Francoeur (Yves)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Policier.

Entre au Service de police de la ville de Montréal-SPVM en 1986.
Vice-président (1998-2005), puis président (2005-) de la Fraternité des policiers de Montréal.
En 2017, il jette un lourd pavé dans la mare libérale, au point d'éclabousser sérieusement le Directeur des poursuites criminelles et pénales-DPCP ; il affirme sur les ondes de 98.5 FM qu'un dossier d'enquête criminelle impliquant de l'écoute électronique et remontant en 2012 avait été bloqué en haut lieu ; l'enquête pour fraude et trafic d'influence impliquait deux élus libéraux dont un siégeait encore à l'Assemblée nationale ; la patronne de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Madame Annick Murphy réclame de la sous-ministre de la Sécurité publique la tenue d'une enquête criminelle. Cependant, ni madame Murphy, ni le directeur de l'unité permanente anti-corruption-UPAC avaient fait toutes les vérifications possibles sans trouver aucune trace du dossier soulevé par Francoeur. Selon Yves Francoeur, Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand auraient rencontré un influent promoteur immobilier au 1000, rue de la Commune Est et des discussions auraient eu lieu au sujet d'un éventuel dézonage de terrains ou de permis de construction en échange de contributions politiques. Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand nient ces allégations.
En avril 2018, le président du Syndicat des policiers de Montréal, Yves Francoeur allègue que deux ministres libéraux, Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand évitent des accusations de corruption avec un collecteur de fonds libéral en raison d'influence politique. À la suite de son enquête, la SQ déclare non fondées les accusations de Francoeur ; l'incident aurait cependant ébranlé Fournier jusqu'à le dégoûter. Malgré cela, Francoeur continue d'affirmer que les allégations sont fondées.
Le 18 décembre 2017, la Sûreté du Québec, explique par communiqué qu'à la suite de l'analyse de l'ensemble des éléments, l'équipe mixte en arrive à la conclusion qu'aucune preuve ne démontre quelque fraude ou trafic d'influence que ce soit. En conséquence, selon l'équipe mixte, il n'existe pas de motifs raisonnables de croire qu'une infraction criminelle a été commise par quiconque». Malgré cela, Francoeur maintient ses allégations.
L'équipe mixte était constituée d'officiers et d'enquêteurs de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et des services de police de Québec, Laval et Longueuil.

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