Refus global (manifeste)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Rédigé par Paul-Émile Borduas, signé par un groupe d'artistes et d'écrivains qui ont marqué leur époque, il est tiré à 400 exemplaires publiés le 9 août 1948.

Ce texte propose le refus de toute idéologie qui entrave la spontanéité créatrice. Des expressions telles que «besoin sauvage de libération», «anarchie resplendissante» et «nouvel espoir collectif» attirent l'anathème des autorités politiques et religieuses de l'époque.
La presse canadienne-française condamne ce manifeste qui remet en question les valeurs traditionnelles et religieuses de la société québécoise, et Paul-Émile Borduas perd son emploi de professeur à l'École du meuble où il enseignait depuis 1937.
Le Refus global aurait marqué un tournant dans l'évolution du Québec.
Le manifeste original porte les signatures de la designer Magdeleine Arbour, 25 ans, Marcel Barbeau, 23 ans, Paul-Émile Borduas, 42 ans, le docteur Bruno Cormier, 28 ans, la peintre, verrière et sculpteure Marcelle Ferron Hamelin, 24 ans, le dramaturge Claude Gauvreau, 22 ans, le peintre Pierre Gauvreau, 25 ans, la comédienne Muriel Guilbault, 26 ans, le peintre Fernand Leduc, 32 ans, la danseuse Françoise Lespérance-Riopelle, 21 ans, le peintre Jean-Paul Mousseau, 21 ans, le photographe Maurice Perron, 24 ans, l'éclairagiste Louise Renaud, 26 ans, la poète Thérèse Renaud-Leduc, 21 ans, le peintre Jean-Paul Riopelle, 24 ans, la danseuse et sculpteure Françoise Sullivan, 23 ans.

La succession Paul-Émile-Borduas, détentrice des droits d'auteur nous a ordonné de retirer de nos pages le texte du Refus global. Ce que nous avons fait dès qu'on nous l'a ordonné.

Lire le manifeste Prisme d'Yeux publié en février 1948 qui n'a pas fait l'objet d'une interdiction comme celle du Refus global.

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