Beaulieu (Georges «Bo Boy»)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Gangster.

Ex-président des Gitans de Sherbrooke devenus le chapitre de Lennoxville du gang des Hells-Angels en 1984.
Arrêté lors de la tuerie de Lennoxville qui avait éliminé le chapitre de Laval du gang des Hells-Angels en 1985.
Le 9 octobre 2002, alors qu'il est en dehors du pays, les agents de la GRC obtiennent un mandat de la Cour supérieure de l'Ontario pour installer des dispositifs d'écoute électronique dans son automobile ; au cours de l'opération, les agents découvrent dans la console avant un compartiment secret dans lequel un revolver chargé est dissimulé ; le mécanisme d'ouverture de la cache était actionné par des boutons placés sur le tableau de bord près du volant ; les agents l'accusent de possession d'une arme prohibée.
En 2006, la juge Danielle Côté de la Cour du Québec reconnaît que la fouille avait excédé le mandat des policiers, mais elle avait quand même estimé que les agents avaient agi de bonne foi et n'avaient pas fait preuve de mépris des droits de l'accusé, le déclare coupable de possession d'une arme prohibée et le condamne à un an de prison.
Beaulieu est écroué lors de l'Opération SharQc du 15 avril 2009.
Le 27 avril 2009, dans un jugement majoritaire, un banc de trois juges (Lise Côté, Paul-Arthur Gendreau et Pierre J. Dalphond) de la Cour d'appel du Québec renverse la décision de la juge Danielle Côté parce que, selon les juges Gendreau et Dalphond, les policiers auraient excédé le mandat qui ne leur permettait pas de fouiller l'automobile, mais seulement d'installer les dispositifs d'écoute électronique.
Le 25 février 2010, la Cour suprême du Canada estime que la juge de première inxtance avait pris en compte les éléments qu'il fallait et n'a tiré aucune conclusion déraisonnable ; elle annule la décision de la Cour d'appel du Québec et rétablit la décision de la juge Danielle Côté de la Cour du Québec.
Le 27 avril 2010, à la suite d'un nouveau procès, Beaulieu est acquitté de l'accusation de possession d'arme prohibée parce que le mandat émis par la Cour de l'Ontario ne permettait pas la fouille du véhicule, mais seulement l'installation d'un système d'écoute électronique.

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