Chevrette (Guy)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Enseignant né en 1940 (10 janvier) à Saint-Côme.

Études au Collège de Saint-Côme, au Séminaire de Joliette, au Collège Montfort de Papineauville et à l'Université de Sherbrooke-UdeS (baccalauréat en pédagogie).
Professeur à la Commission scolaire régionale de Lanaudière (1960-1971).
Président de l'Association des enseignants de Lanaudière, puis vice-président de la Corporation des enseignants du Québec-CEQ (1974-1976).
Membre de la Commission royale d'enquête sur la violence sur les chantiers de construction présidée par le juge Robert Cliche (1974-1975).
Le 12 mai 1975, il est l'objet d'un début de procédure d'expulsion instituée par des membres de la CEQ qui lui reprochent sa participation au rapport de la Commission Cliche. Marcel Pepin le critique vivement pour avoir «cautionné un rapport semblable».
Député du Parti québécois de Joliette-Montcalm (1976-1981), puis de Joliette (1981-2002) à l'Assemblée nationale du Québec ANQ.
Ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche (1982-1984) et ministre de la Santé et des Services sociaux (1984-1985) dans les cabinets successifs de René Lévesque et de Pierre Marc Johnson.
Chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale (1986-1989).
Ministre des Affaires municipales et leader du gouvernement dans le cabinet de Jacques Parizeau (1994-1995).
Ministre d'État aux Ressources naturelles et ministre responsable du Développement des régions (1996-1998).
Ministre des Transports et ministre responsable de la Réforme électorale (1996-2001), ministre responsable de la région de Lanaudière (1996-2001) et ministre responsable de la région du Nord-du-Québec (1998-2001) dans le cabinet de Lucien Bouchard.
Ministre des Transports, des Affaires autochtones, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la Réforme électorale (2001-29 janvier 2002) dans le cabinet de Bernard Landry.
Le 29 janvier 2002, M. Chevrette a démissionné de son poste de député de Joliette et du cabinet de Bernard Landry quand ce dernier décida de restreindre sa responsabilité ministérielles à celle des Autochtones alors qu'elle couvrait également jusque-là la Faune, les Parcs et la Réforme électorale ; on ne sait pas pourquoi M. Landry avait pris une telle décision.
En 2005, il a été nommé président directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, poste qu'il a abandonné en 2010 lorsqu'il a atteint l'âge de 71 ans.
Le 21 mai 2013, Guy Chevrette demande que la Commission Charbonneau lui accorde le statut de participant ; ce que la Commission refuse.
En 2013, lors de sa comparution devant la Commission Charbonneau, le témoin Gilles Cloutier, employé de la firme d'ingénierie Roche affirme que Gilles Beaulieu, un ami de Guy Chevrette lui a demandé 100 000 $ pour ouvrir les portes du bureau du ministre Chevrette afin que la firme d'ingénieurs Roche soit nommée pour diriger le prolongement de l'autoroute 125 dans les Laurentides ; Cloutier affirme avoir fait un paiement de 25 000 $ à l'ami de Monsieur Chevrette et que Roche a obtenu le contrat. M. Chevrette demande à la Commission de témoigner immédiatement pour rectifier les faits, mais la Commission refuse et affirme que M. Chevrette pourra contredire Cloutier lorsqu'il sera lui-même interrogé comme témoin par les procureurs de la Commission. La Commission juge que la procureure du Parti québécois a amplement contre-interrogé Cloutier et qu'un contre-interrogatoire par les procureurs de Chevrette et de Beaulieu serait superflus ; Le procureur de la Commission affirme que'une commission d'enquête n'est pas un procès et que la jurisprudence démontre que le contre-interrogatoire ne fait pas partie des procédures ; de toute façon, la Commission est maîtresse de ses procédures et de ses témoins.
Les procureurs de Chevrette et de Beaulieu s'adressent à la Cour supérieure pour qu'elle oblige la Commission à entendre sans délai leur version des faits. La juge Claudine Roy de la Cour supérieure suggère aux parties de se parler pour trouver une solution à leur différend avant qu'elle ne rende elle-même sa décision.
Le 1er octobre 2013, la juge Claudine Roy refuse d'imposer le témoignage de Guy Chevrette à la Commission Charbonneau ; elle invoque que lorsqu'il sera convoqué, il pourra, lors de son témoignage, réfuter les allégations faites à son endroit.
Le 8 mai 2014, monsieur Chevrette comparaît comme témoin devant la Commission d'enquête Charbonneau sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction ; il est interrogé au sujet de son intervention dans la décision de prolonger la route 125 entre Saint-Donat et Lac-Supérieur dont il avait confié l'Ingénierie à la firme Roche. Il s'est avéré que ce prolongement est un éléphant blanc inutilisé davantage par les randonneurs piétonniers que par les automobilistes ; Monsieur Chevrette classe cette décision dans une volonté politique de développement industriel. C'est avec un certain cynisme qu'il répond aux questions des procureurs et de la commission ; il qualifie Cloutier de menteur et qu'il le fuyait.
Conjoint de Shirley Bishop pendant un certain temps.
Dans sa biographie écrite par Madame Shirley Bishop en 2015, Chevrette raconte ce qu'il a vécu et qui a conduit à sa démission du cabinet de Bernard Landry en 2002 ; il a considéré la diminution de ses responsabilités ministérielles comme une trahison de la part du premier ministre Landry.
Shirley Bishop a été attachée de presse, puis directrice des communications au cabinet de Madame Pauline Marois.
En 2016, il est le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi-CPCDIT qui porteste contre la décision du Gouvernement de permettre à la compagnie Uber d'xploiter son système de transport au Québec ; l'arrivée de ce concurrent dans la province a fait chuter la valeur des permis de taxi de 15 % ; ils avaient jusque-là une valeur de 200 000 $ ; Chevrette suggère au Gouvernement de racheter les permis de taxi existants pour dédommager les chauffeurs.

  • Publications-


Dans l'enceinte du pouvoir (biographie ; Shirley Bishop, 1er avril 2015)

Sources -

Le Devoir, 4 et 5 mai 2013, page B3 ; La Presse, 28 mars 2015, page A13.

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