Zambito (Lino)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme d'affaires (entrepreneur de construction).

Président de la Compagnie Infrabec Inc.
En 2009, son père, Giuseppe Zambito est acusé d'avoir intimidé un concurrent d'Infrabec à Boisbriand ; Giuseppe Zambito reçoit une absolution inconditionnelle.
Vers le 10 octobre 2009, Lino Zambito propose à madame Marlene Cordato, candidate à la mairie de Boisbriand, de ne pas présenter sa candidature à l'élection municipale prévue pour le 1er novembre suivant ; ce qui permettrait à la maire Sylvie Saint-Jean de demeurer en poste et sauverait des milliers de dollars à la ville ; cependant, la discussion était filmée de sorte que la conversation entre M. Zambito, et mesdames Cordato et Saint-Jean s'est retrouvée sur les ondes de l'émission Enquête de la télévision de CBC/Radio-Canada.
Sylvie Saint-Jean a été délogée par Marlene Cordato le 1er novembre suivant.
Le 26 avril 2012, Lino Zambito reconnaît sa culpabilité à l'accusation d'avoir tenté d'influencer le déroulement d'une élection en demandant à une candidate de ne pas présenter sa candidature à l'élection de Boisbriand en 2009 ; le directeur général des élections avait auparavant décidé que cette demande constituait un délit en vertu de la Loi des élections municipales ; il est condamné à 1 000 $ d'amende et aux frais de cour.
Au cours des 5 années précédant les élections de 2009, la compagnie Infrabec de Lino Zambito avait obtenu 75 % des contrats de la ville de Boisbriand.
Appelé à témoigner devant la Commission d'enquête sur la collusion et la corruption - Commission Charbonneau ; Zambito y déclare que son entreprise avait payé à l'ingénieur Gilles Trépanier de la ville de Montréal des pots-de-vin pour que les estimés des fonctionnaires soient majorés pour rencontrer les prix soumis par des entrepreneurs ou accepter des montants supplémentaires pour des travaux non prévus aux devis originaux ; il vise nommément les entreprises de Tony Accurso comme bénéficiaires de ce système. Il se réjouit d'avoir contribué à «changer le domaine de la construction qui est pourri».
En juin 2013, la Ville intente une action de 300 000 $ contre Zambito et Michel Lalonde de la firme d'ingénierie Génius Conseil.
Le 14 juin 2013, La Presse rapporte que Zambito et son etreprise sont en faillite.
En février 2014, Sylvie Saint-Jean reconnaît sa culpabilité à 4 accusations pour ses agissements à la mairie de Boisbriand ; elle reconnaît avoir laissé Lino Zambito et Claude Brière des fournisseurs de la ville participer à l'organisation de ses élections en 2009 ; Lino Zambito est décrit comme le chef d'orchestre et pourvoyeur de fonds durant cette année électorale. Sylvie Saint-Jean admet avoir reçu plusieurs avantages pour sa campagne, comme le paiement de sondages, un site web pour son parti, une formation en communication dans les locaux d'Infrabec pour ses conseillers et pour elle-même. En parallèle, Zambito a obtenu deux contrats pour lesquels son principal rival, Excavations Panthère demandait pourtant moins cher. Ces deux contrats valaient un total de près de 7 millions $. (source : André Normandin, La Presse, 23 mai 2014, page A6)
Le 22 août 2014, The Gazette rapporte qu'un règlement hors cour est intervenu entre la Ville de Montréal, Zambito et l'ingénieur Michel Lalonde de la firme Génius Conseil au sujet de la poursuite de 300 000 $ intentée en juin 2013.
Le 13 mai 2015, Lino Zambito reconnaît sa culpabilité à l'accusation de complot avec Sylvie Saint-Jean-Berniquez pour commettre un abus de confiance avant les élections municipales de 2009 ; il admet avoir donné ou offert de donner un pot-de-vin à Sylvie Saint-Jean-Berniquez et à des membres du conseil de ville de Boisbriand afin d'obtenir un vote en faveur de sa compagnie. Il a également admis son implication dans un complot avec Normand Mathers et Jean Lussier pour commettre une fraude, puis il a admis avoir commis une fraude relativement à des projets d'infrastructures à Boisbriand.
Lui et son père Giuseppe Zambito, 75 ans, reconnaissent leur culpabilité à l'accusation d'utilisation de menaces pour intimider un homme afin qu'il ne présente pas de soumission pour un contrat municipal ; le juge Paul Chevalier a reporté le prononcé de sa sentence en attendant la preuve présentée contre Claude Brière, 59 ans, un ancien conseiller de Boisbriand et les plaidoiries dans les procès de France Michaud, 52 ans, une ancienne vice-présidente de la firme d'ingénierie Roche, et de Robert Poirier, 54 ans, qui était le maire de Boisbriand avant le terme de Sylvie Saint-Jean-Berniquez. (The Gazette, 14 mai 2015, page A2)
Le 10 novembre 2015, Lino Zambito est condamné à deux ans de prison à purger dans la collectivité, à 240 heures de travaux communautaires et à trois ans de probation après la fin de sa peine de prison.
En février 2018, il intervient dans le débat concernant des fuites survenues dans les médias au sujet de l'enquête Mâchurer sur le financement du Parti libéral du Québec-PLQ ; il affirme qu'il n'y est pour rien et que le gouvernement devrait plutôt regarder du côté de l'Unité permanente anticorruption-UPAC et que c'est la haute direction d el'UPAC qui pourrait être à l'origine des fuites. Il rappelle qu'il avait déjà dit que l'UPAC avait suffisamment de preuve pour déposer des plaintes contre Jean Charest, l'ex premier ministre du Québec, et Marc Bibeau, le collecteur de fonds pour le PLQ.


  • Publications :


Le Témoin (Éditions de l'Homme, 2016)

Voir aussi Boisbriand (municipalité de ville)

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