admis à purger le reste de sa sentence dans la communauté avec restrictions ; le 12 juillet 2005, le ministre de la Justice, Irwin Cotler, déclare que de nouveaux éléments de preuve lui font croire qu'une erreur judiciaire a pu être commise dans cette affaire et demande à la Cour d'appel du Québec de réviser le dossier ; le 31 mai 2010, la Cour d'appel annule la déclaration de culpabilité de Tremblay et ordonne la tenue d'un nouveau procès sous l'accusation d'homicide involontaire coupable ; la Couronne ne présente pas de preuve et Tremblay est acquitté le 8 juillet 2010.

Le 25 juillet 1982, 2 détenus de l'Institut Archambault de Sainte-Anne-des-Plaines se suicident après l'assassinat de 3 gardiens (Léandre Leblanc, David Van Der Aber et Denis Rivard) lors d'une tentative d'évasion massive.

Le 2 octobre 1982, André Haince est assassiné à Saint-Romuald ; le 26 mars 2009, Gérald Gallant admet avoir tué Haince.

1983

En 1983, Kirk Murray, 21 ans, abat 2 hommes à la marina de Verdun ; il affirme qu'il était sous l'effet de l'alcool et de drogues, puis plaide coupable à l'accusation de meurtre non prémédité ; il est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 20 ans de sa peine derrière les barreaux ; Murray est libéré en 2003 ; le 24 janvier 2010, il est abattu de plusieurs balles au thorax dans le stationnement d'un restaurant MacDonald situé à l'angle du boulevard Sainte-Anne-de-Bellevue et de la rue Saint-Jacques dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal ; au moment de son décès, il faisait le trafic de cigarettes de contrebande.

Le 7 mai 1983, Yves «Apache» Trudeau abat André Forget.

En juin 1983, Renée Laroche est assassinée . son conjoint, Gilles Isabelle appelle la police.

Le 27 juin 1983, l'avocate Claire Lortie commande un congélateur au magasin Sears de Saint-Jérôme. Lorsqu'elle est informée que ce congélateur ne sera pas livré avant le 12 juillet, elle en commande un autre au magasin Eaton de Montréal. Le 13 juillet 1983, Rodolphe Rousseau, l'ex compagnon de Lortie, vient la visiter à Saint-Canut. Le 17 juillet, Claire Lortie fait appel à Gérald Pagé, un entrepreneur, pour creuser un trou dans son terrain du 95 chemin Boyer à Saint-Sauveur.
Claire Lortie est également propriétaire d'une maison située sur la rue principale à Saint-Sauveur ; cette maison loge un centre d'art propriété d'un certain peintre du nom de Niska dont le véritable nom est François Lortie qui gère également la Galerie d'art de Mont-Tremblant où un vol de tableaux a été perpétré le 6 décembre 1982. Gérald Pagé est le frère de Jean Pagé, un policier à qui il rapporte avoir creusé un trou qui l'intrigue. Le 21 juillet 1983, le policier Jean Pagé, qui croit que l'on a pu y enterrer les tableaux volés au centre d'art de Mont-Tremblant, fait appel à la Sûreté du Québec qui, munie d'un mandat, décide d'aller voir ce qui en est. Comme le trou a été rempli, La SQ fait revenir Gérald pagé qui commence à creuser. Il ne creuse pas longtemps et heurte un objet qui est en fait un congélateur Eaton Viking dans lequel, la SQ trouve le cadavre d'un homme nu. Le 20 juillet 1983, Claire Lortie est arrêtée et accusée de meurtre, de complicité après un meurtre et d'entrave à la Justice pour avoir menti et tenté de dissimuler les preuves d'un crime. our sa défense, Claire Lortie prétend avoir découvert le cadavre de Rousseau qui avait été abattu de quelques projectiles en rentrant chez-elle un soir ; puis elle aurait tenté de dépecer le cadavre avec une scie circulaire, puis l'avoir dissimulé dans le congélateur parce qu'elle était en état de panique. Le 17 octobre 1983, elle est acquittée par un jury à la suite d'un procès qui s'est déroulé du 3 au 15 octobre 1983. Le cadavre mutilé de Rodolphe Rousseau est découvert dans un congélateur enterré dans un terrain appartenant à Claire Lortie à Saint-Sauveur. Claire Lortie est acquittée par le jury et le procureur de la couronne abandonne l'accusation de complicité après le fait ; le 28 octobre 1983, elle plaide coupable à l'accusation d'entrave à la justice et est condamnée à 2 ans de prison.

Le 29 juin 1983, le cadavre d'un homme est trouvé sous du gravier sur l'île Saint-Jean ; en 1997, à la suite de révélations de Denis «Jim» Boivin, devenu délateur, Danielle Thériault Caron est reconnue coupable du meurtre de son mari dont le cadavre avait été trouvé sur l'île Saint-Jean ; celui-ci aurait été tué par un tueur à gage payé par Daniel Thériault Caron.


Le 7 juillet 1983, Yves «Apache» Trudeau abat Ronald Bernard dans le Nord de la ville de Montréal.

Le 15 juillet 1983, Yves «Apache» Trudeau abat Michel Desormiers à sa résidence de Deux-Montagnes ; Desormiers était le gendre de Frank Cotroni.

Le 29 juillet 1983, le cadavre en état de décomposition avancée de Réal Tremblay, 38 ans, est découvert dans l'appartement numéro 20 du 7035, rue Sherbrooke Est à Montréal ; Ghislain Tremblay, 36 ans, le frère de Réal, est la dernière personne à l'avoir vu vivant ; vu l'état de putréfaction du corps, l'autopsie ne permet pas d'identifier la cause de la mort de Réal qui demeure suspecte mais inexpliquée pendant 21 ans ; en 1996, Ghislain avoue son crime à son frère, Gaétan, puis à sa soeur ; à l'été 2004, la fille de Réal, âgée de 14 ans à l'époque de la mort, questionne sa tante qui lui raconte la confession de Ghislain ; la jeune femme révèle à la police ce qu'elle a appris de sa tante ; arrêté le 29 juillet 2004, Ghislain Tremblay, 57 ans, raconte les péripétie du drame ; il a étouffé son frère avec un oreiller au cours d'une bataille ; le 17 août suivant, Ghislain est accusé du meurtre non prémédité de son frère ; le 12 mai 2005, il admet sa culpabilité à l'accusation réduite d'homicide involontaire et est condamné à 42 mois de prison en plus des 10 mois de détention préventive passés en prison depuis son arrestation.

Le 14 août 1983, Guy Filion, l'un des leaders de la bande des Devil's Disciples est abattu dans un restaurant de la rue Saint-Hubert à Montréal.

Le 8 septembre 1983, Yves «Le Boss» Buteau, l'un des fondateurs et président du chapitre de Montréal des Hells-Angels, est abattu à Sorel en même temps que Guy «Frenchie« Gilbert, par Gino Goudreau qui sera acquitté d'une accusation de meurtre en plaidant la légitime défense ; lors des funérailles de Buteau, à Sorel, un cortège funèbre d'une centaine de motos accompagne la dépouille de Sorel à Drummondville.

Le 1er octobre 1983, Normand Lacombe, 28 ans, ouvre la porte de son appartement de la rue Duff Court à Montréal et est abattu par Michael Fidanoglou dit Crazy Mike, et Michael Sarandou, deux tueurs recrutés par Marcel Sachetelli, dit Ti-Noir le Ramoneur, à la demande de Jocelyne Levasseur, l'épouse de Lacombe, et de son amant, Roger L'Oiseau ; Normand Lacombe avait découvert que sa femme le trompait et les amants s'étaient entendus pour le faire tuer ; les amants donnèrent le contrat à un certain Pierre Simard qui le transmit à Denise Beaudin qui, elle-même s'adressa à Sachetelli ; en 1990, L'Oiseau, que Jocelyne Levasseur avait largué peu après le crime, raconta toute l'histoire à la police, plaida coupable à l'accusation de meurtre non prémédité et fut condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux ; reconnue coupable en 1990 de meurtre prémédité, Jocelyne Levasseur obtient l'annulation de ce verdict par la Cour suprême du Canada, puis elle plaide coupable à l'accusation réduite de meurtre non prémédité et est condamnée à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrlère les barreaux ; le 6 octobre 2004, Sarandou avoue le meurtre de Lacombe et dénonce Sachetelli à l'escouade des vieux crimes qui appréhende ce dernier ; Sachetelli, alors âgé de 62 ans, est accusé du meurtre prémédié de Normand Lacombe ; le 6 octobre 2006, Sachetelli plaide coupable à l'accusation réduite de complot pour meurtre et est condamné à 52 mois de prison ; Sachetelli avait donné 10 000 $ à Sarandou et avait obtenu une prime de 1 000 $ de la part des amants pour faire tuer Lacombe.

Le 10 octobre 1983, Yves «Apache» Trudeau abat Raymond Filion à la résidence de ce dernier à Laval.

Le 1er décembre 1983, Armand Sanschagrin est abattu de 6 balles de calibre 38 spécial ou 357 Magnum dans un escalier de la côte Franklin à Québec. Sanschagrin avait fait faux bond à ses co-détenus qui lui avaient confié de l'argent à sa sortie de prison afin qu'il leur procure de la drogue. Sanschagrin ayant omis de remplir sa part du marché, certains de ses codétenus ont donné à Yves Colose Plamondon le contrat de l'exécuter. ; grâce au témoignage du délateur André «Bull» Desbiens, Yves «Colosse» Plamondon sera reconnu coupable des meurtres de Denis Ouellet, Claude Simard et Armand Sanschagrin et condamné le 18 avril 1986 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 1995, dans une déclaration faite sous serment à Me Jacques Normandeau, l'avocat de Plamondon, Desbiens confesse avoir menti pour obtenir des faveurs et des avantages et affirme que Plamondon n'a rien à voir avec le meurtre de Denis Ouellet ; Desbiens décède quelques semaines plus tard ; le 17 février 2004, le ministre de la Justice ordonne une enquête sur les nouvelles affirmations de Desbiens.

Le 23 décembre 1983, des policiers croyant, à tort, que deux poseurs de tapis logeant au motel Châtillon de Rock Forest sont des voleurs recherchés, les agents André Castonguay et Roger Dion dirigés par le détective Michel Salvail du Service de police de Sherbrooke tirent à travers la porte de leur chambre et tuent Serge Beaudin ; des accusations sont portées contre les 3 policiers; le procès de Castonguay et Dion se termine par leur acquittement le 26 octobre 1984, puis les accusations contre Salvail sont retirées le 2 février 1985.

1984

En 1984, la maîtresse de Fernand Duchaussoy est assassinée à Trois-Rivières ; Fernand Duchaussoy plaide coupable avant la fin de son procès ; le médecin de Duchaussoy considérait pourtant que ce dernier souffrait de schizophrénie ; il s'est pendu avec des cordons de chaussures au pénitencier de Cowansville en 1991 ; le 19 novembre 2013, Michel Duchaussoy, le fils de Fernand, abat Ziad Bouzid, un chauffeur de taxi, dans son véhicule à Montréal ; on dit que Michel Duchausssoy consommait de la drogue.

En 1984, à la demande de Paul April, Yves «Apache» Trudeau abat Philippe Galipeau et sa petite amie, Rachelle Francoeur, à leur domicile de la rue Cartier à Montréal.

En 1984, Jean-Noël Roy, Réjean Gilbert et Ronald «Big» Sigouin, des membres des Atomes de Sherbrooke, sont assassinés par les Gitans de Sherbrooke.

Le 16 février 1984, Marcel Lefrançois est assassiné en pleine rue, non loin de l'Auberge des Gouverneurs de l'arrondissement Sainte-Foy de Québec ; le 26 mars 2009, Gérald Gallant admet avoir tué Lefrançois parce que ce dernier ne l'avait pas payé pour avoir tué à sa demand'André Haince 2 ans plus tôt à Lévis ; le 26 novembre 2009, Réjean-Claude Juneau signe un contrat de délateur et, le 3 décembre 2009, il plaide coupable de complicité de meurtre pour avoir agi comme chauffeur de Gallant lors de ce meurtre.

Le 22 mars 1984, Bernard Savoie, un membre du Outlaws Motorcycle Club, est assassiné par l'explosion d'une bombe posée sous son automobile.

En avril 1984, Robert Savoie, un membre du Outlaws Motorcycle Club, est assassiné par projectiles d'arme à feu.

Le 8 mai 1984, le caporal Denis Lortie des Forces armées canadiennes, armé d'une carabine automatique, fait irruption dans le salon bleu de l'Assemblée nationale et tire des rafales tuant Camille Lepage, Georges Boyer et Roger Lefrançois, et blessant 13 personnes qui s'affairaient à leur travail.

Le 8 mai 1984, Nelson Lechasseur, originaire de Baie-Comeau, et un ami s'emparent de John Deliva, 33 ans, un employé de Bell Canada, le conduisent dans un bois de Longueuil et l'abattent de 2 balles à la tête, puis déguerpissent dans l'automobile de leur victime ; le cadavre de Deliva n'est découvert que le 28 juin 1984 en bordure d'une piste cyclable du parc Jean-Paul-Vincent de Longueuil ; le 3 novembre 1993, Claude Feron, une femme de 55 ans, est violée puis étranglée dans son appartement de la rue Lennox, dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal et le feu est mis à sa résidence dans le but évident d'effacer les traces du meurtrier ; en 2003, Lechasseur est arrêté pour une infraction et la police confisque un couteau sur lequel elle identifie son ADN et celui de madame Feron ; le 15 décembre 2005, Nelson Lechasseur, 42 ans, est accusé du meurtre de madame Feron après que des tests d'ADN (son ADN ayant été identifié dans le sperme trouvé dans le cadavre de madame Feron) et du meurtre de John Deliva (son ADN ayant été trouvé sur un bout de cigarette dans l'automobile volée de Deliva) ; le 8 avril 2008, Nelson Lechasseur est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 20 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 1979, alors qu'il n'avait que 16 ans, Lechasseur a donné une correction qui avait dépassé les bornes et entraîné la mort d'un pédophile de sa région, crime pour lequel il avait été condamné à la détention à Boscoville.

Le 21 mai 1984, Daniel Savoie, président du Outlaws Motorcycle Club, et John Galipeau, un membre de ce gang, sont assassinés près de Saint-Norbert par deux membres des Hells-Angels.

En juin 1984, une querelle impliquant 2 familles se termine par 4 morts à Compton ; Jean-Luc Pouliot, 50 ans, est condamné à 7 ans d'emprisonnement, un de ses fils est condamné à l'emprisonnement à vie, et un autre à 5 ans de prison pour ces meurtres.

Le 17 juillet 1984, la comédienne Denise Morelle, 57 ans, est violée et battue à mort dans un logement de la rue Sanguinet à Montréal qu'elle visitait dans le but de le louer ; comme elle ne s'était pas rendue à une représentation à laquelle elle devait participer au Théâtre de Sainte-Adèle, ses compagnons ont signalé sa disparition le lendemain à la police de Montréal qui a découvert le cadavre affreusement mutilé de la comédienne ; elle avait été violée, battue (fracture du crâne, du nez et des côtes) brûlée au fer rouge sur le corps et même à l'intérieur du vagin, puis étranglée avec une corde ; ce n'est que le 8 août 2007, 23 ans après le meurtre que le module des crimes non résolus (cold cases) de l'Escouade des crimes majeurs de la police de Montréal a découvert par des comparaison des profils génétiques répertoriés dans une banque de données du ministère fédéral de la Justice que le meurtrier serait Gaétan Bissonnette, maintenant âgé de 49 ans ; ce dernier possédait un casier judiciaire important depuis 1980 ; en novembre 2005, il avait été condamné 8 mois d'assignation à résidence et à fournir un échantillon d'ADN après avoir été reconnu coupable d'entrée par effraction et de possession de biens volés ; au moment de l'assassinat de madame Morelle, Bissonnette, 26 ans, était en liberté conditionnelle ; le 16 novembre 2007, Bissonnette plaide coupable à l'accusation de meurtre non prémédité et est condamné à la prison à perpétuité ; le procureur de la Couronne et l'avocat de l'accusé s'entendent pour l'emprisonnement sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 14 ans de sa peine derrière les barreaux, mais le juge James Brunton leur indique qu'il considère cette période comme trop courte compte tenu de la violence du crime et du dossier judiciaire du tueur (20 condamnations entre 1976 et 2007 dont une pour introduction par effraction et agression sexuelle armée d'un couteau qui avait duré 7 heures sur une femme de 26 ans) ; le 29 novembre 2007, Bissonnette est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 20 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 3 septembre 1984, à Montréal, l'explosion d'une bombe à la Gare centrale fait 3 morts, des touristes français qui attendaient un train ; le 4 mai 1985, Thomas Brigham, 65 ans, un Américain de Rochester (USA), est reconnu coupable de meurtre prémédité relativement à cette tragédie.

Le 6 octobre 1984, Pierre Beaulieu, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM est tué par balles à Montréal-Nord ; l'incident est survenu au moment où Dennis Ernst Colic tentait de voler l'automobile Camaro Sport-Rally jaune et noire de Giovanni Delli Colli ; en quittant son automobile, Giovanni Delli Colli, qui a été assassiné en même temps que le policier Beaulieu, avait désactivé la pompe à essence par un commutateur situé sous le tableau de bord de sorte que l'automobile ne pouvait pas aller très loin et que la police put arrêter Delli Colli ; Dennis Ernst Colic a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné le 27 janvier 1985 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. Dennis Ernst Colic s'est suicidé en prison.

Le 30 octobre 1984, Jean-Pierre «La Mouche» Saint-Denis, un ancien membre des Devil's Disciples, est assassiné en face de chez-lui.

Le 1er novembre 1984, enlèvement de 3 enfants, Maurice Viens, 4 ans, du quartier Centre-Sud de Montréal, Sébastien Métivier, 8 ans, et Wilton Lubin, 12 ans, du quartier Hochelaga Maisonneuve ; le 5 novembre 1984, le cadavre du jeune Viens est retrouvé affreusement mutilé dans une grange (ou dans le sous-sol d'une maison abandonnée) de Saint-Antoine-sur-Richelieu ; en décembre 1984, le cadavre poignardé du jeune Wilton Lubin est repêché des eaux du Saint-Laurent près des îles de Boucherville ; le jeune Sébastien Métivier n'a pas été retrouvé. En 1993, le principal suspect, 44 ans, se suicide à la prison de La Macaza avant de passer le test du polygraphe emportant avec lui la clé de ces énigmes ; il y purgeait une peine pour agression sexuelle sur une fillette de 7 ans. Le 1er août 2011, une femme confesse à Mme Christiane Sirois, la mère de Sébastien Métivier, qu'il y a vingt ans, un homme lui avait dit que la mère ne retrouverait jamais son fils, qu'il l'avait tué et qu'il avait découpé son corps en morceaux qu'il avait laissés dans un terrain vague.

Le 13 novembre 1984, Peter Frank «Dunie» Ryan, fournisseur de drogue des Hells-Angels, est assassiné par les trafiquants de drogue Paul April et Robert Lelièvre qui voulaient lui faire dire où il cachait son argent.

Le 25 novembre 1984, avec Michel Blass, Yves «Apache» Trudeau livre la bombe qui tue Robert Lelièvre, Paul April, Louis Charles et Gilles Paquette dans l'appartement qu'ils occupent au neuvième étage d'un édifice qui en compte 22 au 1645, boulevard de Maisonneuve Ouest, à Montréal. Robert Lelièvre et Paul April avaient assassiné le trafiquant de drogues, Peter Frank «Dunie» Ryan, le 13 novembre 1984 ; en 1985, Yves «Apache» Trudeau avoue avoir placé une bombe télécommandée dans le téléviseur de l'appartement et de l'avoir fait sauter en compagnie de Michel Blass, un autre tueur à gage.

Le 1 décembre 1984, Robert Larue, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM est tué par balles alors qu'il est en devoir.

1985


Le 16 janvier 1985, Linda Quinn, 23 ans, est torturée et tuée à Godmanchester ; Raymond Steele, qui se dit pasteur d'une Église dont il est le fondateur, l'a pendue par les pieds, poignardée, puis l'a fait attaquer par un pit-bull ; la victime était enceinte de quelques semaines ; son cadavre a été trouvé congelé dans un coffre derrière la maison ; Steele a été condamné à la prison à perpétuité, mais il a bénéficié d'une libération partielle en 2008 ; il a réintégré à la prison après avoir été agressif à l'endroit du personnel de la maison de transition dans laquelle il séjournait.

Le matin du 31 janvier 1985, Roger Breton, un électricien de Québec, est découvert mort étouffé dans son lit dans son logement de la 2e rue de Québec ; il avait une taie d'oreiller sur la tête, ses mains étaient attachées derrière son dos et ses pieds étaient liés; son logement était sens dessous dessus ; le vol s'imposait comme motif du crime. Monsieur Breton avait un penchant pour l'alcool ; il vivait séparé de sa femme quiavait demandé le divorce en 1984 ; il avait sorti des miliers de dollars de ses comptes de banque. En septembre 1985, André Desbiens se fait Délateur et donne des indications sur plusieurs meurtres dont celui de Roger Breton.

Le 12 avril 1985, Denis Ouellet est assassiné par plusieurs balles dans son automobile près de la taverne Desrosiers à Québec ; grâce au témoignage du délateur André «Bull» Desbiens, Yves «Colosse» Plamondon est reconnu coupable des meurtres de Denis Ouellet, Claude Simard et Armand Sanschagrin et condamné le 18 avril 1986 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 1995, dans une déclaration faite sous serment à Me Jacques Normandeau, l'avocat de Plamondon, Desbiens confesse avoir menti pour obtenir des faveurs et des avantages et affirme que Plamondon n'a rien à voir avec le meurtre de Denis Ouellet ; Desbiens décède quelques semaines plus tard ; le 17 février 2004, le ministre de la Justice ordonne une enquête sur les nouvelles affirmations de Desbiens.

Le 24 mars 1985, Laurent «L'Anglais» Viau, Guy-Louis «Chop» Adam, Jean-Guy «Brutus» Geoffrion, Michel «Willie» Mayrand et Jean-Pierre «Matt le Crosseur» Mathieu, tous membres du chapitre North (Laval) des Hells-Angels, sont assassinés dans le repaire de Lennoxville par des membres du chapitre de Montréal ; leurs corps enveloppés dans des sacs de couchage lestés de blocs de ciment et de poids d'haltérophilie sont jetés dans le Saint-Laurent en face du quai de Saint-Ignace-de-Loyola. Le 1 juin 1985, un des corps jetés en face du quai de Saint-Ignace-de-Loyola le 24 mars dernier remonte à la surface; la police trouve les 5 autres corps toujours au fond du Saint-Laurent. En tout, trente-sept Hells-Angels seront arrêtés pour ces meurtres et 21 d'entre eux écoperont de peines variant de 2 à 25 ans de prison à la suite de procès qui dureront 18 mois ; Gilles «Le Nez» Lachance, un membre du chapitre North est épargné de la tuerie, mais devient délateur et contribue à la condamnation des coupables ; le 3 décembre 1986, Réjean «Zig Zag» Lessard, le chef du chapitre de Montréal du gang des Hells-Angels qui a ordonné l'assassinat, Luc «Sam» Michaud, Jacques «La Pelle» Pelletier et Robert «Tiny» Richard sont reconnus coupables des 5 meurtres de Lennoxville, puis condamnés à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de leur peine derrière les barreaux ; Charles «Cash» Filteau est condamné à 3 ans de prison relativement à cette affaire ; le 21 novembre 2001, Luc Michaud demande d'être éligible à la libération conditionnelle avant la fin de la période de 25 ans ; le 28 novembre suivant, un jury lui accorde la permission de demander une libération conditionnelle lorsqu'il aura purgé 20 ans de sa peine derrière les barreaux ; le 3 février 2006, Réjean Lessard ayant abandonné les Hells-Angels en 1989 et s'étant converti au boudhisme, obtient la possibilité de sorties de jour sous escorte.

Le 6 avril 1985, Claude «Coco» Roy, postulant du chapitre North (Laval) des Hells-Angels, est assassiné par le Hells, Michel «Jinx» Genest au Motel Ideal de Saint-Basile-le-Grand ; il en aurait trop vu lors de la tuerie de Lennoxville le 24 mars précédent et trop parlé ensuite ; le cadavre de Roy est repêché des eaux du Saint-Laurent enveloppé dans un sac de couchage lesté de blocs de ciment ; Genest, qui était l'un des rares membres du chapitre de Laval à avoir été transféré au chapitre de Montréal, est reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; le 28 décembre 1994, Genest aurait eu la permission de quitter les Hells-Angels ; en juin 2007, il obtient le droit de sortie sans escorte. Son fils, Michel Genest jr, a été assassiné dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de Montréal en juillet 2006 et la police croit à un règlement de compte de gang de rue.

Le 12 avril 1985, Denis Ouellet est assassiné de plusieurs balles dans son automobile, près de la taverne Desrosiers à Québec. Yves «Colosse» Plamondon croyait que Ouellet avait assassiné son associé et il voulait le venger.

Le 1 mai 1985, Yves «Apache» Trudeau assassine Jean-Marc «La Grande Gueule» Deniger, un vendeur de drogue ami du chapitre North des Hells-Angels.

En juin 1985, le jeune Denis Roux Bergevin, 5 ans, disparaît de sa résidence de Côte-Saint-Paul à Montréal ; son cadavre est retrouvé 3 jours plus tard dans un sous-bois de Brossard ; il avait été frappé à la tête et avait été agressé sexuellement.

Le 3 juillet 1985, à Sainte-Foy, alertés par le système d'alarme, les agents Yves Têtu et Jacques Giguère du Service de police de Québec, se rendent au Dépôt dentaire Canada Limitée pour enquëter sur une possible entrée par effraction ; ils sont tués par le sergent Serge Lefebvre de la Police de Sainte-Foy qui avait pénétré par effraction dans le Dépôt dentaire Canada Limitée dans le dessein d'y commettre un vol ; le sergent Lefebvre tente vainement de se suicider sur le pont de Québec, mais il rate son coup et jette l'arme du crime dans le Saint-Laurent ; l'arme a été retrouvée par les plongeurs de la Sûreté du Québec quelques jours plus tard ; le 7 avril 1986, reconnu coupable de meurtre qualifié des deux policiers, Lefebvre est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en vertu de nouvelles dispositions de la loi, le sergent Lefebvre obtient d'être libéré sous conditions en 2003, 17 ans après son arrestation.

Le 1er août 1985, Nourredine Grira, un immigré d'origine tunisienne, assassine sa femme, Diane Nemay, dans leur résidence de Roxboro ; Diane Nemay lui aurait avoué qu'elle avait un amant ; il la poignarde à plusieurs reprises, lui coupe le nez qu'il jette dans les toilettes, puis les oreilles qu'il insère dans son vagin ; il enveloppe le cadavre dans un sac de couchage, puis, pendant que leurs jumeaux de 5 ans, Joël et Jocelyn, jouent dans la cour, il transporte le cadavre qu'il va abandonner dans un boisé de Napierville ; à son retour à Roxboro, il appelle les parents de Diane et leur dit qu'elle s'est enfuie de la maison et il alerte la police ; le 25 août, Grira part en Tunisie avec les jumeaux qu'il laisse chez ses parents ; le 16 septembre, deux promeneurs découvrent le cadavre de Diane ; Grira est arrêté à l'aéroport à son retour de Tunisie ; accusé de meurtre au premier degré, il admet sa culpabilité à l'accusation réduite d'homicide involontaire et est condamné à 10 ans de prison ; obtient une libération conditionnelle en 1991, forfait ses conditions en 1994 et retourne en Tunisie où il se remarie ; les jumeaux reviennent au Québec en 2001 et intentent une poursuite de plus de 1,2 M $ contre le curateur public pour négligence dans la surveillance de leur tuteur, André Nemay, le frère de leur mère, qui aurait dilapidé leur héritage constitué du produit des ventes des 2 maisons de leurs parents, du produit de l'assurance vie de leur mère et de la somme payée par le Fond d'indemnisation des victimes d'acte criminel ; en 2005, le Curateur met en cause Jacques Nemay, André Nemay et Isabelle Nemay, respectivement frères et soeur de Diane Nemay ; en décembre 2009, les procédures contre le curateur public ne sont toujours pas terminées.

Le 4 août 1985, Béatrice Moffat et son mari, Roy McLeod, font monter Johannes Winton et son compagnon âgé de 17 ans qui faisaient de l'auto-stop ; ces derniers poignardent madame Moffat à mort et blessent son mari à coup de couteau, puis s'emparent des 400 $ que le couple possédait ; Winton reconnu coupable de meurtre non prémédité, est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux ; le 15 mars 2004, vers 9 h 30, les cadavres transpercés de balles d'Audrey-Éve Charron, 23 ans, une effeuilleuse du bar Las Vegas de Longueuil, et de Patrick Merlin, 25 ans, un revendeur de drogues, sont découverts sur la banquette avant d'une automobile Pontiac Grand Prix immobilisée dans une ruelle, entre la 2e et la 3e Avenue à Verdun ; Merlin était connu de la police pour des délits reliés à la drogue ; le 2 septembre 2004, Johaness Winton, 37 ans, et Daniel Elwood Martel, 35 ans, sont accusés de meurtre prémédité relativement à ces décès ; Winton, qui avait été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux pour le meurtre non prémédité de Béatrice Moffat commis le 4 août 1985, était en liberté conditionnelle depuis juin 2002 ; le meurtre de Patrick Merlin aurait été commandé par Daniel Elwood Martel qui lui devait 4 000 $ pour du cannabis que Merlin lui avait livré ; la jeune fille aurait été tuée de 2 balles à la tête simplement parce qu'elle était un témoin du meurtre de Merlin ; le 4 décembre 2008, Johaness Winton est reconnu coupable des meurtres prémédités de Patrick Merlin et d'Audrey-Ève Charron et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; le 26 mai 2009, Daniel Elwood Martel est reconnu coupable du meurtre prémédité de Patrick Merlin et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 13 août 1985, Claude Simard est abattu de 4 balles 44 remington Magnum sur un chemin peu fréquenté deLLac-Beauport

Le 13 août 1985, Claude Simard est abattu de 4 balles de calibre .44 Remington Magnum sur un chemin peu fréquenté de Lac-Beauport ; grâce au témoignage du délateur André «Bull» Desbiens, Yves «Colosse» Plamondon est reconnu coupable des meurtres d'Armand Sanschagrin (1er décembre 1983), Claude Simard (13 août 1985), Denis Ouellet (12 avril 1985) et est condamné le 18 avril 1986, à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 1995, dans une déclaration faite sous serment à Me Jacques Normandeau, l'avocat de Plamondon, Desbiens confesse avoir menti pour obtenir des faveurs et des avantages et affirme que Plamondon n'a rien à voir avec le meurtre de Claude Simard ; atteint d'un cancer, Desbiens décède quelques semaines plus tard ; le 17 février 2004, le ministre de la Justice ordonne une enquête sur les nouvelles affirmations de Desbiens.

Le 22 septembre 1985, Michel Fournier, un employé de Bell Canada et disc jockey à temps partiel, est tué de 6 balles à sa sortie d'une soirée dansante tenue à l'église de Notre-Dame-de-la-Guadeloupe à Hull (Gatineau) ; son épouse, Monique Goulet, l'accompagnait au moment du drame ; Robert Lagacé, un ancien amant de Monique Goulet, et Robert Chénier admettent leur culpabilité à des accusations de meurtre non prémédité relativement à ce décès et sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de leur peine derrière les barreaux ; à la demande de Monique Goulet et moyennant une somme de 10 000 $ qu'elle prendrait à même le produit d'une police d'assurance de 145 000 $ sur la vie de son mari, Robert Lagacé avait d'abord recruté son ami, Michel Chénier ; celui-ci, moyennant une part du butin avait refilé la mission de tuer Fournier à Pierre Joanisse ; Monique Goulet n'a été accusée de meurtre prémédité qu'environ 15 ans après le meurtre, les preuves ayant été difficiles à réunir contre elle ; le 6 février 2004, un jury la déclare coupable de meurtre prémédité et elle est condamnée à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrières les barreaux ; invoquant le fait que le juge au procès avait erré en ne permettant pas au jury de la reconnaître coupable d'homicide involontaire même si trois heures avant le meurtre, elle avait laissé le message «cancelle» sur le répondeur de Robert Lagacé, Monique Goulet porte sa cause devant la Cour d'appel du Québec ; le 21 décembre 2007, ce tribunal rejette son appel à l'unanimité de 3 de ses juges qui jugent qu'elle avait planifié ce meurtre, qu'elle était avec son mari au moment où celui-ci fut assassiné, qu'elle a perçu le produit de l'assurance-vie et qu'elle a versé la somme convenue à ses complices.

Le 15 octobre 1985, vers 23 h 15, l'avocat, Frank Schoofey, un criminaliste notoire, est assassiné à la sortie de son bureau à Montréal ; en octobre 2004, la police de Montréal chargée de réexaminer les vieux crimes identifie Michael dit Crazy Mike, Fidanoglou et son complice, Michael Sarandou, comme les suspects les plus plausibles relativement à ce décès ; les deux bandits étaient des clients de Me Schoofey.

Le 23 octobre 1985, Gilles Côté est assassiné à Charlesbourg, Québec ; le 26 mars 2009, Gérald Gallant admet avoir tué Côté.

Le 26 octobre 1985, à Dorval, Jacynthe Fyfe, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM est assassinée par projectile d'arme à feu à Dorval alors qu'elle répond à un appel de routine; elle est la première femme policière tuée au Québec au cours d'une opération à laquelle elle participe. Un certain Réal Poirier, 21 ans, de Saint-Zotique est accusé de meurtre relativement à ce décès, mais il est déclaré aliéné mental et mis en détention jusqu'à ce qu'il soit jugé mentalement apte à réintégrer la société.

Le 27 décembre 1985, Mario Tessier, un agent de la Gendarmerie royale du Canada, est tué par André L'Heureux ; la camionnette volée que L'Heureux conduit tombe dans un fossé ; le constable Mario Tessier qui se rend alors à son travail à Ottawa, n'est pas armé ; voyant la situation dans laquelle se trouve L'Heureux, il lui porte secours ; L'Heureux monte dans l'auto de Tessier, exhibe une carabine tronçonnée de calibre .22, tire neuf fois sur le constable, puis jette ce dernier sur la chaussée où il décède.

1986

En 1986, Donald McGuire, qui purge une peine de 12 ans de prison pour un kidnapping à LaSalle, est reconnu coupable du meurtre de James Boland, 24 ans, un codétenu au pénitencier de Millhaven (Ontario) perpétré en 1984 et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 18 avril 1986, Yves Colosse Plamondon est reconnu coupable des meurtres de Denis Ouellet, Claude Simard et Armand Sanschagrin et condamné le 18 avril 1986 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; c'est grâce au témoignage du délateur André «Bull» Desbiens ; le 27 mars 1991, Plamondon est débouté en cour d'appel et le 12 septembre 1991, la Cour suprême refuse d'entendre sa cause ; en 1995, dans une déclaration faite sous serment à Me Jacques Normandeau, l'avocat de Plamondon, Desbiens confesse avoir menti pour obtenir des faveurs et des avantages et affirme que Plamondon n'a rien à voir avec le meurtre de Denis Ouellet ; Desbiens décède quelques semaines plus tard ; le 17 février 2004, le ministre de la Justice ordonne une enquête sur les nouvelles affirmations de Desbiens. Le 30 mai 2013, Plamondon demande à la Cour d'appel du Québec d'ordonner la tenue d'un nouveau procès, de nouveaux éléments ayant été découverts. Le 1er juin 2013, le ministre de la Justice du Québec demande à la Cour d'appel du Québec de se prononcer au sujet des condamnations de Plamondon pour meurtres.


Le 10 mai 1986, le constable Claude Saint-Laurent, 33 ans, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal et son partenaire arrêtent une automobile sur la rue Sherbrooke Est à Montréal. Au cours d'une échauffourée avec les 2 occupants de l'automobile arrêtée, Saint-Laurent est abattu avec sa propre arme de service et décède plus tard à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Yvon Racine, 44 ans et Pierre Ouellet, 37 ans, sont trouvés coupables du meurtre du constable Saint-Laurent et sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de leur peine derrière les barreaux.

Le 24 juillet 1986, à Saint-Hubert (Longueuil), Marcel Simard, un agent du Service de police de Saint-Hubert, est assassiné par projectiles tirés d'un fusil à canon tronçonné ; l'agent Simard examinait le contenu du véhicule dans lequel prenaient place Louis Troalen et Carol Pinard ; ces derniers avaient été condamnés pour vol à main armée mais étaient en liberté conditionnelle et allait commettre un autre vol à main armée au moment du meurtre de l'agent Simard ; Louis Troalen a été condamné pour ce meurtre à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 17 octobre 1986, à Montréal, Paul-Émile Bernard, 56 ans, est assassiné à coups de couteau dans son appartement du 30, rue Beaubien-Est ; le vol serait à l'origine de ce décès ; le 16 juin 2003, un suspect découvert grâce aux empreintes digitales et à son ADN est appréhendé à Laval ; comme il n'avait que 16 ans au moment du crime, son nom n'est pas révélé.

Le 19 octobre 1986, à Lachine, Michael Sheppard est assassiné d'une balle à la tête par l'ex-boxeur, Léo Sauvé, au Bar Astro où ce dernier agit comme portier ; aidé des employés du bar, Sauvé jette le cadavre de Sheppard dans le conteneur à déchet du restaurant ; le conteneur est ramassé et son contenu est jeté dans le dépotoir de l'ancienne carrière Miron à Montréal ; la disparition de Sheppard ne sera signalée par sa mère à la police qu'un mois après sa disparition ; quelques mois plus tard, des employés se confient aux policiers et Sauvé est arrêté, jugé coupable de meurtre prémédité et condamné en 1987 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en septembre 2006, Sauvé qui a purgé 19 ans de sa peine demande de purger le reste de sa peine dans la société ; Sauvé est né en 1955 et a été élevé dans le quartier Pointe-Saint-Charles de Montréal ; comme boxeur, il avait participé aux Jeux olympiques de Munich en 1972.

Le 13 novembre 1986, à Montréal, Robert Baril, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM, est tué par balles tirées à bout portant par Adélard Vallée qui lui avait enlevé son revolver de service ; l'agent Baril avait arrêté Vallée pour avoir brûlé un feu rouge; ce dernier était en liberté de jour alors qu'il purgeait une sentence de 16 ans pour homicide involontaire.

1987

Le 15 mai 1987, Pierre Primeau et Claude Labarre sont trouvés morts chacun d'une balle dans la tête à la résidence de Primeau, 29, rue Pauline à Coteau-du-Lac. Le 24 avril 1990, des mandats d'arrestation sont émis contre Ginette Masse, 37 ans, Chantal Morissette, 22 ans, et Gérard Morissette, 45 ans, en relation avec ces meurtres. Chantal Morissette et Ginette Masse sont appréhendées alors que Gérard Morissette est introuvable. Ginette Masse aurait payé 5 000 $ à Gérard Morissette pour qu'il tue Pierre Primeau, son ex-conjoint ; Claude Labarre, un ami de Primeau, qui se trouvait à la résidence de ce dernier le jour de l'attentat, y a été assassiné parce qu'il aurait été un témoin gênant ; le 9 novembre 1990, Chantal Morissette admet sa culpabilité à l'accusation de complicité pour meurtre et est condamnée à 34 mois de prison ; à la suite de son procès, Ginette Masse est reconnue coupable du meurtre de Pierre Primeau, son ex-conjoint, et de Claude Labarre, puis est condamnée à la prison à perpétuité ; en 1993, Ginette Masse obtient la tenue d'un nouveau procès ; le 26 octobre 1994, Ginette Masse admet sa culpabilité à une accusation réduite de complot pour commettre le meurtre de Pierre Primeau et de Claude Labarre et est condamnée à 9 ans de prison ; le 25 janvier 2002, Gérard Morissette, soupçonné des meurtres de Claude Labarre et de Pierre Primeau commis à Coteau-du-Lac est appréhendé à ParrySound, Ontario, et ramené au Québec où il est accusé de meurtre le 28 janvier suivant ; il avait assumé l'identité de Réjean Dallaire.

Le 30 mai 1987, le cadavre de Réal Beauséjour, 41 ans, est découvert dans son logement de la rue Turgeon à Sainte-Thérèse ; il avait été atteint de projectiles et frappé avec un objet contondant ; le dossier criminel de Beauséjour comportait une condamnation de 18 mois de prison pour extorsion en 1985, il avait été reconnu coupable de possession de stupéfiants ; l'enquête a révélé qu'il avait bu une bière avec son assassin établissant ainsi que ce dernier et la victime se connaissaient. En janvier 2010, le module des crimes non résolus de la Sûreté du Québec appréhende un homme de 40 ans qu'il croit être le meurtrier ; ce dernier était mineur au moment de l'assassinat et son identité ne peut être révélée pour cette raison.

Le 18 juin 1987, un automobiliste est enlevé à Québec, puis assassiné dans un chalet de Val-Alain ; Gilles Meloche, qui venait de sortir de prison, est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux ; sa conduite à l'intérieur des murs dans toutes les prisons qu'il a fréquentées l'empêche toujours, en 2004, d'obtenir une libération conditionnelle, même s'il est sobre depuis 1990, s'il a réussi à obtenir un baccalauréat en sciences humaines et un autre en arts et s'il a produit 800 tableaux et participé à 13 expositions.

Le 24 août 1987, le corps transpercé de 173 coups de couteau de Sophie Landry, 16 ans, de La Prairie, est trouvé dans un sentier de Saint-Roch-de-l'Achigan ; l'autopsie révèle que la jeune fille a été violée avant d'être tuée ; en février 2002, la police de Longueuil arrête Guy Croteau, 45 ans, recherché par la police de Montréal qui le soupçonne d'enlèvement et d'agressions sexuelles sur des mineures ; un test d'ADN le relie au meurtre de Sophie Landry ; au moment de son arrestation, il était concierge dans une école de la Rive-Sud ; le 16 février 2004, Croteau est reconnu coupable du meurtre prémédité de Sophie Landry et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; le 22 mars 2006, il est condamné à 16 ans de prison pour agression sexuelle à l'endroit d'une fillette de 10 ans de Saint-Jean-sur-Richelieu, puis à l'endroit de 2 adolescentes de 16 ans de Saint-Hilaire.

Le 31 août 1987, Alain Bernard, un homme d'affaires, est tué d'une balle de calibre .44 à la tête dans sa résidence de Granby ; la police constate qu'il n'y a aucune trace d'effraction et que rien n'a été volé dans la maison ; vers 3 h 30, Lynda Bernard, la fille d'Alain rentre à la maison et constate que la télévision est encore allumée et que son père qui est assis dans son fauteuil a dû s'endormir ; elle va se coucher ; vers 13 h le lendemain, Lynda va ouvrir la porte à un ami de son père qui venait lui rendre visite ; c'est alors que Lynda et l'ami de son père constatent qu'il est décédé ; le 22 mai 2009, Tristan Anthony Bernard, son cousin Patrice Bernard et son ami Alain Béliveau, sont formellement accusés du meurtre prémédité d'Alain Bernard et de complot entre eux pour commettre ce crime ; Tristan Anthony Bernard avait 19 ans, s'appelait Chantal et était la fille aînée d'Alain Bernard. Le 11 mars 2013, un jury déclare Alain Béliveau coupable du meurtre d'Alain Bernard.

Le 7 septembre 1987, à Québec, le militaire Patrice Galipeau au volant d'une automobile brûle plusieurs feux rouges lorsque poursuivi par des policiers de Sainte-Foy, puis entre en collision avec une automobile qui traversait le chemin Sainte-Foy ; les 4 occupants de l'autre automobile sont tués sur le coup ; Galipeau écope de trente mois de prison.

Le 24 septembre 1987, Louise Blanc Poupart est violée puis assassinée de 17 coups de couteau dans sa résidence de Sainte-Adèle par William Patrick Fyfe.

Le 15 décembre 1987, à Laval, Micheline Perron, 43 ans, est trouvée poignardée dans son automobile ; son mari, Gilles Perron, un réalisateur de CBC/Radio-Canada, est accusé du meurtre de sa femme, puis est finalement acquitté.

En décembre 1987, Mario Taddeo, est abattu d'une balle devant certains de ses employés dans la carrière de pierres de Mirabel dont il avait hérité au décès de son beau-père, Jimmy Accurso, président de Louisbourg Construction et père de Tony Accurso ; au moment de son décès, Taddeo était séparé de sa conjointe Géraldine Accurso et était le compagnon de Louise Caron qui avait divorcé de Tony Accurso en 1985.

1988

Le 9 septembre 1988, vers 18 h, Rhéa Brochu, 40 ans, est enlevée sous la menace d'un couteau dans le stationnement commercial de Pointe-aux-Trembles (Montréal) ; emmenée dans sa propre voiture dans un bois de Oka, madame Brochu est torturée, violée à répétition, puis étouffée dans un sac de plastique ; son cadavre en putréfaction est découvert le 19 septembre suivant ; à l'automne 1989, Pierrette Anglehart, 48 ans, mère de 3 enfants, et Denis Fréchette, 38 ans, deux grands consommateurs de drogue et d'alcool sont appréhendés en relation avec ce décès ainsi que pour l'enlèvement, la séquestration et le viol de 5 autres femmes de la région de Montréal ; les deux comparses reconnaissent leur culpabilité relativement à l'enlèvement et aux sévices sexuels mais jettent la faute l'un sur l'autre pour ce qui est du meurtre ; reconnus coupables de meurtre prémédité, ils sont condamnés tous les deux à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de leur peine derrière les barreaux ; ils ont aussi été reconnu coupables d'enlèvement et de sévices sexuels sur 5 autres femmes et ont été condamnés à des peines de prison concurrentes à celle de la perpétuité.

Le 14 octobre 1988, vers 6 h 40, Henri Paquin, homme d'affaires de Saint-Laurent (île de Montréal), est tué dans l'explosion télécommandée de son automobile de marque Mercedes sur le boulevard Thiemens dans l'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal ; en 1987, Paquin, trésorier du parti du maire de Saint-Laurent, Marcel Laurin, avait acheté un terrain de 4,6 hectares dans le projet Nouveau-Saint-Laurent.

Le 8 novembre 1988, Nancy Moreau, 20 ans, est tuée à coups de hache dans l'étable d'une ferme d'élevage de cerfs et de sangliers de Saint-Joachim-de-Shefford ; Kurt Nicolas Rougier, un consommateur d'hallucinogènes, est appréhendé puis accusé de meurtre prémédité ; en 1989, il admet sa culpabilité à l'accusation réduite d'homicide involontaire.

Le 28 décembre 1988, à Sainte-Anne-des-Plaines, Maurice Alarie et Aline Raymond sont assassinés par balles à leur résidence ; accusé de meurtre prémédité, Stéphane Gilbert, un cocaïnomane, est reconnu coupable et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 2004, un jury lui permet de demander sa libération conditionnelle après 20 ans de réclusion, soit en 2008.

1989

En 1989, Joe Rose, 23 ans, un activiste gay, est poignardé à mort dans un autobus en fin de soirée à Montréal ; un homme de 19 ans est reconnu coupable d'homicide involontaire relativement à ce décès et écope de 7 ans de prison alors que 4 mineurs seront également condamnés à des peines de prison.

En 1989, Alain Brosseau, 33 ans, est attaqué alors qu'après son travail comme garçon de table à Ottawa, il retournait chez-lui au Québec en marchant sur le pont Alexandra ; un groupe d'adolescents s'attaquaient depuis quelque temps aux homosexuels d'Ottawa et de Gatineau ; ils repérèrent Brosseau sur le pont, lui volèrent 80 $ et une bague, puis le jetèrent la tête première dans la rivière ; après avoir plaidé coupable à l'accusation de meurtre non prémédité, Jeffrey Lalonde est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; Brosseau n'était pas homosexuel, il était petit et marchait seul et ses assaillants ont déduit qu'il en était un ; le 26 mai 2008, Lalonde, 36 ans, est trouvé mort dans sa cellule de l'Institut Leclerc de Laval et la police croit à un suicide.

En 1989, Michel Jetté est reconnu coupable d'homicide involontaire relativement au décès de Marcel Gagné, un tenancier de bar clandestin de Saint-Jérôme ; en 1995, le caporal Gaétan Rivest de la Sûreté du Québec, principal enquêteur de ce dossier, déclare qu'il a obtenu les aveux de Jetté par la force et les menaces ; Jetté décède en prison après avoir inscrit sa cause devant la Cour d'appel ; en 1999, cette dernière annule le verdict et la sentence ; le 18 octobre 2002, la succession de Jetté intente une poursuite de six millions $ conte le Procureur général du Québec et le caporal Gaétan Rivest ainsi que les agents Pierre Boivin, Rodrigue Clavette et Gaétan Bellemare.

En 1989, Stéphane Gilbert, 19 ans, est reconnu coupable du meurtre prémédité d'Aline Raymond, 55 ans, et de Maurice Alarie, 60 ans, des agriculteurs de Sainte-Anne-des-Plaines ; condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; en 2004, après 16 ans de réclusion, Gilbert demande à un jury de lui accorder la réduction du délai pour demander sa libération conditionnelle.

En 1989, Steven Solyom, 42 ans, fait feu sur un commerçant de Laval au cours d'un vol à main armée ; arrêté en 1992, Solyom est condamné à la prison à perpétuité ; s'évade en 2004 ; en octobre 2007, Solyom est arrêté à Saint-Eustache alors qu'il circulait à vélo.

Le 2 janvier 1989, à Victoriaville, Manon Geoffroy, 31 ans, est tuée dans son sommeil d'un coup de fusil .12 ; Paul Dupuis, 36 ans, un collègue de travail qui était en instance de divorce et qui demeurait chez la victime depuis 5 mois est accusé de meurtre ; l'assassin avait consommé de l'alcool et des médicaments ; il plaide coupable à l'accusation réduite d'homicide involontaire et est condamné à 2 ans et 1 jour de prison.

Le 5 janvier 1989, Hazel Weldon, 66 ans, une veuve retraitée de la McGill University, est battue à mort dans sa résidence alors qu'elle revenait de la bibliothèque de l'université.

Le 12 janvier 1989, Catherine Dansereau, 9 ans, et Philippe Dansereau, 6 ans, sont abattus par balles tirées à bout portant par leur père François Dansereau qui se suicide après les meurtres ; Dansereau était un ex-soldat qui avait tenté en vain d'obtenir un emploi comme enseignant.

Le 15 janvier 1989, Aline Raymond, 55 ans, est abattu de 4 balles à Sainte-Anne-des-Plaines en même temps que son conjoint, Maurice Alarie ; Stéphane Gilbert, 20 ans, et deuzx adolescents e 17 ans sont reconnus coupables de ces meurtres ; Gilbert a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 27 janvier 1989, à Montréal, France Martin et sa fille, Caroline Martin, 16 ans, sont poignardées dans l'appartement de Luc Beauregard, 30 ans, après que ce dernier eut tenté de violer la jeune fille ; la mère et la fille agissait comme gardienne de l'enfant de l'assassin lorsque celui-ci la recevait lors de son droit de visite ; d'abord accusé de meurtre prémédité, il a plaidé coupable à l'accusation réduite à meurtre non prémédité et a été condamné à la prison à perpétuité sana possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 14 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 29 janvier 1989, à Boucherville, Alberte Bouchard est poignardée et son assassin laisse deux dagues plantées dans ses orbites ; son mari est également assassiné le même jour ; Michel de la Boissière, étudiant de l'UQUÀM est accusé de ces deux meurtres prémédités ; il plaide coupable à l'accusation réduite de meurtre non prémédité et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 7 février 1989, à Montréal, Andrée Auger, 31 ans, est assassinée par Pierre Bélanger, 31 ans, son partenaire avec qui elle venait de renouer après avoir plus tôt abandonné ses plans de l'épouser.

Le 18 février 1989, Cindy Wheeler, 18 ans, est abattue dans son sommeil d'un coup de fusil à la tête tiré par Joseph-Ambroise Moreau, 52 ans, dont elle partageait le lit depuis 4 ans dans une cabane de Stoke ; elle avait annoncé qu'elle le quittait pour un garçon de son âge ; il vait crié «Tu ne partiras jamais d'ici», puis il s'est suicidé.

Le 21 février 1989, Maxime Veilleux, 23 mois, est tué à La Prairie par Richard Poirier, le nouveau partenaire sexuel de sa mères.

Le 23 février 1989, Claire Métivier-Montambault, 51 ans, est tuée d'un coup de fusil au visage à Nicolet par son mari, Roch Montambault, 49 ans, après avoir tenté de parler de divorce avec lui qu'elle avait expulsé de son domicile 3 semaines auparavant ; Montambault a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 6 mars 1989, Francine Lacasse, 44 ans, est abattue de 2 balles de carabine à la tête à Macamic, par André Coulombe 55 ans, qui s'est nsuite suicidé. La victime et le tueur vaient cohabité pendant 14 ans, puis, il était parti vivre dans une autre ville. Il est cependant revenu et s'est introduit chez Lacasse par effraction.

Le 16 mars 1989, Claire-Hélène Morin, 48 ans, est abattue d'un coup de fusil sur le seuil de la porte de la résidence familiale ;son mari, Raymond Fortin, 63 ans, avait reçu son avis de divorce environ 45 minutes avant que son épouse vienne chercher ses affaires ; après le meurtre, Fortin se suicide ; la victime et son assassin étaient les parents de 6 enfants.

Le 24 mars 1989, à Chicoutimi, Virginie Pelletier, 17 ans, est tuée à coups de marteau et son cadavre, découpé en petits morceaux qui sont dispersés à divers endroits de la région ; Benoît Desrosiers, 32 ans, qui avait voulu avoir des rapports sexuels avec la jeune fille, était un employé du cinéma tenu par le père de celle-ci ; accusé de meurtre prémédité, il plaide coupable à l'accusation réduite à meurtre non prémédité et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 2 avril 1989, à Montréal, René Pétillon, 27 ans, est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 20 ans de sa peine derrière les barreaux pour avoir assassiné avec un couteau et des fourchettes l'homme de 47 ans qui l'hébergeait dans le Vieux-Montréal, et avoir fait subir le même sort à Marie-Josée Beauchesne, une prostituée de 33 ans présente sur les lieux ; alors en libération conditionnelle, Pétillon était sous l'effet de la drogue au moment de ses crimes ; en décembre 2004, en vertu des nouvelles dispositions du Code criminel du Canada, un jury ramène le minimum de temps derrière les barreaux à 18 ans.

Le 3 avril 1989, à Amos, Monique Nadeau, 41 ans, ses enfants, Sophie Nadeau, 15 ans, Alexandre Nadeau, 9 ans et Pierre-Luc Nadeau, 8 ans, sont assassinés par le mari et père, Réjean Nadeau, 44 ans.

Le 10 avril 1989, à Saint-Raphaël-de-Bellechasse, Denise Guillemette est abattue de 3 balles au haut du corps ; son mari, Marcel Asselin, 38 ans, qu'elle avait quitté quelques semaines plus tôt, l'avait attiré dans la résidence familiale sous prétexte de signer des papiers ; après avoir tué sa femme, Asselin se suicida.

Le 18 avril 1989, Sylvie Laverdière, 24 ans, est violée, mutilée, puis assassinée par strangulation dans son logement de la rue Blainville à Sainte-Thérèse.-de-Blainville ; le porte-feuille de la victime a été retrouvé en bordure de l'autoroute à environ 2,5 km du lieu du meurtre. L'enquête qui avait été abandonnée est rouverte par la Sûreté du Québec le 4 juin 2013, 24 ans après l'événement.

Le 22 avril 1989, à Montréal, Grosdawa Listes, 55 ans, est poignardée puis abattue d'un coup de fusil tiré par son mari Nedeljko Listes, un alcoolique ; leur fils Anthony Listes, 19 ans, s'échappe et va chercher la police, puis est assassiné à son tour lorsqu'il revient ; la police avait souvent été appelée au domicile familial pour violence conjugale ; la défense d'aliénation mentale est rejetée et Nedejko Listes est reconnu coupable de meurtre non prémédité de son épouse et du meurtre prémédité de son fils ; il a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 3 mai 1989, à Saint-Jean-sur-Richelieu, Guylaine Charrette, 20 ans, et le propriétaire du bar jamaïcain où elle travaillait sont abattus par balles ; Jacques Boutin, 37 ans, et André Souligny, 26 ans, deux membres du gang des Hells Angels, sont accusés de ces meurtres, mais ils sont acquittés ; le propriétaire du bar refusait de leur vendre son établissement.
Le 7 mai 1989, le cadavre nu de Linda Flood, une femme de race noire âgée de 18 ans, est découvert dans un boisé du Mont Royal ; elle avait été rapportée disparue 15 jours auparavant ; elle avait sa culotte bourrée dans la bouche.

Le 19 mai 1989, à Lachenaie, Carole Charron, 28 ans, et son mari sont assassinés à coups de couteau devant leurs enfants ; leur voisin, José Raymond, 24 ans, avait été pris sur le fait alors qu'il tentait de voler un système de son ; Raymond a plaidé coupable à l'accusation de meurtre non prémédité et a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 15 ans de sa peine derrière les barreaux.

Le 6 juin 1989, Pauline Laplante est violée, puis assassinée de 37 coups de couteau dans sa résidence de Piedmont par William Patrick Fyfe.

Le 10 septembre 1989, Jocelyn «Prof» Girard et Marcel «Polpon» Blackburn, deux membres du chapitre de Montréal des Hells-Angels sont portés disparus. Le 31 mars 1990, le cadavre de Jocelyn «Prof» Girard est trouvé par un pêcheur dans le Saint-Laurent près de Louiseville ; il était ligoté à l'intérieur d'un sac de couchage.

Le 5 octobre 1989, Guy Laflamme est assassiné à Vanier ; le 26 mars 2009, Gérald Gallant admet avoir tué Laflamme.

Le 6 décembre 1989, à l'École polytechnique de Montréal, Marc Lépine crie «je hais les féministes», abat 14 étudiantes avec une mitraillette, puis se suicide sur les lieux de son forfait. Les victimes sont : Geneviève Bergeron, 21 ans, Hélène Colgan, 23 ans, Nathalie Croteau, 23 ans, Barbara Daigneault, 22 ans, Anne-Marie Edwards, 21 ans, Maud Haviernick, 29 ans, Barbara Maria Klueznik Widajewicz, 31 ans, Maryse Laganière, 25 ans, Maryse Leclerc, 23 ans, Anne-Marie Lemay, 22 ans, Sonya Pelletier, 23 ans, Michèle Richard, 21 ans, Annie Saint-Arneault 23 ans, et Annie Turcotte, 21 ans. Pris par un sentiment de culpabilité simplement parce qu'il était présent lors du massacre et qu'il n'est pas intervenu, Sarto Blais, un diplômé de l'École polytechnique, se suicide à l'automne de 1990 ; ses parents incapables d'accepter sa disparition se suicident au mois de juin suivant.

Le 22 décembre 1989, à Québec, le cadavre de Monique Stocker, 40 ans, est découvert dans un tuyau d'égout derrière sa résidence ; un mois plus tôt, elle avait été battue à mort par André Mercier, 35 ans, qui venait de purger une peine de prison pour voies de fait contre madame Stocker s'était installé chez elle malgré que sa libération conditionnelle lui interdisait toute communication avec la victime qu'il avait recommencé à battre; la défense d'intoxication de Mercier n'a pas été retenue et il a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

  • Bibliographie -


Allô Police (Hebdomadaire de Montréal)
Death Dealers (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1999)
Hells-Angels at War (Yves Lavigne, Harper-Collins Publishers, 1999)
Hells-Angels: Into the Abyss (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1996)
Hell's Angels: Taking Care of Business (Yves Lavigne, HarperCollins Publishers, 1987).
La Filière canadienne (Jean-Pierre Charbonneau, Les Éditions de l'homme, 1975).
La Petite histoire du crime au Québec (Hélène Andrée Bizier. Éditions internationales Alain Stanké, 1981).
Meurtres en série et de masse - Dynamique sociale et politique (Richard Poulin et Uanick Dulong. Éditions Sisyphe, 2009).
Iced: A History of Organized Crime in Canada (Stephen Schneider).

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