Normandeau (Nathalie)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Politologue née en 1968 (8 mai) à Maria.

Études au Séminaire Saint-Augustin de Québec et à l'Université Laval à Québec-ULQ.
Membre du personnel du cabinet du Premier ministre du Québec, Robertt Bourassa (1988-1992).
Maire de la municipalité de Maria (Gaspésie, 1995-1998).
Députée du Parti libéral du Québec-PLQ de Bonaventure à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (1998-2011).
Ministre déléguée au Développement régional et Tourisme (2003-2005), ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (2003-2008), ministre des Affaires municipales (2005-2009) et vice-première ministre (2007-2011). Ministre des Ressources naturelles et de la Faune et ministre responsable d'Hydro-Québec (2009-2011), ministre des Affaires intergouvernementales (2010-2011), vice-première ministre et ministre responsable du Plan Nord dans le cabinet de Jean Charest.
En décembre 2010, l'Assemblée législative adopte un code d'éthique selon lequel, un ancien ministre qui a quitté ses fonctions doit se comporter de façon à ne pas tirer «d'avantages indus» ; les anciens ministres qui ont travaillé à une négociation ou à une opération particulière ne peuvent agir pour le compte d'autres personnes relativement à la même négociation ou opération ; il ne doivent pas «donner à quiconque des conseils fondés sur de l'information non disponible au public, dont ils ont pris connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions ; ce code d'éthique est entré en vigueur le 1er janvier 2012.
Le 6 septembre 2011, Madame Normandeau démissionne comme députée et comme ministre pour des raisons personnelles et abandonne la politique.
Le 9 octobre 2010, Lino Zambito déclare à la Commission Charbonneau qu'il avait organisé une soirée de financement pour Madame Normandeau et avait récolté 110 000 $ en usant du stratagème de prête-noms pour contourner les limites légales des contributions politiques par des entreprises de génie ou de construction.
En janvier 2012, Madame Normandeau accepte un poste de vice-présidente au développement stratégique de la firme d'experts comptables Raymond Chabot Grant Thornton ; les dispositions du Code d'éthique relativement à l'embauche ne s'applique pas rétroactivement à Madame Normandeau qui avait quitté la politique le 6 septembre 2011.
En juin 2014, Elle comparaît devant la Commission Charbonneau
Le 17 mars 2016, elle est l'objet d'un mandat d'arrestation exécuté à son domicile par l'Unité permanente anti corruption-UPAC ; elle est accusée de complot, de corruption de fonctionnaires, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance ; ses co-accusés sont Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, ex chef de cabinet de Madame Normandeau, François Roussy, ex-maire de Gaspé, France Michaud et Mario Martel de la firme Roche et Ernest Murray responsable du bureau du Parti québécois dans la circonscription de Charlevoix ; des Gaspésiens ont entrepris de ramasser des fonds pour aider Madame Normandeau à assumer sa défense.
Le poste de radio FM83 de Québec où elle coanime avec Éric Duhaime l'émission du midi la congédie à la suite de sa mise en accusation.
En août 2016, elle est embauchée par le poste de radio BLVD-102.1, une station de la ville de Québec pour animer, avec Marc-André Lord l'émission 100 % Normandeau une émission de deux heures diffusée à l'heure du retour à la maison en fin d'après-midi ; le Gouvernement du Parti libéral a donné instruction aux députés et ministres libéraux de ne pas participer à l'émission de Madame Normandeau ; Madame Normandeau déchire sa carte de membre du Parti libéral. (Le Devoir, 7 septembre 2016, page A3). Lors de sa première émission, elle fustige l'Unité permanente anti corruption-UPAC ; elle réaffirme qu'elle n'a pas commis d'acte criminel ; elle décrète qu'à son émission, «Jamais vous n'entendrez une entrevue avec un député ou un ministre du Québec».


Député et ministre démissionnaire du Parti libéral du Québec-PLQ (2011).

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