Angélique, Marie-Joseph

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Esclave noire née au Portugal vers 1710.

Le 10 avril 1734, un incendie d'origine criminelle rase 49 bâtiments, dont l'Hôtel-Dieu de Montréal, le couvent, l'église et 46 maisons ; l'histoire officielle veut que, convaincue que sa maîtresse devenue veuve était sur le point de la vendre et ainsi de la séparer de son amant blanc, Marie-Joseph Angélique, une esclave appartenant à François Poulin de Francheville, aurait mis le feu à la résidence Francheville, sur la rue Saint-Paul ; le feu se répandit rapidement d'une maison à l'autre toutes construites en bois. Mise en prison, torturée, jugée, puis pendue le 12 juin 1734 ; c'est le témoignage d'une enfant de 5 ans qui dit l'avoir vue transporter une pelletée de charbons dans le grenier des Francheville qui la fera condamner. Son corps est brûlé et ses cendres jetées au vent.
En 2004, les résultats d'une recherche publiée par Denyse Beaugrand-Champagne, jettent un doute sérieux sur l'histoire officielle et conclut que Marie-Joseph-Angélique a été condamnée parce qu'il fallait un coupable, qu'elle était une femme, qu'elle était belle, noire et esclave et que son amant, Claude Thibault, était un ex-prisonnier blanc.
En 2006, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean préside au dévoilement d'une plaque sur la rue Sainte-Thérèse non loin de l'endroit où Marie-Joseph Angélique a été tuée dans le Vieux-Montréal.
En février 2012, la ville de Montréal annonce qu'elle nommera Parc Marie-Joseph-Angélique un espace vert situé sur la partie ouest du Champ-de-Mars près de la station de Métro. Le nom est officialisé le 23 août 2012, jour du souvenir du commerce des esclaves et de son abolition.

  • Crédits -


La balade des pendues (histoire, Jean-Claude Castex, Presses de l'Université du Québec, 2011)

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