Duceppe (Gilles)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Syndicaliste né en 1947 à Montréal.

Études au Collège Mont-Saint-Louis de Montréal et à l'Université de Montréal-UdeM.
Membre de la Ligue communiste marxiste-léniniste et du Parti communiste ouvrier (1970-1980).
Infirmier au Royal Victoria Hospital-RVH de Montréal (1977-1981).
Conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux-CSN (1983-1990).
Député du Parti du bloc québécois-PBQ de Laurier-Sainte-Marie (1990-2004), puis de Laurier (2004-2011) à la Chambre des communes Cdesc ; le premier indépendantiste québécois élu comme tel à la Chambre des communes Cdesc.
Chef du Parti du bloc québécois (1997-2011 et 2015-).
Le 4 mai 2007, André Boisclair, président du Parti québécois, attaque Gilles Duceppe et l'accuse de manigancer pour prendre sa place ; le mardi 8 mai 2007, Boisclair annonce qu'il abandonne son poste ; le 11 mai 2007, vers 12 h 58, Gilles Duceppe émet un communiqué annonçant sa candidature à la présidence du Parti québécois et la convocation d'une conférence de presse pour le lundi le 14 mai à Québec ; le même jour, Pauline Marois annonce qu'elle soumettra elle aussi sa candidature ; le 13 mai, un sondage Crop incite Duceppe à retirer sa candidature et à laisser la place à Pauline Marois qui emportait nettement la faveur de l'opinion des membres du Parti québécois, du Bloc québécois et de la population en général.
Défait aux élections générales fédérales du 2 mai 2011.
Le 2 mai 2011, n'ayant pas été élu dans son comté et son parti ayant perdu 43 des 47 députés qu'il avait avant les élections générales, il démissionne de sa présidence.
En 2011, après une infructueuse tentative de déloger Pauline Marois à la tête du Parti québécois-PQ, Duceppe annonce qu'il suspend sa carrière politique.
En janvier 2012, des révélations en provenance de la Chambre des communes impliquent que Duceppe aurait utilisé illégalement des fonds de cette chambre pour rémunérer du personnel qui ne travaillait pas au Parlement.
En novembre 2012, le comité de la Chambre des communes qui s'est penché sur l'infraction alléguée de Duceppe, conclut que celui-ci n'a pas dérogé aux règles des parlementaires canadiens.
En 2013, Duceppe est président de la Commission nationale d'examen sur l'assurance emploi formée par le Gouvernement du Québec dirigé par Pauline Marois.
En juin 2015, à la suite d'un sondage qui n'accordait au Bloc québécois que 13 % des votes s'il y avait eu des élections générales fédérales au moment du sondage alors que Mario Beaulieu en était le chef, et que, selon le même sondage, le Bloc pourrait recueillir environ 30 % du vote populaire au Québec si Duceppe en était chef. Gilles Duceppe vient à la rescousse et remplace Mario Beaulieu sans passer par un vote des militants du Bloc. (The Gazette, 11 juin 2015, page A19)
Candidat du Parti du Bloc québécois-BC de Hochelaga défait aux élections fédérales du 19 octobre 2015.
Fils de Jean Duceppe et d'Hélène Rowley. Petit-fils de John James Rowley.
Hélène Rowley est morte tragiquement gelée à la porte de la résidence pour aînés Lux Gouverneur dans laquelle elle demeurait. Le coroner souligne les lacunes dans les systèmes de surveillance qui n'auraient pas détecté à temps des aînés qui avaient quitté leur chambre et avaient été contraints de demeurer dehors. (depuis 2010, en effet, une quinzaine de personnes âgées et vulnérables sont mortes de froid hors des résidences qui en avaient la garde, dans des circonstances qui rappellent le drame vécu par la mère de Gilles Duceppe ; des documents obtenus par Le Devoir démontrent que depuis 2010 plusieurs coroners ont conclu que les déficiences dans les systèmes de verrouillement des portes ou encore de la surveillance assurée par les employés était en cause dans les décès de résidents survenus par hypothermie. Dans tous les cas observés par Le Devoir, ces résidents âgés ou atteints de démence ou d'autres troubles mentaux sont morts gelés à l'extérieur après avoir pu quitter la résidence, parfois malgré la présence de portes sécurisées, sans que leur absence prolongée soit rapidement signalée au personnel en fonction. En 2010, l'enquête menée dans le cas du décès de Rita Pichette, 87 ans, survenu par un froid glacial le 29 janvier à Yamachiche, le coroner Éric Labrie pointait le système des portes de secours à fermeture automatique, impossible à rouvrir une fois à l'extérieur et non relié à un système d'alarme. L'année suivante en 2011, deux dames âgées décédaient dans le froid : Héléna Côté, 85 ans à Asbestos et Ghislaine Boutin, 76 ans à Montréal découvertes gelées respectivement après 30 et 40 heures après le signalement de leur disparition des résidences où elles habitaient. Un troisième cas a été signalé en 2011, celui de Rita Cardinal, 90 ans, résidente de la Villa du Bonheur de Saint-Louis-de-Gonzague ; Madame Cardinal souffrait de démence. En 2015, le coroner enquête sur la mort d'une femme de 80 ans, atteinte d'Alzheimer, hébergée dans une résidence pour personnes autonomes ou sémi-autonomes à Trois-Rivières ; en avril 2015, Léonard Laplante, 91 ans, meurt frigorifié après être sorti sans éveiller l'attention des surveillants de sa résidence de Témiscouata-sur-le-Lac ; son absence n'a été remarquée qu'après la fin du quart de nuit. Quatre autres hommes âgés vivant dans des résidences pour aînés sont aussi décédés d'hypothermie dans des circonstances similaires après 2016.

Voir Parti du Bloc Québécois-PBQ.

Chef du Parti du bloc québécois-BQ démissionnaire (1997-2011)

  • Distinctions :


Officier de l'Ordre national du Québec-OONQ (2016)

  • Publications - Liste partielle


Question d'identité (autobiographie de Gilles Duceppe, Lanctôt Éditeur, 2000).
Le Bloc québécois : 20 ans au nom du Québec (Marie-France Charbonneau et Guy Lachapelle, Richard Vézina éditeur, 2010).

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