Paquet (Alice)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Homme de loi (avocat) né en 1974 à Montréal.

Études au Cégep Vanier et à la McGill University.
Député du Parti libéral du Québec-PLQ (2007-201), puis député indépendant (2016-) de Laurier-Dorion à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.
Le soir du 19 octobre 2016, au cours d'une vigile à l'Université Laval pour les victimes d'agression sexuelle, Madame Alice Paquet déclare que, en 2014, Monsieur Sklavounos aurait souper au restaurant Louis-Hébert où Alice Paquet, alors âgée de 19 ans agissait comme hôtesse ; après le souper, Monsieur Sklavounos et Madame Paquet auraient discuté de politique au bar du restaurant, puis Madame Paquet aurait accepté de monter à la chambre du député, et là, Monsieur Sklavounos et Madame Paquet se seraient embrassés, mais à la suite de quelques phrases malaisantes de Monsieur Sklavounos, la jeune femme aurait compris ce qu'il désirait et aurait senti le malaise (sic) de partir.
À l'émission 24/60 de Radio-Canada, Madame Paquet déclare que jusqu'à un certain point ce qui s'ensuivit était consensuel, mais, dit-elle, «Un baiser ou une étreinte ne sont pas des contrats ; ce n'est pas parce qu'on s'embrasse qu'il devrait nécessairement s'ensuivre une relation sexuelle»; le lendemain de cet événement, Madame Paquet s'est rendue à l'hôpital où elle a dû recevoir des points de suture tellement l'agression avait été violente.
À la suite de la déclaration de Madame Paquet, d'autres femmes ont raconté leurs propres histoires : des pages anonymes de l'Assemblée nationale ont déclaré au Devoir et à Radio-Canada que Sklavounos commentait souvent leur apparence physique et leur envoyait des messages suggestifs.
En octobre 2016, Madame Paquet a déposé une plainte d'agression sexuelle contre Monsieur Sklavounos pour les événements de 2014. Selon Monsieur Hubert Van Gijseghem, un psychologue spécialisé dans l'évaluation de présumées victimes, le consentement reste une zone grise : «La séduction est comme une samba, avec un pas en avant et un pas en arrière. C'est difficile à interpréter». La rumeur sur l'aventure de Monsieur Sklavounos soulève les passions à l'Assemblée nationale, de sorte que monsieur Sklavounos se retire du caucus libéral et annonce qu'il siégera dorénavant comme député indépendant.
Le 21 octobre 2016, le parti de la Coalition Avenir Québec-CAQ et le parti Québec Solidaire demandent au premier ministre d'exclure monsieur Sklavounos de son parti.
La ministre de l'éducation supérieure, Hélène David et la ministre des affaires internationales, Christine Saint-Pierre croient que Monsieur Sklavounos devrait lui-même tirer les conclusions qui s'imposent dans les circonstances.
Le 22 octobre 2016, aucune des allégations de Madame Paquet n'avait encore été prouvée en cour.
Le 24 octobre 2016, Madame Paquet rencontre un enquêteur de la police de Québec qui devrait remettre son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour la suite des choses.
Le 18 novembre 2016, le Journal de Montréal rapporte que Madame Paquet n'avait pas soumis de trousse médico-légale ; une trousse médico-légale est exécutée par un professionnel de la santé qui fait des prélèvements (sperme, salive, cheveux et poils pubiens etc) sur le corps de la victime - dans l'éventualité où celle-ci souhaite porter plainte à la police ; ces éléments collectés permettent d'établir un profil génétique de l'agresseur ; cette trousse doit être utilisée dans les 5 jours de l'agression.
À la suite d'un enquête de la police, le directeur des poursuites criminelles et pénales décrète que «Aucun acte criminel n'a été commis».
N.B. La Cour suprême du Canada a déjà décidé que le consentement d'une personne ayant les facultés affaiblies est nul.
Le 11 mai 2018, Sklavounos annonce qu'il ne sera pas candidat aux élections générales provinciales de 2018.

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