Cacouna (municipalité)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 62,49 km2.
  • Gentilé - Cacounois, oise (village).


  • Éphémérides -


1673 Concession d'une seigneurie à Charles Aubert de La Chesnaye ; la seigneurie est nommée seigneurie de la Rivière-du-Loup-en-Bas (169).
1721 Arrivée de premiers colons.
1765 Arrivée de colons acadiens qui s'y installent en squatters.
1798 Fondation d'une mission catholique.
1809 La mission prend le nom de Saint-Georges-de-Kakouna.
1813 (19 avril 1813) Ouverture des registres de la paroisse Saint-Georges.
1825 (1 octobre 1825) Érection canonique de la paroisse Saint-Georges et nomination du premier curé résidant ; son territoire couvre une partie de la seigneurie du Parc connue sous le nom de Kakouna.
1845 (8 juin) Constitution de la municipalité de Kakouna.
1847 (1 septembre 1847) Abolition de la municipalité de Kakouna.
1848 Construction de l'église paroissiale.
1854 (18 décembre 1854) Abolition du régime seigneurial.
1855 (1 juillet 1855) Constitution de la municipalité de Saint-Georges-de-Kakouna.
1863 Inauguration de l'hôtel St. Lawrence Hall (600 chambres et une salle à manger pouvant accueillir 800 convives)
(Mars 1863) Markland Molson charge l'architecte Jonhn J. Brown de lui construire un cottage (style médiéval gothique rural doté d'une tourelle et de fenêtres ogivales arquées) qui fut assemblé au printemps à Montréal. Molson le fit démonter et transporter par bateau à Cacouna où il fut assemblé de nouveau.
1865 Inauguration du transport par vapeur entre Québec, La Malbaie, Saint-Georges-de-Kakouna et Tadoussac.
1869 (1 janvier) Constitution de la municipalité du village de Saint-Georges-de-Kakouna par détachement de celle de la paroisse du même nom.
1875 La graphie de Kakouna est changée en Cacouna.
1923 La population de la paroisse est de 1 192 âmes.
1945 (29 avril 1945) Fondation de la Caisse populaire de Cacouna.
1980 (29 octobre 1980) Le ministre de l'Environnement du Québec, Marcel Léger, soumet au Bureau d'audience publique sur l'environnement du Québec un projet de terminal méthanier que la compagnie Trans-Canada Pipeline voudrait construire sur l'île de Gros-Cacouna dans le cadre du projet pilote de l'Arctique. Ce projet consiste à extraire du gaz naturel du champs gazéifère de Drake Pointe de l'Île Melville dans l'Arctique canadien, de le transporter par gazoduc jusqu'à Bridport Inlet sur l'île Melville où le gaz sera liquéfié dans une usine construite à cet effet ; le gaz liquéfié sera ensuite transporté par des brise-glace méthanier jusqu'à un port situé dans le sud-est du pays, Le gaz naturel liquéfié sera transporté dans le golfe du Saint-Laurent en empruntant le détroit de Parry, la baie de Baffin, le détroit de Davis, la mer du Labrador et le détroit de Belle-Isle. Les méthanier traversernt le golfe du Saint-Laurent au large de la côte nord de l'île d'Anticosti (détroit de Jacques-Cartier) et remonteront le fleuve jusqu'à l'embouchure de la rivière Saguenay, puis traverseront le fleuve en direction de l'île de Gros-Cacouna. Les méthaniers auront une longueur de 370 m et une largeur de 40 m et pourront transporter 140 000 m3 de gaz naturel et seront capables de naviguer sans problème dans la glace de 2 m d'épaisseur ; le gaz sera emmagasiné sous forme liquide dans un terminal méthanier puis vaporisé et distribué par une bretellle reliant le terminal au réseau principal du gazoduc. (source : Rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement-BAPE remis au ministre de l'environnement du Québec, Marcel Léger le 20 mars 1981)
1990 La population de Saint-Georges-de-Cacouna est de 1 166 habitants, celle de la paroisse, 729.
2000 La population de Saint-Georges-de-Cacouna est de 1 123 habitants, celle de la paroisse, 705.
2006 (22 mars 2006) Regroupement des municipalités de Saint-Georges-de-Cacouna (village) et de Saint-Georges-de-Cacouna (paroisse) sous le nom de Cacouna. La population de la nouvelle municipalité de Cacouna est de 1 855 habitants.
2008 Au cours de l'année, 8 carcasses de veaux de béluga sont retrouvées échouées sur les berges du Saint-Laurent. N.B. De 1980 à 2007, on dénombrait de 0 à 3 morts de bébés bélugas par an dans les eaux du Bas-Saint-Laurent.
2010 La population de Cacouna est de 1 899 habitants.
2014 (mai) La compagnie Trans-Canada Pipeline qui veut y construire un port pétrolier annonce qu'elle veut acheter le port de Cacouna dont le gouvernement du Canada veut se départir.
(24 septembre 2014) La juge Claudine Roy de la Cour supérieure du Québec émet une injonction qui suspend jusqu'au 15 octobre 2014 les forages géotechniques entrepris par Trans-Canada Pipeline en vue d'agrandir son quai.
(26 septembre 2014) Le quotidien Le Devoir rapporte que, selon le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, 9 carcasses de béluga, dont 5 nouveaux-nés et dont une carcasse était celle d'une mère qui venait de donner naissance ont été retrouvées au cours des semaines précédentes. L'organisme Nature Québec lance une pétition qui invite les Québécois à interpeller le premier ministre Philippe Couillard pour qu'il interdise définitivement les travaux dans l'habitat du béluga, au large de Cacouna.
(Décembre 2014) La présence des bélugas oblige Trans-Canada Pipeline à suspendre les travaux d'aménagement d'un terminal maritime à Cacouna.
(1er avril 2015) Trans-Canada Pipeline annonce qu'elle ne construira pas de terminal maritime à Cacouna, mais que le pétrole se rendrait directement au Nouveau-Brunswick (Port de Belledune ?).


Cacounois cités dans La Mémoire du Québec -

Georges-Henri Deschênes. Louis-Félix Dubé. Séverin Dumais. Élie Mailloux. Honoré-Cyrias Pelletier. Félix-Alonzo Talbot.

  • Attraits :


Église Saint-Georges (1845-1848) ; plans de Louis-Thomas Berlinguet ? ; maître-autel de Louis-Thomas Berlinguet ; décoration intérieure (1852-1858), tabernacles des 3 autels de François-Xavier Berlinguet (1860) ; 8 tableaux de peintres romains dont C. Porta (au-dessus du maître-autel, 1893) et Vincenzo Pasqualoni (Sacré-Coeur de Jésus, chapelle de droite, 1877) acquis par le curé de la paroisse lors d'un voyage à Rome ; vitraux des fenêtres du choeur représentant les 4 évangélistes réalisés par la maison Bernard Léonard de Québec (1897) ; orgue d'Eusèbe Brodeur (18 jeux et 2 claviers, 1888) ; classée monument historique en 1957.
Église anglicane.
Presbytère Saint-Georges (néo-classique, 1835-1841) ; rue de l'Église ; classé monument historique en 1957.
Résidences d'été anciennes ; rappellent qu'au XIXe siècle l'endroit était fréquenté par la bourgeoisie anglo-saxonne du Québec ; parmi ces résidences, la Villa Montrose construite pour le banquier Hugh M. Allan, et le Pine Cottage (1867) construit pour la famille Molson, propriétaire des Brasseries Molson.
Site ornithologique du marais de Gros-Cacouna ; sentier ornithologique (5 km) ; 130 espèces d'oiseaux (râle jaune, canard barboteur, canard plongeur, grand harle, harle couronné, fuligule, garrot, quelques ibis falcinelle, rapace et bigoreau etc).

  • Toponymie -


Cacouna ou Kakouna vient des mots amérindiens kakoua «porc-épic» et nak «demeure de» ou «chez» ; cette expression signifie, en cri, «demeure du porc-épic» et, en algique, «au pays du porc-épic» ; les porcs-épics abondaient jadis dans la région.
Rivière-du-Loup rappelle la seigneurie de ce nom dans laquelle le territoire de la municipalité est situé.

  • Repères géographiques -


Sur la rive droite du Saint-Laurent.
Au nord de Rivière-du-Loup.
Diocèse de Rimouski.
Municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup.
Région touristique du Bas-Saint-Laurent.

  • Accès : Route 132 et Autoroute 20.

Carte 3.

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