Duchesneau (Jacques)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Policier (chef de police) né en 1949 (7 février 1949) à Montréal.

Études à l'école Saint-François-Xavier de Montréal, le Collège Valéry, à l'École secondaire Le Plateau, au Collège militaire royal du Canada, à l'Université de Montréal-UdeM (baccalauréat ès sciences) et à l'École nationale d'administration publique-ÉNAP de l'Université du Québec-UQ et à l'Institut des administrateurs de société de la McGill University.
Constable (1968-1994), puis directeur (1994-1998) du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM.
Fondateur et candidat du parti Nouveau Montréal défait à la mairie de Montréal (1998).
(2000-2005)
Directeur général de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien-ACSTA (2002-2008).
(2004-2008) Fondateur et président de l'International Forum for Security Screening in Aviation-IFSSA.
En septembre 2009, il est nommé directeur d'une unité formée par le ministère des Transports du Québec afin de prévenir la collusion entre les entrepreneurs de travaux de voirie qui semblaient se partager les contrats.
(2009-2012) Professeur à l'École nationale d'administration publique-ÉNAP.
En 2010, Julie Boulet qui était alors ministre des Transports du Québec, donne le mandat à Jacques Duchesneau d'enquêter sur des allégations de collusion entre les entrepreneurs en vue de fixer les prix des soumissions pour les contrats de voirie. M. Duchesneau complète son rapport d'enquête en 2011, mais le ministre Hamad, qui avait succédé à Madame Boulet ne voulut pas le recevoir ; ce qui amena M. Duchesneau à laisser couler son rapport à la presse ; ce rapport recommandait au gouvernement libéral de Jean Charest de créer une commission d'enquête sur la collusion et la corruption dans les contrats de construction au Québec ; M. Charest accepta cette proposition et créa la Commission d'enquête sur la collusion dans l'industrie de la construction et nomma la juge Charbonneau de la Cour supérieure du Québec pour la présider.
Le 17 novembre 2010, le réseau de télévision TVA affirme que Gilles Prudhomme, un organisateur de la campagne de monsieur Duchesneau à la mairie de Montréal en 1998, aurait, à la demande de ce dernier servi de prête-nom pour cacher la provenance d'un prêt de 10 000 $ à la suite de sa défaite en 1999 obtenu de la Banque Nationale pour rembourser les emprunts effectués au cours de la campagne électorale ; monsieur Prud'homme affirme que le parti Nouveau Montréal dont monsieur Duchesneau était le président aurait contracté un emprunt de 10 000 $ d'une certaine Madame Montpetit qui n'a jamais habité à l'adresse fournie dans les documents officiels ; cette adresse était celle d'un immeuble appartenant à monsieur Prud'homme.
À sa demande, Monsieur Duchesneau est temporairement relevé de ses fonctions pendant que dure l'enquête sur ces allégations qu'il nie en affirmant que «les faits ont été mal rapportés et mal interprétés» ; le ministre des Transports, Sam Hamad a demandé au directeur général des élections de faire enquête.
Dans un article du journal La Presse du 1er février 2011, il est révélé que monsieur Prud'homme, madame Mota et madame Montpetit ont emprunté chacun 10 000 $ de la Banque Nationale en 1999 pour prêter à l'organisation de Monsieur Duchesneau et l'aider à payer ses dettes ; il n'ont pas agi comme prête-noms et étaient personnellement responsables pour le remboursement à la banque ; 14 personnes ont ainsi emprunté 10 000 $ à cette fin à la Banque nationale en 1999.
Lors des élections générales du 4 septembre 2012, Monsieur Duchesneau est élu dans la circonscription de Prévost
Le 25 septembre 2013, M. Duchesneau accuse André Boisclair, ancien ministre des Affaires municipales, d'avoir accordé une subvention de 2,5 millions $ pour financer la restauration de l'église St. James United sur la rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal ; Paul Sauvé était alors président de la compagnie de construction L.-M. Sauvé qui avait été chargée des travaux de réfection de l'église et des travaux de démolition des commerces situés en face de l'église sur la rue Sainte-Catherine Ouest.
Déclaration de Jacques Duchesneau rapportée dans le quotidien La Presse du 26 septembre 2013, page A7 : «En 2005, M. Boisclair lui-même avouait qu'alors qu'il était ministre, il avait consommé de la cocaïne. La question qu'on se pose : M. Sauvé étant associé aux Hells Angels et (Compte tenu) qu'on avait une subvention de 2,5 millions de dollars donnée... Est-ce que c'est venu influencer sa décision ? Je ne sais pas. On va obtenir les réponse» ; en anglais Duchesneau a qualifié Boisclair de «cocain addict».
Député du parti Coalition Avenir Québec-CAQ de Saint-Jérôme à l'Assemblée nationale du Québec (2012-2014).
Le 19 février 2014, il annonce qu'il ne briguera pas les suffrages aux élections provinciales de 2014.
Ne présente pas sa candidature aux élections générales provinciales du 7 avril 2014.
Monsieur Boisclair intente une poursuite en diffamation de 200 000 $ contre Monsieur Duchesneau.
Le 8 décembre 2014, Monsieur Duchesneau et monsieur Boisclair s'entendent hors cours pour mettre fin à la poursuite de Monsieur Boisclair. Les termes du règlement sont confidentiels, mais Monsieur Duchesneau présente ses excuses publiques à Monsieur Boisclair
En mars 2017 Monsieur Duchesneau est nommé inspecteur général de la ville de Saint-Jérôme et responsable du Bureau de l'intégrité professionnelle et administrative de la ville.


  • Titres honorifiques - liste partielle


Membre de l'Ordre du Canada-OC (1996).
Membre de l'Ordre de Saint-Jean (2001)
Médaille du jubilé de la Reine Élizabeth II (2002)
Chevalier de l'Ordre national du Mérite de France (2006)
Chevalier de l'Ordre national du Québec-ONQ (2008).

  • Bibliographie -


Jacques Duchesneau sur le qui-vive (Jacqueline Cardinal et Laurent Lapierre, Éditions Logiques, 2006).

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