Tomassi (Tony)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

Publicité

(Annonces   .)
  • Politologue né en 1971 à Montréal. Études au Collège Marie-Victorin, à l'Université de Montréal-UdeM (science politique) et à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM. Attaché politique du député de Jeanne-Mance (1989-1993) et de Bourget (1993-1994) à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ. Candidat du Parti conservateur du Canada-PCC de Saint-Léonard défait aux élections générales fédérales de 1993. Député du Parti libéral du Québec-PLQ de LaFontaine à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (2003-). Ministre délégué à la Famille dans le cabinet de Jean Charest (2008-2010).

Le 6 mai 2010, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, l'expulse du cabinet et du caucus libéral à la suite de révélations à l'effet qu'il aurait utilisé à titre personnel une carte de crédit appartenant la compagnie BCIA (Bureau canadien d'investigation et d'ajustement) alors qu'il n'était que député donc avant 2008 ; BCIA est dirigée par Luigi Coretti, un ami de Tomassi ; Tomassi avait été l'objet d'attaques de l'opposition au sujet de sa façon de gérer les places de garderies sous sa responsabilité et sur ses méthodes de financement du Parti libéral ; le dossier de Tomassi au sujet de l'utilisation de la carte de crédit de BCIA est remis à la Sûreté du Québec-SQ pour enquête.
Le 26 mai 2011, sans donner de raison, la Sûreté du Québec transfère le dossier Tomassi à l'Unité permanente anticorruption-UPAC. Des anciens employés de BCIA avaient affirmé ne pas avoir payé pour des billets pour un souper bénéfice du Parti libéral, ce qui laissait croire que BCIA les avait elle-même payés et les leur avait donné commettant ainsi une infraction à la Loi du financement des partis politiques.
Le 29 juin 2011, le directeur général des élections du Québec indique que la compagnie BCIA n'a pas donné directement, ni indirectement de l'argent ni à M. Tomassi, ni au Parti libéral en échange de billets des collecteurs de fonds. L'Unité permanente anti-corruption ayant déposé son dossier chez le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ce dernier demande aux policiers d'approfondir leur enquête. Le 11 octobre 2011, le Directeur des poursuites criminelles et pénales accuse Tomassi de fraude et d'abus de confiance dans l'exercice de ses fonctions entre 2006 et 2010 pour avoir obtenu des avantages de la part de BCIA, une entreprise faisant des affaires avec le gouvernement. Le 2 mai 2012, Tomassi démissionne de son poste de député de LaFontaine à l'Assemblée nationale. En juin 2012, Tomassi annonce qu'il a changé d'avocat et obtient un cinquième report de l'audition de sa cause ; son ancien avocat était Me Joseph La Leggia qui a dû s'absenter pour convalescence après avoir été battu à l'extérieur de sa résidence de Montréal ; son nouvel avocat est Me Pierre Poupart.

Déjà accusé de fraude dans un dossier, Luigi Coretti est arrêté le 31 août 2012 et accusé de harcèlement à l'endroit d'une femme ; ce crime se serait produit entre le 1er juin et le 31 août 2012.

Le 17 octobre 2013, la Commission Charbonneau apprend qu'à titre d'adjoint parlementaire du premier ministre Jean Charest, Tomassi a rencontré les dirigeants de la compagnie Carboneutre spécialisée dans la décontamination des sols et qu'à titre de ministre de la Famille, il est intervenu en faveur de Carboneutre auprès du ministère de l'Environnement.

Le fondateur de Carboneutre est l'ingénieur Benoît Ringuette qui a mis en place un nouveau procédé de décontamination des sols. Sans le sou, il fait appel à l'homme d'affaires Yves Thériault qui devient son partenaire dans l'aventure et qui est chargé de trouver du financement ; les investisseurs ne se bousculent pas à la porte ; Carboneutre qui a acheté un terrain sur la place Marien, accumule les dettes ; en novembre 2006, Ringuette confie les rênes de l'entreprise à Thériault et devient un salarié de Carboneutre ; Carboneutre perd son certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement et les créanciers enregistrent des hypothèques sur l'usine et le terrain.
Le 1er février 2008, Domenico Arcuri de Contruction Mirabeau prend la responsabilité des dettes de Carboneutre ; en contrepartie, Ringuette et Thériault lui confient la gestion de l'entreprise et l'usage de la nouvelle technologie ; par la suite, Ringuette découvre que Raynald Desjardins est associé à l'entreprise. Ringuette rencontre Jocelyn Dupuis qui est un intime de Desjardins ; Dupuis est membre du Conseil du Fonds de Solidarité de la FTQ.
En novembre 2011, Tomassi est accusé d'abus de confiance, et de fraude envers le gouvernement.
Le 21 mai 2014, Me Cathy Fortin, la procureure de la Couronne annonce que, le 5 juin 2014, Monsieur Tomassi plaidera coupable aux accusations qui pèsent contre lui.
Le 5 juin 2014, Tomassi est condamné à 240 heures de travaux communautaires et à 2 ans de probation (garder la paix et avoir une bonne conduite) ; il devra de plus rembourser 2 550 $ au ministère des Finances, verser un don de 3 000 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, un don de 3 100 $ à la fondation de l'Hôpital du Sacré-Coeur du boulevard Gouin à Montréal et 3 100 $ à la Fondation Suicide-Action.

  • Députés à l'Assemblée législative, à l'Assemblée nationale ou conseillers législatifs soupçonnés, accusés, ou reconnus coupables d'actes criminels :


Bérard, Louis-Philippe (1858-1925)
Bergevin, Achille (1870-1933)
Bouc, Charles-Jean-Baptiste (1766-1832)
Boisseau, Armand (1887-1962)
Bouchard, Daniel (1968-)
Caldwell, John (1775-1842)
Grégoire, Gilles (1926-2006)
Ledoux, Gaston (1915-1970)
Leduc, Guy (1928-2011)
Martineau, Gérald (1902-1968)
Mousseau, Joseph-Octave fils (1875-1965)
Roy, Philippe-Honoré (1847-1910)
Tomassi, Tony (1971-)

Outils personels

Publicité

(Annonces   .)