Papineau (Gustave)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de lettres né en 1829.

Études au petit séminaire de Saint-Hyacinthe d'où il est renvoyé en 1848 à cause de sa défense du droit d'un peuple à se révolter contre la tyrannie, en contradiction avec la doctrine enseignée par l'un de ses professeurs et de faire passer à ses collègues les oeuvres érotiques et voltairiennes du poète français Parny.
Dans des articles publiés dans le journal L'Avenir, il accuse Louis-Hippolyte Lafontaine, Wolfred Nelson et Geiorge Éienne Cartier d'avoir délaissé la lutte de libération collective pour «des places et de l'argent». Il prévoit, avec clairvoyance, que les nombreuses compromissions des revendicateurs d'hier, devenus simples réformistes, finiront par donner corps, en 1867, au projet conservateur de George Étienne Cartier et John A. Macdonald : la Confédération. ; il traite les anciens progressistes de «renégats ventrus» ; selon lui, «nos transfuges bornés du progressisme de 1837 sont plus attachés au lien colonial que ne le sont les libéraux de Londres».
Il citait cette phrase de Lamartine

«Il n'y a pas une âme de vingt ans qui ne soit républicaine. Il n'y a pas un coeur usé qui ne soit servile.»

Fils de Louis-Joseph Papineau.

Décès en 1851 à 22 ans (rhumatisme inflammatoire).

  • Bibliographie -


Gustave Papineau. Une tête forte méconnue (Yvan Lamonde*et Georges Aubin, Presses de l'Université Laval, 2014)
La pensée d'un Papineau oublié (publiée dans le journal Le Devoir, 6 et 7 septembre 2014, page F6)

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