Trois-Rivières . Affaire du décès du détective Louis-Georges Dupont (corps de police)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Éphémérides -


1969 (12 août) Début des auditions de la Commission de police du Québec qui enquête sur les activités du service de police de Trois-Rivières durant la période qui s'étend de janvier 1967 à septembre 1969 et plus particulièrement sur la conduite du capitaine-détective Georges Gagnon, du lieutenant-détective Jean-Marie Hubert et du sergent-détective Paul Dallaire et sur la prostitution à Trois-Rivières.
(Début de septembre) Le chef de police de Trois-Rivières démissionne.
(9 septembre) Le sergent-détective Louis-Georges Dupont , 45 ans, témoigne devant la Commission de police du Québec.
(17 septembre) Le sergent-détective Dupont témoigne de nouveau devant la Commission de police.
(19 septembre) Fin des auditions de la Commission de police du Québec sur la police de Trois-Rivières.
(10 novembre, vers 10 h 30) Le cadavre du sergent détective Louis-Georges Dupont est trouvé dans son automobile de service sur un sentier à environ 160 m du boulevard Saint-Jean, à la limite de la ville e Trois-Rivières ; le policier avait disparu de son domicile le 5 novembre précédent ; une lettre d'adieu retrouvée à ses côtés entraîne les enquêteurs à conclure au suicide ; cette conclusion n'est pas partagée par sa veuve à qui on refuse l'accès aux rapports d'enquête et d'autopsie.
(5 décembre) Le coroner Marcel Chartier conclut que Louis-Georges Dupont «était dans un état dépressif très avancé, le docteur Roger A. Caron lui ayant d'ailleurs conseillé en décembre 1968 de consulter un psychiatre» et qu'il «s'est donné la mort sans avoir eu la mens rea nécessaire à un acte criminel de telle nature ; il n'y a donc pas eu cet élément nécessaire au crime. En conséquence, il n'y a pas eu suicide au sens du code criminel : il s'est donné la mort dans un état d'aliénation mentale» ; le docteur Caron était aussi médecin consultant de la police municipale et de la prison de Trois-Rivières.
(29 décembre) La commission de police recommande que le capitaine Gagnon soit congédié, que le sergent-détective Paul Dallaire et le lieutenant-détective Jean-Marie Hubert soient destitués, ce qui sera fait le 20 janvier 1970.
1977
(17 octobre) La transcription de tous les témoignages donnés lors de l'enquête de la Commission de police en 1969 est détruite à la suite d'une ordonnance.
1982
À la suite d'une deuxième enquête sur le service de police de Trois-Rivières, le sergent-détective Lawrence Buckley est congédié pour extorsion.
1995
(20 décembre) Le juge Ivan Saint-Julien de la Cour supérieure du Québec se prononçant sur une requête en mandamus présentée par la famille Dupont, ordonne au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, de tenir une commission d'enquête sur la disparition et la mort du policier Louis-Georges Dupont survenue en 1969 ; le juge se déclare convaincu que la mort du policier Dupont est le résultat d'un meurtre et non d'un suicide.
1996
(3 avril) Le Gouvernement du Québec nomme Céline Lacerte-Lamontagne, juge à la Cour du Québec, pour présider une commission d'enquête publique sur la disparition et la mort du policier Louis-Georges Dupont.
(26 août) Le corps de Louis-Georges Dupont est exhumé du cimetière Saint-Michel de Trois-Rivières pour faire l'objet d'une autopsie supplémentaire ordonnée par la commissaire Lacerte-Lamontagne.
(28 novembre) La commissaire Lacerte Lamontagne conclut que la preuve et les composantes du dossier rendent davantage plausible la thèse du suicide.
N.B. En 2011, malgré ce jugement, la famille Dupont continue de croire que Louis-Georges Dupont a été tué et qu'il ne s'est pas suicidé.

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