Lacolle (municipalité)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 49,17 km2.
  • Gentilé - Lacollois, oise.

Population 2012 : 2 608 habitants.

  • Éphémérides -


1733
(8 avril) Concession d'une seigneurie (2 lieues de front sur la rivière Lacolle sur 3 lieues de profondeur) par le gouverneur Beauharnois et l'intendant Hocquart à Louis Denys de La Ronde.
(9 avril) Concession d'une seigneurie (2 lieues de front sur 3 lieues de profondeur) par le gouverneur Beauharnois et l'intendant Hocquart à Louis Liénard de Beaujeu.
1741
(10 mai 1741) La seigneurie est réunie au domaine royal.
1743
(22 mars 1743) Reconcession de la seigneurie de Denys de la Ronde à Daniel-Hyacinthe-Marie Liénard de Beaujeu fils (1711-1755), officier des troupes de la Marine, qui la nomme Lacolle.
1752 (6 mars 1752) Reconcession de la seigneurie de Louis Liénard de Beaujeu à son fils, Daniel-Hyacinthe-Marie Liénard de Beaujeu qui l'ajoute à sa propre seigneurie de Lacolle (131) pour n'en faire qu'une seule.
1755 (9 juillet 1755) Au décès de Daniel-Hyacinthe-Marie Liénard de Beaujeu tué au combat à Pittsburg, la seigneurie passe à ses héritiers.
1765

(14 août 1765) Vente de la seigneurie par les héritiers de Liénard de Beaujeu fils, à Gabriel Christie. 1781
Construction du blockhaus.
Fin du XVIIIe siècle
Arrivée de Joseph Odell, capitaine loyaliste d'origine américaine, et des familles loyalistes d'origine hollandaise qui choisissent la confession méthodiste à leur arrivée des États-Unis.
1799
(26 janvier 1799) Au décès de Gabriel Christie, ses seigneuries passent à Napier Christie.
1814
(30 mars 1814) Dernière tentative des États-Unis d'envahir le Canada repoussée par la garnison de Lacolle.
1823-1825
Construction de la chapelle méthodiste d'Odelltown.
1832
Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Lacolle.
1835
Au décès sans héritier de Napier Christie, la seigneurie passe à William Plenderleath Christie conformément au testament de Gabriel Christie.
1838
(6 et 7 novembre 1838) Bataille de Lacolle ; l'une des échauffourées de l'Émeute de 1838 ; oppose le colonel Ferdinand-Alphonse Oklowski et 170 patriotes au capitaine Scriver et 400 loyalistes ; vainqueurs de l'escarmouche du 6 novembre, les patriotes perdent la bataille du lendemain en une demi-heure.
(8 novembre 1838) Bataille du Rang-de-la-Barbotte ; 8 patriotes sont tués..
(9 novembre 1838) Dans le hameau d'Odelltown, 500 à 600 patriotes conduits par Robert Nelson, Médard Hébert et Charles Hindelang s'opposent à 1 000 volontaires (tories ou loyalistes) dirigés par Lewis Odell et Charles McAllister ; défaits par les loyalistes, les patriotes dénombrent une quinzaine de blessés et une douzaine de tués ; c'est la dernière bataille des Émeutes de 1837 et 1838. Voir Québec (province). Crises. Émeutes de 1837 et de 1838.
1842
(1er février 1842) Érection canonique de la paroisse Saint-Bernard-de-Lacolle ; son territoire couvre les seigneurie de Lacolle (131) ou Beaujeu et de Léry.
1845
(4 mai 1845) Décès sans enfant du seigneur William Plenderleath Christie ; le manoir, la seigneurie de Bleury (122), la seigneurie de Lacolle (131) et la seigneurie de Léry (130) passent, à sa veuve, Amelia Martha Bowman, alors que ses autres biens meubles sont légués aux familles McGinnis (parents de sa première femme) et Bowman (parents de sa veuve), des sommes d'argent à 32 de ses amis et le reste à des sociétés missionnaires.
(8 juin 1845) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle.
1847
(1er septembre 1847) Abolition de la municipalité de la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle.
1854
(18 décembre 1854) Abolition du régime seigneurial.
1855
(1er juillet 1855) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle.
1861
(24 janvier 1861) La seigneurie appartient à Gabriel Tunstall, James Marmaduke Tunstall et Gabriel Christie Tunstall.
1863
Construction d'une nouvelle église Saint-Bernard à 3 km du site de la première ; l'ancienne église sert de mission au village.
1901
La seigneurie est acquise par le Crédit Foncier Franco-Canadien.
1908
(11 mai) Érection canonique de la paroisse Notre-Dame-du-Mont-Carmel par détachement de celle de Saint-Bernard-de-Lacolle, nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse ; la nouvelle paroisse occupe l'ancienne église Saint-Bernard.
1911
Construction de l'église Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
1913
(23 avril) Constitution de la municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ; l'agglomération était jusque-là appelée Cantic.
1920
(11 décembre) Constitution de la municipalité du village de Lacolle par détachement de celle de la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle.
1923
La population de la paroisse est de 1 000 âmes.
1927
Incendie de l'église paroissiale.
1928
Inauguration de l'actuelle église Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
1930
Inauguration de la gare ferroviaire.
1959
(24 octobre) Fondation de la Caisse populaire de Lacolle et Saint-Bernard.
1990
La population de Lacolle est de 1 376 habitants, celle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, 842.
1995
(3 février, 4 h 30) Tragédie mortelle ; accident de la route ; une automobile percute un muret de béton situé près de l'accès au poste de douanes ; bilan : 4 morts, des jeunes américains qui avaient passé la veillée dans une discothèque de Montréal.
2000
La population de la municipalité de Lacolle est de 1 507 habitants, celle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, 906.
2001
(13 septembre) Regroupement des municipalités de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Lacolle sous le nom de cette dernière.
2004
(20 mai 2004) Les contribuables de l'ancienne municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel (14,5 %) signent les registres demandant la tenue d'un référendum visant à démembrer la ville Lacolle et à devenir une entité municipale distincte.
(20 juin 2004) Le vote pour la séparation devant atteindre 50 % + 1 des électeurs ayant voté et représenter au moins 35 % des électeurs inscrits, Notre-Dame-du-Mont-Carmel (26,97 % des électeurs inscrits) demeure partie de Lacolle.
2010
La population de la municipalité de Lacolle est de 2 564 habitants.
2012
(21 juin 2012) L'escouade Marteau de l'Unité permanente anticorruption UPAC du ministère de la Justice du Québec effectue un raid dans les municipalitsé de Saint-Jean-sur-Richelieu, d'Henryville, de Lacolle et de Carignan et arrête 11 personnes soupçonnées d'avoir participé à un cartel de la construction ; les personnes arrêtées sont inculpées sous 23 chefs d'accusation en vertu de la compétence fédérale (concurrence, code criminel) et 54 chefs d'accusation relevant de législations du Québec. Les personnes arrêtées sont les suivantes : les fonctionnaires Jacques Vallières, Thierry Garcia et les dirigeants ou employés d'entreprise Pasquale Fedele, Jacques Lavoie, Patrick Alain, Louis-Philippe Lacroix, Jules Céasar Badra, Jean-Jacques Laplante, François Bernard, Bernard Proulx et Gaétan Paradis ; les entreprises qui embauchaient ces personnes sont Civbec, Construction Benvas, la compagnie Wilfrid Allen, Verdi Construction, Opron, Groupe Dubé et associés, la Carrière Bernier ltée et P. Baillargeon ltée.

  • Attraits :


Blockhaus de la rivière Lacolle (1781-1782) ; 1, rue Principale ; classé monument historique en 1960.
Chapelle méthodiste d'Odelltown (1823-1825) ; 243, Route 221 ; lourdement endommagée lors de la bataille du 9 novembre 1838, elle est réparée par George Wantby et Thomas Wilson grâce à une subvention du Gouvernement du Canada-Uni ; réparé de nouveau et redécoré en 1867 ; restaurée en 1973 ; classée site historique en 1984.
Écuries de bois d'Odelltown (1835).
Église Notre-Dame-du-Mont-Carmel (1928) ; orgue Casavant (1944).
Église épiscopalienne de Lacolle ; orgue Casavant (1885).
Gare ferroviaire patrimoniale de Lacolle (1930) du Chemin de fer de jonction de Napierville ; appartient aujourd'hui à la compagnie Canadien Pacifique ; l'une des rares gares de style «château» subsistant au Canada.

  • Toponymie -


Cantic est un nom formé de la première syllabe du mot Canadian et de la dernière syllabe du mot Atlantic dans le nom de la compagnie ferroviaire Canadian Atlantic Railway qui s'y établit à la fin du XIXe siècle.
Lacolle aurait été choisi, selon certains, parce que, la rivière étant peu ou pas navigable, les embarcations collaient au fond et avançaient péniblement ; selon d'autres, Lacolle comprendrait le mot français dialectal colle, dérivé du latin collis qui signifie «colline».
Odelltown rappelle le souvenir de John Odell, l'un de ses premiers colons.

  • Repères géographiques -


Sur le versant droit du bassin du Saint-Laurent.
À une cinquantaine de kilomètres au sud-sud-est de Montréal.
Sur la rivière Lacolle, près de la frontière des États-Unis.
Diocèse de Saint-Jean-Longueuil.
Division administrative seigneuriale de Montréal-DASM.
Municipalité régionale de comté du Haut-Richelieu.
Région touristique de la Montérégie.

Carte 9.

Carte 9 sur Google Maps

  • Bibliographie -


Le Blockhaus de Lacolle (Collection Les retrouvailles numéro 11, Ministère des Affaires culturelles du Québec, 1983).

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