Savard (Daniel)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • En mars 2008, Johnny Coutu échappe à l'explosion d'une bombe placée dans son automobile à la cantine Chez Vic de Val-d'Or.

Le 14 ou 15 avril 2009, Kevin Walter est assassiné dans un logement de la rue Saguenay à Rouyn-Noranda.
Le 13 juillet 2009, Johnny Coutu est blessé mortellement par balles lors d'une fusillade à l'extérieur d'une maison du boulevard Lévesque à Laval ; il décède de ses blessures dans la nuit du .
En mars 2008, Johnny Coutu avait échappé à un attentat à la bombe à Val-d'Or ; Daniel Savard, 30 ans, aurait comploté ces meurtres avec Yves Denis, Denis Lefebvre et Benoît Denis.
Le 13 mai 2010, Benoît Denis est assassiné à Saint-Alphonse-Rodriguez.
En octobre 2010, Daniel Savard, 30 ans, un résidant de Saint-Eustache, est arrêté lors de l'Opération Écrevisse ; l'Opération Écrevisse visait à démanteler 3 réseaux de trafic de stupéfiants opérant en Abitibi-Témiscamingue, armés et parrainés par un chapitre des Hells Angels.
Le 7 octobre 2010, Yves Denis, 34 ans, Denis Lefebvre, 52 ans, Serge «Pom Pom» Pomerleau, 38 ans, sont arrêtés lors de l'Opération Écrevisse et accusés des meurtres prémédités de Johnny Coutu et Benoît Denis (frère de Yves Denis) ; Yves Denis et Denis Lefebvre sont aussi accusés de l'homicide involontaire de Kevin Walter ; les 3 hommes, également accusés de trafic de drogues, sont détenus au Centre de détention d'Orsainville en attendant et pendant leur procès qui sera tenu à Québec ; l'Opération Écrevisse visait à démanteler 3 réseaux de trafic de stupéfiants opérant en Abitibi-Témiscamingue, armés et parrainés par un chapitre des Hells Angels ; les 3 hommes auraient été à la tête d'un réseau de distribution de drogues en Abitibi-Témiscamingue ;.
Le 2 mars 2011, Daniel Savard est accusé du meurtre non prémédité de Kevin Walter et des meurtres prémédités de Johnny Coutu et de Benoît Denis, de voies de fait graves et de complot pour meurtre
Le 10 mars 2014, à leur arrivée à la prison, la Sûreté du Québec avait avisé les autorités du Centre de détention d'un très grand danger d'évasion et les informations contenues dans leur dossier faisaient état «d'un haut risque d'évasion ; c'est pour cette raison qu'ils avaient été cotés S5 soit le plus haut niveau de sécurité ; en conséquence, ils ne pouvaient quitter leur cellule sans avior les menottes aux poignets et aux chevilles reliées par une chaîne entre les deux ensembles de menottes ; les menottes aux poignets devaient être verrouillées à double tour par un bloc de sûreté ; ils n'avaient pas accès à la Cour est-nord.
Le 24 mars 2014, à la suite de plusieurs requêtes invoquant les difficultés des détenus à communiquer avec leurs avocats, le juge Louis Dionne de la Cour du Québec qui préside le procès des 3 hommes aurait ordonné aux autorités carcérales de réduire la sévérité des conditions de détention des accusés et de leur accorder une plus grande liberté de mouvement pendant la durée de leur procès.
Au début du mois d'avril 2014 ; les autorités carcérales diminuent leur cote de sécurité de S5 à S3 ; les trois hommes ont alors droit à des conditions de détention moins sévères, ce qui leur permet de circuler ensemble à l'intérieur des murs de la prison sans menottes aux poignets ni aux pieds.
Le samedi 7 juin 2014, en soirée, Yves Denis, Denis Lefebvre et Serge Pomerleau s'évadent de la prison d'Orsainville grâce à un hélicoptère qui atterrit dans la cour F-nord de la prison d'Orsainville où ils étaient détenus ; les 3 hommes avaient été arrêtés en 2010 lors de l'Opération Écrevisse ; les 3 hommes étaient gardés en détention pendant leur procès au palais de justice de Québec.
Il semble que les autorités avaient, depuis l'hiver, des informations voulant que les 3 hommes allaient s'évader en hélicoptère ; elles connaissaient même le nom du pilote qui serait Maxime Lefebvre, 26 ans, le fils de Denis Lefebvre.
Maxime Lefebvre avait été arrêté le 20 mars 2014 pour avoir jeté des meubles dans la piscine d'un hôtel de Québec et avait été condamné à une peine de 50 jours de prison qu'il avait purgée au Centre de détention d'Orsainville ; comme il n'était pas considéré à haut risque, Maxime avait eu accès à la cour est-nord. Il connaissait donc les lieux.

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