La Prairie (municipalité de ville)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 43,53 km2.
  • Gentilé - Laprairien, ienne.


  • Éphémérides -


1647
(1er avril 1647) Concession d'une seigneurie (partie de la seigneurie de La Citière, 2 lieues de front sur le Saint-Laurent à commencer «depuis l'île Sainte-Hélène jusqu'à un quart de lieue au-delà d'une prairie dite de la Magdeleine, vis-à-vis des îles qui sont proches du saut de l'île de Montréal sur 4 lieues de profondeur)» par le propriétaire de la seigneurie de la Citière, François de Lauson à Jacques de La Ferté, abbé de la Madeleine (Paris), l'un des membres de la Compagnie des Cent associés, qui la cède aux jésuites ; le territoire de la seigneurie est traversé par les rivières La Tortue, Saint-Lambert et du Portage (Saint-Régis) ; les jésuites nomment leur seigneurie Prairie-de-la-Madeleine.
1667
Ouverture des registres de la paroisse de La Nativité-de-la-Sainte-Vierge.
Fondation par le jésuite Pierre Raffeix de la mission iroquoise Saint-François-Xavier-des-Prés dans la seigneurie de La-Prairie-de-la-Madeleine ; ses paroissiens sont des Onneiouts qu'il a ramenés du sud.
1668
Ouverture des registres de la paroisse Saint-François-Xavier-de-Caughnawaga.
(Automne 1668) Tonsahoten, que les jésuites ont baptisé sous le nom de François-Xavier, bâtit une cabane.
1670
(19 novembre 1670) Célébration du premier mariage dans la paroisse, celui de Pierre Gagné à Catherine Daubigeon.
Le village compte 5 cabanes dans lesquelles logent de 18 à 20 familles provenant de sources différentes (Agniers, Hurons, Onnontagués, Andastogués, Andastes).
1671
Les censitaires sont obligés de faire moudre leurs grains au moulin seigneurial construit par les jésuites sur le chemin qui va du village à la rivière Saint-Jacques.
Yonsahoten est élu capitaine (policier, juge etc) de l'établissement.
(4 novembre 1671) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1 1/2 perche) dans le village à Joseph Tissot, leur secrétaire.

1673
La population de la seigneurie est de 99 habitants (51 hommes dont 36 célibataires, 15 femmes et 33 enfants).
Les jésuites établissent 4 lignes de développement de leur seigneurie :

1. la côte de la rivière Saint-Jacques, à l'est de la palissade,
2. la côte de la prairie Saint-Claude, en haut de la côte de la rivière Saint-Jacques dans laquelle coule le ruisseau Saint-Cloud ou Saint-Claude,
3. la côte de La Tortue à l'extrémité ouest de la seigneurie,
4. la côte Saint-Lambert à l'extrémité est adjacente à la baronnie de Longueuil.

Arrivée d'une quarantaine de Mohawks amenés par les jésuites du village de Kaghnuwage (Gandeouagué), sur la rivière Mohawk, dans l'actuel État de New York, États-Unis.
(4 mars) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à François Rouanais.
(9 avril) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 3 perches) dans le village à Pierre Gagné ou Gaignier.
(11 juin) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à Jean Barreau.
(21 juin) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à Pierre Lefebvre.
(8 décembre) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à Lambert Leduc.
1674
(30 janvier) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à Jean Leduc.
(11 novembre) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village au commerçant Jacques Lamarque.
1675 (27 juin 1675) Concession d'un fief (2 lieues de front x 2 lieues de profondeur) par le roi de France et le ministre Colbert aux jésuites pour les Iroquois qui le nomment Sault-Saint-Louis ; ce fief est borné à l'est par la seigneurie de La Prairie-de-la-Madeleine ; l'acte de concession stipule que le territoire retournera à la Couronne lorsque les Iroquois l'abandonneront.
1676
(Juillet) La mission iroquoise est déménagée à l'embouchure de la rivière du Portage (Saint-Régis) à l'emplacement de l'actuel hôtel de ville de Sainte-Catherine et adopte le nom de Kahnawake.
1677 IL'aveu et dénombrement fait par le seigneur révèle qu'il y a 52 censitaires dans la seigneurie.
1678
(15 septembre) Procès-verbal de bornage pour séparer les terres du sieur LeMoyne de Longueuil de celles des jésuites ; la ligne de séparation, qui va du sud-est au nord-ouest, atteindrait dans son prolongement la pointe d'en haut de l'île Sainte-Hélène.
(22 décembre) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village au meunier Philippe Jarny. Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1.5 perche) dans le village à leur employé Louis Paillardy.
1679
(6 novembre) Les jésuites concèdent un emplacement (6 perches par 1 1.25 perche) dans le village à François Rouanais.
1680
(29 mai) Confirmation de la concession du Sault-Saint-Louis faite en 1675 par le roi aux jésuites malgré l'opposition de Frontenac.
(31 octobre) Frontenac accorde une augmentation de 1 lieue et demi de front au fief du Sault-Saint-Louis.
1681 Il y a 184 personnes qui habitent dans la seigneurie.
1683
Ouverture d'une école.
1685 Il y a 682 indiens sur le territoire de l'établissement de Sault-Saint-Louis.
1686
Octroi du contrat de construction de l'église (30 pieds de long x 20 pieds de large) au menuisier Jean Coiteux de La Chesnaye qui la construira suivant les plans de l'église de la Pointe-aux-Trembles de Montréal.
(1er décembre) Les jésuites voulant être exclusivement missionnaires auprès des Iroquois, les sulpiciens prennent charge de la paroisse Saint-François-Xavier.
1687
(24 avril) Bénédiction de l'église Saint-François-Xavier (30 pieds - 9 m - de long par 20 - 6 m de large) construite par le menuisier Jean Coiteux de LaChesnaye.
1687-1689
Le village est entouré d'une palissade en pieux debout afin que les habitants et leurs bêtes puissent y trouver refuge en cas d'attaque ides Iroquois.
1689-1697
Guerre intercoloniale ; les Anglais et les Iroquois contre les Français et les autres nations amérindiennes ; il y eut plusieurs batailles sanglantes dans la seigneurie.
1690
(4 septembre) Une attaque surprise des Iroquois au lieu-dit La Fourche fait 25 morts (11 hommes, 3 femmes, une fille et 10 soldats) ; les Iroquois brûlent des maisons et tuent les bêtes à cornes.
1691
(11 août) Une troupe dirigée par le major anglais Peter Schuyler fait 14 morts parmi les habitants de la seigneurie.
1692
La population de la seigneurie est de 181 habitants.
Érection canonique de la paroisse Saint-François-Xavier dont le premier curé estle sulpicien Jean Frémont..
1694
(19 mai) Les jésuites concèdent aux habitants de La Prairie une commune de 100 arpents de profondeur entre les concessions de la côte Saint-Jacques et celles de la côte de la Tortue.
(22 septembre) Les jésuites concèdent 2 emplacements (159 toises et 36 toises) dans le village à Charles Deniau.
1695
Il y a 682 indiens sur le territoire de l'établissement de Sault-Saint-Louis.
(20 juin) Les jésuites concèdent un emplacement (111 toises) dans le village à Robert Drousson et un emplacement (79 toises) à François Leber.
(8 juillet) Les jésuites concèdent un emplacement (111 toises) dans le village à Louis-B. Aubry.
1696
(13 février) Les jésuites concèdent un emplacement (39 toises) dans le village à Louis-B. Aubry.
(19 février) Les jésuites concèdent un emplacement (39 toises) dans le village à Claude Mesny.
(26 février) Les jésuites concèdent un emplacement (46 toises) dans le village à Jacques Deniau.
(27 juin) Les jésuites concèdent un emplacement (49 toises) dans le village à Denis Brousseau.
1697
(2 juin) Les jésuites concèdent quatre emplacement dans le village : un à Jérôme Lonctin (partie hors de la palissade, partie en dedans), un à Étienne Bisaillon, un à Jacques Deniau (450 toises en dehors de la palissade) et un à Pierre Gagné (225 toises en dehors de la palissade.
(7 juin) Les jésuites concèdent à la Fabrique des emplacements (partie à l'intérieur et partie en dehors de la palissade, 450 toises pour les besoins de l'Église et du cimetière, et 900 toises pour le presbytère et son jardin).
(14 juin) Les jésuites concèdent un emplacement à Gabriel Testard (?), un emplacement en dehors de la palissade (225 toises) à Pierre Brion et un emplacement en dehors de la palissade (450 toises) à Jean Lefort.
(30 septembre) Les jésuites concèdent un emplacement (450 toises) en dehors de la palissade à Denis Brousseau.
1698 Il y a 790 indiens sur le territoire de l'établissement de Sault-Saint-Louis.
1773
La seigneurie est saisie par la Couronne comme tous les biens des jésuites au Canada.
1821
Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de La Prairie.
1835
(21 mai) Érection canonique de la paroisse sous le nom de La Nativité-de-la-Sainte-Vierge-de-La-Prairie-de-la-Madeleine ; son territoire couvre une partie de la seigneurie de La Prairie-de-la-Madeleine (68).
1836
(21 juillet) Inauguration d'un chemin de fer sur rail de bois de 23,33 km, le premier du Canada, par la Champlain and Saint Lawrence Railway reliant Saint-Jean-sur-Richelieu et La Prairie ; La Prairie étant reliée à Lachine par des bateaux, tout le commerce entre Montréal et les États-Unis passera par ses quais jusqu'à l'inauguration du pont Victoria en 1860. Les pièces de la locomotive appelée Dorchester, ont été importées d'Angleterre puis assemblées à la forge des Molson sur la rue Sainte-Marie (Notre-Dame Est).
1837
Tenue des assises du mouvement patriote.
1838
(3 novembre 1838) Des Patriotes dirigés par Joseph Robert et les frères CAmbroise et Charles Sanguinet désarment des Loyaux le long de la rivière La Tortue.
1841
Construction de l'Église de La Nativité.
1845
(1er juillet 1845) Constitution de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Prairie-de-la-Madeleine.
1846
(30 mars) Constitution de la municipalité du village de La Prairie par détachement de celle de la paroisse de Notre-Dame-de-La-Prairie-de-la-Madeleine.
(4 avril) Incendie de la plus grande partie du village (près de 400 bâtiments) déclenché par des tisons provenant du fourneau d'une locomotive à vapeur appartenant à la Champlain & St.Lawrence Railroad ; on aurait compté plusieurs décès causés par l'incendie.
1847
(8 juin) Abolition de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Prairie-de-la-Madeleine.
1854
(18 décembre) Abolition du régime seigneurial.
1855
(1 juillet) Constitution de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-La-Prairie-de-la-Madeleine.
1901
(25 juillet) Incendie de 25 maisons du village.
1909
(7 mai) Le village de La Prairie devient ville.
1923
La population de la paroisse Saint-Philippe est de 1 190 âmes, celle de Notre-Dame, 3 193.
1951
(10 février) Fondation de la Caisse populaire de Laprairie.
1954
Érection canonique de la paroisse du Christ-Roi.
1970
(13 juin) Fondation de la Caisse d'économie de Lignery.
1972
Fondation de du Collège Jean-de-La-Mennais (cette institution était privée primaire et secondaire, pour filles et garçons en 2010).
1979-1980
Mise en service de la Centrale à turbine à gaz La Citière dans le parc de production de Hydro-Québec à la limite de Brossard et La Prairie.
1990
La population de La Prairie est de 11 072 habitants.
2000
La population de La Prairie est de 19 483 habitants.
2010
La population de La Prairie est de 23 198 habitants.
2014
(20 juillet 2014) Me Lucie F. Roussel, 51 ans, la maire de la municipalité depuis 2005 décède après avoir été piquée à la jambe par plusieurs guêpes ; elle aurait mis le pied sur un nid de guêpes et cellesci l'auraient piquée à une quinzaine d'endroit en même temps ; la dose de venin ainsi absorbée par le corps a été fatale malgré que les urgentistes lui aient administré une doze d'adrénaline. Elle avait été candidate du Parti libéral du Québec de La Prairie défaite en 2012.

  • Patrie -


Jean-Baptiste Baillargeon.
François-Xavier Beloin dit Fortier.
Pierre-Julien-Léonidas Bissonnette.
Jean Boucher.
Constant Boyer.
Ariste G. Brossard.
Arthur Brossard.
Wilfrid Cédillot.
Léon-Benoît-Alfred Charlebois.
Pierre-Théophile Decoigne.
Vincent Dupuis.
Andrew Esinhart.
Julien ou Lucien Gagnon.
Robert Newton Hall.
Louis Hébert.
H.-Z.-Oswald Mayrand.
John McIntosh.
Michel Ménard.
Siméon Pagnuelo.
Louis-Conrad Pelletier.
Louis-Conrad Pelletier fils.
Alphonse Racine.
Louis Saint-Hilaire.
François Surprenant dit Lafontaine.

  • Attraits :


Bureau de poste (1892).
Charnier (entre 1800 et 1830).
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge (1841) ; plans de l'architectes Pierre-Louis Morin ; façade style néoclassique (1856) et décoration intérieure (1865) selon des plans de Victor Bourgeau ; orgue Casavant (1952).
Marché public (1863) ; 249, rue Sainte-Marie ; loge le Musée du Vieux-Marché.

  • Sports -


Golf ; un parcours de 18 trous, un parcours de 9 trous (Le Golfeur).

  • Toponymie -


La Prairie-de-la-Madeleine est le nom donné par les jésuites à la seigneurie à cause de la nature de son sol et comme marque de reconnaissance à l'endroit du donateur, Jacques de La Ferté, curé de La Madeleine de Paris.

  • Repères géographiques -


Sur la rive droite du Saint-Laurent.
En face de l'île de Montréal, entre Brossard et Kahnawake.
Traversée par la rivière Saint-Jacques.

Diocèse de Saint-Jean-Longueuil.
Municipalité régionale de comté de Roussillon.
Communauté métropolitaine de Montréal-CMM.
Région touristique de la Montérégie.

  • Accès - Autoroute 15 x Route 104.

Carte 9.

Carte 9 sur Google Maps

  • Bibliographie -


Les origines de La Prairie - 1667-1697 (Cahiers d'histoire des jésuites 4, Bellarmin, 1981).

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