Émard (Jean-François)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Gangster né vers 1976.

Durant la guerre des motards il est membre du Clan Palmers, des gangs des Rock Machine et des Bandidos.
En 2013, il a terminé de purger une sentence de 2 ans de prison qui lui avait été imposée à la suite de son plaidoyer de culpabilité à 3 accusations de trafic de drogues et une accusation de production de narcotiques illégaux.
En 2014, il se déclare publiquement chef national du gang des Rock Machine du Canada (2014-).
Au début de l'été 2014, il est atteint d'un projectile d'arme à feu, mais il affirme qu'il ne s'agissait pas d'un attentat du gang des Hells Angels.
Le 5 octobre 2014, l'automobile dans laquelle il prenait place est arrêtée de façon routinière dans la région de Salaberry-de-Valleyfield par des agents de la Sûreté du Québec-SQ qui soupçonnaient que la conductrice de l'automobile était en violation des conditions de sa probation ; les agents trouvent 490 pilules d'emphétamine dans l,auto ; Émard est accusé de possession de drogue dans le but d'en faire la vente, de possession d'une arme prohibée, et de possession de 300 $ présumés être des produits de la criminalité.
La conductrice, une femme de l'Ontario âgée de 30 ans, est aussi accusée des mêmes crimes.
En septembre 2014, il déclare qu'il est le vice-président du gang international des Rock Machine et que son club n'est pas en lutte contre les Hells Angels et qu'il vient de fonder un club à Hawkesbury, Ontario, tout près du territoire contrôlé par le gang des Hells Angels.
En octobre 2014, Émard est arrêté dans la région de Valleyfield pour possession de drogue et d'amphétamines
Le 16 octobre 2014, il est victime d'une agression par un patrouilleur (Bruno Landry) de la Sûreté du Québec dans une cellule du poste de Salaberry-de-Valleyfield où il est détenu en attendant son procès.
(The Gazette, 7 octobre 2014, page A7, La Presse, 17 octobre 2014).
Le 6 janvier 2015, le patrouilleur Bruno Landry de la SQ est accusé de voies de fait simple pour avoir frappé Émard le 16 octobre 2014 ; la scène avait été filmée de façon routinière par une caméra fixe de la cellule ; le film est parvenu à des journalistes qui l'ont diffusé ; l'agent Landry a été suspendu avec salaire pendant une enquête sur l'agression du 16 octobre 2014. En 2016, l'agent Landry obtient une absolution inconditionnelle après avoir reconnu sa culpabilité.
Le 3 décembre 2016, il est révélé qu'Émard prétend être le chef du gang des Rock Machines ; des membres en règle de ce gang affirment qu'Émard n'est même pas membre du gang et qu'il a probablement acheté ses «patches» sur E-Bay pour 20 $.
En mars 2018, Émard est condamné à 33 mois de prison pour possession d'une arme prohibée et de drogues alors qu'il paradait affublé des couleurs des Rock Machines et pour avoir commis un acte indécent pour avoir eu une relation sexuelle sur le capot d'une automobile parquée sur le bord d'un chemin public.
En mai 2019, la Commission des libérations conditionnelles permet sa libération de jour, mais, avant de quitter la prison, les services correctionnels du Canada sont avisés par la police qu'elle avait des raisons de croire que la vie d'émard était en danger ; aucune maison de transition n'osait prendre le risque d'avoir Émard comme résident et alors sa libération de jour a été suspendue.
Le 16 février 2020, Émard accuse la Sûreté du Québec-SQ d'avoir menti au sujet de sa sécurité afin de la garder derrière les barreaux.
Le 8 septembre 2020, Émard est l'objet d'une agression

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