Québec (province). Scandales. Affaire Bernier-Couillard. (Gouvernement du Canada)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Principaux personnages cités dans cette entrée


Bernier (Maxime). Homme d'affaires et homme de loi (avocat) né en 1963 à Saint-Georges. Études à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université d'Ottawa. Directeur des relations corporatives et internationales de la Commission des valeurs mobilières du Québec (1998-). Vice-président de la compagnie Standard Life. Vice-président de l'Institut économique de Montréal (2005). Député du Parti conservateur de Beauce à la Chambre des communes-Cdesc (2006-). Ministre de l'Industrie (2006-2007), puis ministre des Affaires extérieures (2007-2008) dans le cabinet de Stephen Harper. Le 26 avril 2007, René Bellerive, Philippe Morin, actionnaires et administrateurs du Groupe Kevlar inc. et Éric Boyko, un de leurs amis, organisent un dîner au restaurant Cavalli de la rue Peel à Montréal ; ils y invitent Julie Couillard qui y rencontre pour la première fois Maxime Bernier, le ministre de l'Industrie et commerce du Canada ; cette rencontre marque le début d'une relation amoureuse entre Julie Couillard et Maxime Bernier ; durant leur idylle, Julie Couillard aurait demandé à Maxime Bernier de faire pression pour que le Gouvernement accepte l'offre de Kevlar ; si l'affaire réusssissait, elle bénéficierait d'une importante commission ; Bernier ne serait pas intervenu en sa faveur. Le 14 août 2007, Maxime Bernier est assermenté ministre des Affaires étrangères du Canada ; pour l'occasion, il est accompagné de Julie Couillard dont le décolleté plongeant de sa robe attire l'attention de tous ; il doit démissionner de son poste de ministre des Affaires extérieures du Canada quand son ex-amante, Julie Couillard, révèle au réseau de télévision TVA qu'il avait laissé chez-elle des documents secrets. Le 1er août 2008, un rapport d'enquête interne du ministère des Affaires étrangères daté du 16 juillet précédent révèle que les documents oubliés par Bernier chez son ex-amante étaient constitués d'un cahier d'information préparatoire au sommet de l'OTAN, d'un cahier en format poche de «scénarios» pour le programme du sommet et d'un cahier de presse destiné aux porte-parole ; le rapport conclut que la sécurité de l'État n'avait pas été mise en danger, mais que l'incident portait préjudice à l'intérêt national du fait qu'il ternissait la réputation du Canada au sein de l'OTAN en ce qui a trait à la protection des renseignements ; le rapport indique que Bernier ne se souvenait pas d'avoir sorti ces documents de son briefcase ; il avance l'hypothèse que c'est Julie Couillard qui aurait sortis du briefcase à l'insu de Bernier, ce que Me Jean-Claude Hébert s'empresse de nier le 6 août suivant au nom de Julie Couillard, sa cliente.

Boucher (Maurice «Mom»). Gangster né en 1953 à Causapscal. Arrive dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve avec sa famille alors qu'il n'a que 2 ans. Sa première arrestation pour vol à main armée remonte à 1973 pour vol avec effraction et méfait. Condamné à 40 mois de prison pour vol à main armée en 1976. Fait partie du gang des SS Merciless Riders dirigé par Salvatore Cazzeta jusqu'à sa dissolution en 1984. Le 5 septembre 1984, il est condamné à 23 mois de prison pour agression sexuelle armée ; il est libéré le 2 janvier 1986 ; il se joint alors comme prospect du chapitre de Montréal des Hells-Angels. En 1992, il participe à la fondation du chapitre des Rockers de Montréal. Le 25 juin 1995, il est l'un des fondateurs du chapitre des Nomads des Hells-Angels avec Normand «Biff» Hamel, Wolodimir «Walter» Stadnick, Donald «Pup» Stockford, Louis «Melou» Roy, Richard «Rick» Vallée, Denis «Pas-Fiable» Houle, Gilles «Trooper» Mathieu et David «Wolf» Carrol. reconnaît sa culpabilité le 25 mars 1995, puis est condamné à 6 mois de prison pour possession d'une arme à feu et pour s'être trouvé dans une automobile contenant une arme à usage restreint. Arrêté le 18 décembre 1997, puis accusé d'avoir commandé les meurtres des gardiens de prison, Diane Lavigne et Pierre Rondeau, et d'avoir commandé le meurtre manqué de Robert Corriveau, un autre gardien de prison ; il est acquitté de ces accusations par un jury le 27 novembre 1998, mais le 10 octobre 2000, cette décision est cassée par la Cour d'appel du Québec qui ordonne la tenue d'un nouveau procès ; il est alors immédiatement mis en détention à l'ancienne prison des femmes de Montréal en attendant son nouveau procès ; le 19 avril 2002, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre sa requête en révision de la décision de la Cour d'appel du Québec. Accusé le 28 mars 2001 d'appartenance à une association de criminels et de participation aux meurtres de Pierre «Ti-Bum» Beauchamp (20 décembre 1996), Marc «Cash» Belhumeur (24 janvier 1997), Yvon Roy (30 juillet 1998), Johnny «Le Gros» Plescio (7 septembre 1998), Jean Rosa (24 septembre 1998), Pierre Bastien (22 octobre 1998), Stéphane «Ti-Cul» Morgan (10 novembre 1998), Daniel Boulet (10 novembre 1998), Richard Parent (5 août 1999), Serge Hervieux (26 août 1999), Tony Plescio (1 octobre 1999), Patrick Turcotte (1 mai 2000), et François Gagnon (6 juin 2000) ; il est également accusé de 3 tentatives de Son second procès pour les meurtres de Diane Lavigne et Pierre Rondeau et pour la tentative de meurtre de Robert Corriveau s'ouvre le 18 mars 2002 sous la présidence du juge Pierre Béliveau ; le 5 mai suivant, le jury, qui a délibèré depuis le 26 avril, le déclare coupable des meurtres de Diane Lavigne et de Pierre Rondeau et de tentative de meurtre sur Robert Corriveau ; le juge Béliveau le condamne à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; il est de plus contraint de fournir un échantillon permettant d'établir son ADN ; en juin 2005, Me Jacques Larochelle, l'avocat de Boucher, demande à la Cour d'appel du Québec de réviser le procès, le verdict et la sentence ; le 11 mai 2006, un banc de la Cour d'appel formé des juges Marc Beauregard, Allan R. Hilton et François Doyon, rejette la requête de Me Larochelle ; le 23 novembre 2006, la Cour suprême du Canada indique son refus d'entendre l'appel de l'avocat de Mom Boucher qui devra continuer de purger sa peine. Le 3 janvier 2007, le ministère de la Justice annonce qu'il retire toutes les autres accusations dont Boucher faisait l'objet, vu qu'il ne sortira de prison qu'à l'âge de 70 ans, en 2022. Voir également Guerres des gangs.

Côté (Bernard). Gestionnaire immobilier. Ancien vice-président du Parti progressiste-conservateur pour le Québec, candidat de ce parti défait aux élections générales de 2000 et à une élection partielle en 2002. Le 10 juin 2008, le quotidien La Presse révèle que Julie Couillard avait eu une relation amoureuse avec Bernard Côté, un adjoint politique du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier, et responsable du dossier du déménagement des fonctionnaires fédéraux de Québec dans un nouvel édifice ; elle aurait fait des pressions pour que son amant intervienne en faveur du projet de Kevlar à Québec ; dès qu'il en est informé, Fortier exige et reçoit la démission de Bernard Côté pour n'avoir pas divulgué la possibilité de conflit d'intérêt entre sa fonction et sa relation avec Julie Couillard, une associée de la compagnie Kevlar qui convoitait un contrat avec son ministère.

Couillard (Julie). Mannequin et femme d'affaires (agente immobilière certifiée) née en 1969. Au début des années 1990, Julie Couillard a été la conjointe d'Anthony Volpato ; après sa rupture avec Volpato, elle a été la conjointe de Gilles Giguère assassiné en avril 1996, une semaine avant la date où elle devait l'épouser ; elle devint ensuite l'épouse de Stéphane Sirois, membre des Rockers de Montréal ; en 1998, au cours d'une enquête sur le trafic de drogues, la GRC obtient l'autorisation de la Cour pour mettre sous surveillance la résidence de madame Couillard ; en 1999, elle divorce de Stephane Sirois ; pendant une dizaine de mois en 2004-2005, elle a été la conjointe de Robert Pépin et vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. ; cette agence avait un permis d'agence privée de sécurité ; en 2005, elle contracte une hypothèque de 86 493 $ sur sa maison de Laval en faveur de la compagnie Immeubles Salette propriété de Jean Salette ; en 2005, elle loue un local du rez-de-chaussée de la Place 500, rue Saint-Martin de Laval, pour sa compagnie Itek Solutions globale qui s'annonce comme faisant de l'intégration de systèmes de haute technologie en sécurité ; le 22 mars 2007, l'entreprise IGS, dont l'unique actionnaire est Julie Couillard, aurait été engagée par la compagnie Investissements immobiliers Kevlar Inc.; le 7 avril 2007, après avoir suivi un cours de 240 heures pendant l'hiver précédent, Julie Couillard obtient un certificat d'agent immobilier ; le 17 avril 2007, Julie Couillard assiste à un cocktail de financement de l'association du Parti conservateur de Châteauguay-Saint-Constant, signe un chèque de 1 000 $ comme contribution à l'association et y distribue sa carte professionnelle au nom de la compagnie Kevlar ; le 26 avril 2007, Philippe Morin, l'un des dirigeants du Groupe Kevlar inc. organise un dîner au restaurant Cavalli de la rue Peel à Montréal ; c'est là que Julie Couillard rencontre pour la première fois Maxime Bernier, le ministre de l'Industrie et commerce du Canada ; cette rencontre marque le début d'une relation amoureuse entre elle et lui ; le 2 mai 2007, madame Couillard fait radier l'hypothèque détenue par Immeubles Salette sur sa maison de Laval ; quelques semaines plus tard, elle obtient un prêt de 212 999 $ d'une grande banque pour sa maison ; le 14 août 2007, Maxime Bernier est assermenté ministre des Affaires étrangères du Canada ; pour l'occasion, il est accompagné de Julie Couillard dont le décolleté plongeant de sa robe attire l'attention de tous ; le 10 septembre 2007, lors d'un tournoi de golf organisé par le Parti conservateur au club de golf Atlantide de l'Île-Perrot, Julie Couillard est aperçue en compagnie de Bernard Côté, un attaché politique du ministre de l'Industrie et du Commerce du Canada, Michael Fortier ; le 25 mai 2008, elle enregistre une entrevue au réseau de télévision TVA au cours de laquelle elle déclare, entre autres, que le ministre Maxime Bernier avait laissé des documents confidentiels à sa résidence de Laval, que des experts avaient découvert qu'un micro avait été posé sous le matelas de son lit, qu'elle avait été approchée pour être candidate conservatrice, que la robe qu'elle portait lors de la cérémonie d'assermentation de Bernier avait été choisie par Bernier lui-même ; Luc Lavoie, vice-président exécutif du Groupe Québecor assiste à l'entrevue dans les coulisses ; le 5 juin 2008, CBC/Radio-Canada révèle que Julie Couillard avait été vue dînant avec Normand Descoteaux à l'été de 2006 dans un restaurant de Laval ; Descoteaux était un proche de Maurice «Mom» Boucher et Robert «Bob» Savard ; le 10 juin 2008, le quotidien La Presse révèle que Julie Couillard avait eu une relation amoureuse avec Bernard Côté, un adjoint politique du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier, et qu'elle aurait fait des pressions pour que son amant intervienne en faveur du projet de Kevlar à Québec ; dès qu'il en est informé, Fortier exige et reçoit la démission de Bernard Côté pour n'avoir pas divulgué la possibilité de conflit d'intérêt entre sa fonction et sa relation avec Julie Couillard, une associée de la compagnie Kevlar, qui convoitait un contrat avec son ministère ; le 10 juin 2008, lors de l'étude de l'affaire Bernier Couillard par le Comité permanent de la sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc, les dirigeants de la GRC révèlent que madame Couillard était connue de ses services, mais refusent de dire si le Conseil privé a été informé des anciennes relations de Julie Couillard avec des gangsters ; le 12 juin 2008, un porte-parole du Conseil privé déclare que la GRC n'a jamais notifié le conseil des relations passées de madame Couillard avec des gangsters ; le 13 juin 2008, les partis d'opposition de la Chambre des communes-Cdesc demandent que le Registrateur des lobbyistes du Canada fasse enquête sur les activités de madame Couillard qui, n'étant pas enregistrée comme lobbyiste conformément à la loi, avait quand même fait des démarches aurpès d'un ministre et d'un fonctionnaire en faveur de Kevlar. Le 20 juin 2008, Jean Salette affirme que l'hypothèque qu'il détenait sur la maison de madame Couillard était fictive et qu'il l'avait contractée pour protéger madame Couillard contre ses anciens associés. Le 1 octobre 2008, le quotidien La Presse publie des extraits du livre que Julie Couillard lancera officiellement le 3 octobre suivant ; ce livre écrit par le journaliste Serge Rivest et intitulé Julie Couillard - Mon histoire est l'autobiographie de madame Couillard. Le 21 mai 2009, Julie Couillard dépose une action en dommage de 250 000 $ (90 000 $ pour dommages à sa réputation, 90 000 $ pour dommages moraux et 70 000 en dommages exemplaires) contre la compagnie Kevlar qui l'aurait laissé tomber lorsqu'il a été révélé publiquement qu'elle était l'ex-conjointe du Rocker Stéphane Sirois.

Descoteaux (Normand). Gangster. Le 7 juillet 2000, à Montréal-Nord, Robert «Bob» Savard, 53 ans, de Pointe-aux-Trembles (Montréal), un proche de Maurice «Mom» Boucher, est assassiné alors qu'il prend son petit-déjeuner avec son associé, Normand Descôteaux, dans un restaurant du boulevard Henri-Bourassa Est ; Descôteaux est grièvement blessé même s'il utilise Héléne Brunet, 33 ans, une serveuse du restaurant, comme bouclier ; celle-ci est atteinte de 3 balles aux jambes et une au bras ; en mai 2001, Descoteaux reconnaît sa culpabilité à des accusations de prêt à taux d'intérêt criminel et il est condamné à la prison. Au cours de l'été 2006, il est vu dînant avec Julie Couillard dans un restaurant de Laval.

Giguère (Gilles). Gangster. En décembre 1995, Gilles Giguère, Robert «Bob» Savard, l'avocat Gilles Daudelin et Julie Couillard sont appréhendés lors de l'opération Wolverines ; Julie Couillard est relâchée rapidement, mais les autres sont accusés de complot de menace de mort et d'extorsion à l'endroit d'une agente d'immeubles de l'ouest de Montréal ; en avril 1996, le cadavre criblé de balles de Gilles Giguère, 46 ans, une relation des Hells-Angels et bras droit de Robert «Bob» Savard, est découvert dans un fossé longeant une petite route de campagne à L'Épiphanie ; 2 jours auparavant, il avait quitté son domicile pour se rendre à un rendez-vous ; sa conjointe, Julie Couillard, a été la dernière personne à l'avoir vu vivant. Giguère s'occupait de la collection des dettes des mauvais payeurs pour Robert Savard ; au moment de son assassinat, Giguère était en attente de procès pour possession illégale de 4 mitraillettes et de 23 kg de marijuana trouvés dans une cache de Montréal-Est ; la police croit qu'il a été abattu parce qu'on croyait qu'il était devenu délateur.

Harper (Stephen). Homme de sciences (économiste) né en 1959 (30 avril) à Toronto. Études à l'Université de Calgary, Alberta. L'un des fondateurs du Reform Party avec Preston Manning. Chef du Parti de l'alliance canadienne (2002-2004). Chef du Parti conservateur du Canada (2004-). Premier ministre du Canada (6 février 2006-).

Kevlar (groupe immobilier). Le 7 avril 2007, après avoir suivi un cours de 240 heures, Julie Couillard obtient un certificat d'agent immobilier et s'affilie à Investissements immobiliers Kevlar inc. Le 17 avril 2007, Julie Couillard assiste à un cocktail de financement de l'association du Parti conservateur de Châteauguay-Saint-Constant et contribue 1 000 $ à l'événement ; en avril 2007, le ministère fédéral des Travaux publics cherche un endroit dans la ville de Québec pour loger les 700 employés fédéraux de la région ; le Groupe Kevlar propose au ministère de construire son édifice à Québec sur les terrains du Stationnement Dorchester dans le quartier Saint-Roch ; Kevlar loue ce terrain à une entreprise de Laval qui lui est liée. Le 26 avril 2007, Philippe Morin, actionnaire et administrateur du Groupe Kevlar inc. organise un dîner au restaurant Cavalli de la rue Peel à Montréal ; il y invite Julie Couillard qui y rencontre pour la première fois Maxime Bernier, le ministre de l'Industrie et commerce du Canada. Le 13 juin 2008, Michael Fortier rend un don de 1 000 $ fait par René Bellerive, président de la compagnie Kevlar, à l'Association du Parti conservateur de Vaudreuil-Soulanges, la circonscription où il compte briguer les suffrages aux prochaines élections fédérales.

Pépin (Robert). Homme d'affaires. Conjoint de Julie Couillard. À la fin de 2003, Robert Pépin fonde l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. (ces initiales signifient Denis et Robert Pépin). En 2004-2005, Julie Couillard est la conjointe de Robert Pépin et vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. pendant une dizaine de mois ; cette agence détient un permis en bonne et due forme d'agence privée de sécurité. En 2004, Robert Pépin est accusé de recel de marchandises volées et son nom est intimement relié avec le crime organisé. En 2005, l'Émission J.E. du réseau de télévision TVA révèle que l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. aidait Location d'auto inter-finance, une autre entreprise de Robert Pépin, à recouvrer des prêts consentis à des taux de 300 % contrairement au Code criminel du Canada qui fixe le maximum à 60 % ; l'Agence D.R.P. et Location d'auto logeaient à la même adresse. Du 25 janvier 2005 au 25 janvier 2006, Julie Couillard, vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P., est détentrice d'un permis valide d'agente de sécurité ; c'est-à-dire que la Sûreté du Québec n'avait pas trouvé de raison valide de lui refuser ce permis. En février 2006, l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. obtient un contrat de l'Établissement de détention de Saint-Jérôme pour assurer la garde et la surveillance des détenus de l'établissement lors de leur séjour dans un hôpital de la région ; cette compagnie déclare un actionnaire unique, Denis Pépin, un policier retraité de la ville de Montréal et père de Robert Pépin. Le 28 mars 2006, l'Office de protection des consommateurs du Québec dépose 17 chefs d'accusation contre Robert Pépin. En juillet 2006 Robert Pépin reconnaît sa culpabilité à une accusation de recel de marchandises volées déposée contre lui en 2004. En novembre 2006, l'Autorité des marchés financiers commence à s'intéresser au fait que, sans avoir obtenu les autorisations nécessaires, Robert Pépin avait rencontré des petits investisseurs pour les convaincre d'investir dans des entreprises comme l'Agence D.R.P. ; il agissait en compagnie de Rocco Di Stefano, dont la compagnie Zema Finances était accusée par des investisseurs de leur avoir fait perdre 1,5 million $. En mai 2007, Robert Pépin, 45 ans, se suicide par pendaison dans le bureau de Sécurité D.R.P. à Laval ; il aurait alors eu une dette de plus de 1 million $ à ses créanciers dont un important shylock lié aux Hells-Angels ; il devait comparaître 3 jours plus tard devant l'Autorité des marchés financiers du Québec.

Salette (Jean). Homme d'affaires. Propriétaire de la compagnie Immeubles Salette. Jusqu'en 2003, cette compagnie logeait au 5e étage de la Place 500 au 500 boulevard Saint-Martin à Laval. Il enregistre une hypothèque de 86 403 $ sur la maison de Julie Couillard ; en 2007, cette dernière fait radier cette hypothèque qui, selon Salette était fictive et inscrite seulement pour la protéger contre ses anciens associés. Au milieu des années 1980, le nom de Salette est mentionné par la Commission d'enquête sur le crime organisé - CECO au sujet d'une affaire impliquant le Syndicat de l'industrie du vêtement ; un dirigeant de la caisse de retraite de ce syndicat, Jean Lemonde, avait accepté un pot-de-vin de plus de 245 000 $ de Salette pour réaliser une transaction immobilière impliquant la caisse de retraite ; Jean Lemonde a écopé d'un an de prison, mais Salette n'a jamais été accusé.

Place 500. Située au 500, boulevard Saint-Martin à Laval. Parmi les locataires de cet immeuble, on trouve depuis 2005, la compagnie Itek Solutions globales de Julie Couillard au rez-de-chaussée, l'avocat Gilles Daudelin au 3e étage, la firme comptable Lamothe Bergeron, la compagnie Malts Financing au 5e étage et, jusqu'en 2003, la compagnie Immeubles Salette. En 1995, l'escouade Carcajou avait arrêté Gilles Daudelin, Robert Savard, Gilles Giguère et Julie Couillard, mais cette dernière avait été relâchée 20 heures plus tard. Fernand Lamothe, associé de la firme Lamothe Bergeron, agissait comme comptable du Hells-Angels Nomad Michel Rose qui sera plus tard condamné à 22 ans de prison pour meurtre, trafic de drogues et gangsterisme. Les bureaux de la compagnie Malts Financing, soupçonnée de blanchiment d'argent pour le crime organisé, ont fait l'objet d'une perquisition lors de la grande rafle du 22 novembre 2006. La compagnie Itek Solutions globale ferait de l'intégration de systèmes de haute technologie en sécurité.

Savard (Robert «Bob»). Gangster. Le 7 juillet 2000, à Montréal-Nord, Robert «Bob» Savard, 53 ans, de Pointe-aux-Trembles (Montréal), un proche de Maurice «Mom» Boucher, est assassiné alors qu'il prend son petit-déjeuner avec son associé, Normand Descôteaux, dans un restaurant du boulevard Henri-Bourassa Est ; Descôteaux est grièvement blessé même s'il utilise Héléne Brunet, 33 ans, une serveuse du restaurant, comme bouclier ; celle-ci est atteinte de 3 balles aux jambes et une au bras ; en décembre 1995, Gilles Giguère, Robert Savard et l'avocat Gilles Daudelin avaient été accusés de complot de menace de mort et d'extorsion à l'endroit d'une agente d'immeubles de l'ouest de Montréal.

Sirois (Stéphane). Gangster. Membre des Rockers. Au milieu de 1997, Stéphane Sirois, un membre «Full Patch» du gang des Rockers affiliés aux Hells-Angels, rencontre Julie Couillard dans un bar où les motards criminels se tenaient ; lorsqu'il apprend qu'elle avait été la copine de Gilles Giguère, Sirois en parle à Maurice Boucher qui lui conseille de la laisser tomber ; Sirois aurait alors décidè de quitter les Rockers comme Julie Couillard le pressait de le faire, d'épouser cette dernière et d'en avertir Boucher. En 1999 il divorce de Julie Couillard. Devenu délateur, il contribue à l'arrestation de plusieurs motards; lorsqu'il témoigne au procès de Maurice «Mom» Boucher en 2003, il déclare que celui-ci aurait songé à faire assassiner Julie Couillard parce qu'il croyait qu'elle était alliée à la police.

Volpato (Anthony). Gangster né en 1946 à Padoue (Italie). Arrive au Canada en 1950. En 1997, Volpato écope d'une amende de 8 000 $ pour avoir agi come représentant de «financiers» auprès de contrebandiers warriors de Kahnawake et des membres d'un réseau de revendeur de la région de Lanaudière. La même année, Volpato est condamné à 6 ans de prison pour sa participation à un complot d'importation de 180 kg de cocaïne ; il agissait comme intermédiaire entre le clan Cotroni et des agents doubles de la GRC. En 2001, Volpato, qui était en liberté sous conditions, est ramené en prison pour n'avoir pas respecté la condition de ne pas frayer avec des criminels.


Couillard, Julie : Éphémérides

Entre 1991 et 1993, Julie Couillard fréquente Anthony Volpato, homme de confiance et grand ami de Frank Cotroni, le chef de la mafia montréalaise.

En 1993, Julie Couillard devient la conjointe de Gilles Giguère, un individu proche de Maurice «Mom» Boucher.

En décembre 1995, Gilles Giguère, Robert Savard, l'avocat Gilles Daudelin et Julie Couillard sont appréhendés lors de l'opération Wolverines ; Julie Couillard est relâchée rapidement, mais les autres sont accusés de complot de menace de mort et d'extorsion à l'endroit d'une agente d'immeubles de l'ouest de Montréal.

En avril 1996, le cadavre criblé de balles de Gilles Giguère, une relation des Hells-Angels et bras droit de Robert «Bob» Savard, est découvert dans un fossé longeant une petite route de campagne à L'Épiphanie ; 2 jours auparavant, il avait quitté son domicile pour se rendre à un rendez-vous ; son épouse, Julie Couillard, a été la dernière personne à l'avoir vu vivant ; au moment de son assassinat, Giguère était en attente de procès pour possession illégale de 4 mitraillettes et de 23 kg de marijuana trouvés dans une cache de Montréal-Est la police croit qu'il a été abattu parce qu'on croyait qu'il était devenu délateur.

En 1997, Anthony Volpato écope d'une amende de 8 000 $ pour avoir agi comme représentant de «financiers» auprès de contrebandiers, des warriors de Kahnawake, et les membres d'un réseau de revendeur de la région de Lanaudière. Volpato est aussi condamné à 6 ans de prison pour sa participation à un complot d'importation de 180 kg de cocaïne ; il agissait comme intermédiaire entre le clan Cotroni et des agents doubles de la GRC.

Au milieu de 1997, Stéphane Sirois, un membre «Full Patch» du gang des Rockers affiliés aux Hells-Angels, rencontre Julie Couillard dans un bar où les motards criminels se tenaient ; lorsqu'il apprend qu'elle avait été la copine de Gilles Giguère, Sirois en parle à Maurice Boucher qui lui conseille de la laisser tomber ; Sirois décide alors de quitter les Rockers comme Julie Couillard le pressait de le faire, d'épouser cette dernière et d'en avertir Boucher.

En 1999, Stephane Sirois et Julie Couillard divorcent.

Le 7 juillet 2000, à Montréal-Nord, Robert «Bob» Savard, 53 ans, de Pointe-aux-Trembles (Montréal), un proche de Maurice «Mom» Boucher, est assassiné alors qu'il prend son petit-déjeuner avec son associé, Normand Descôteaux, dans un restaurant du boulevard Henri-Bourassa Est ; Descôteaux est grièvement blessé même s'il utilise Héléne Brunet, 33 ans, une serveuse du restaurant, comme bouclier ; celle-ci est atteinte de 3 balles aux jambes et une au bras ; en décembre 1995, Gilles Giguère, Robert Savard et l'avocat Gilles Daudelin avaient été accusés de complot de menace de mort et d'extorsion à l'endroit d'une agente d'immeubles de l'ouest de Montréal.

En 2001, Anthony Volpato, qui était en liberté sous conditions, est ramené en prison pour n'avoir pas respecté la condition de ne pas frayer avec des criminels.

En 2003, lorsqu'il témoigne au procès de Maurice «Mom» Boucher, Stéphane Sirois déclare que celui-ci aurait songé à faire assassiner Julie Couillard parce qu'il croyait qu'elle était reliée à la police et qu'elle avait peut-être été pour quelque chose dans la défection de Gilles Giguère.

À la fin de 2003, Robert Pépin fonde l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. ces initiales signifient Denis et Robert Pépin.

En 2004-2005, Julie Couillard est la conjointe de Robert Pépin et vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. pendant une dizaine de mois ; cette agence obtient un permis en bonne et due forme d'agence privée de sécurité.

En 2004, Robert Pépin est accusé de recel de marchandises volées et son nom est intimement relié avec le crime organisé.

En 2005, l'Émission J.E. du réseau de télévision TVA révèle que l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. aidait Location d'auto inter-finance, une autre entreprise de Robert Pépin, à recouvrer des prêts consentis à des taux de 300 % contrairement au Code criminel du Canada qui fixe le maximum à 60 % ; l'Agence D.R.P. et Location d'auto logeaient à la même adresse.

Du 25 janvier 2005 au 25 janvier 2006, Julie Couillard, vice-présidente de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P., est détentrice d'un permis valide d'agent de sécurité ; c'est-à-dire que la Sûreté du Québec n'avait pas trouvé de raison valide de lui refuser ce permis.

En février 2006, l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. obtient un contrat de l'Établissement de détention de Saint-Jérôme pour assurer la garde et la surveillance des détenus de l'établissement lors de leur séjour dans un hôpital de la région ; cette compagnie déclare un actionnaire unique, Denis Pépin, un policier retraité de la ville de Montréal et le père de Robert Pépin.

Le 28 mars 2006, l'Office de protection des consommateurs du Québec dépose 17 chefs d'accusation contre Robert Pépin.

En juillet 2006 Robert Pépin reconnaît sa culpabilité à une accusation de recel de marchandises volées déposée contre lui en 2004.

En novembre 2006, l'Autorité des marchés financiers commence à s'intéresser au fait que, sans avoir obtenu les autorisations nécessaires, Robert Pépin avait rencontré des petits investisseurs pour les convaincre d'investir dans des entreprises comme l'Agence D.R.P. ; il agissait en compagnie de Rocco Di Stefano, dont la compagnie Zema Finances était accusée par des investisseurs de leur avoir fait perdre 1,5 M $.

En mai 2007, Robert Pépin, 45 ans, se suicide par pendaison dans le bureau de Sécurité D.R.P. à Laval ; il aurait alors eu une dette de plus de 1 million $ à ses créanciers dont un important shylock lié aux Hells-Angels ; il devait comparaître 3 jours plus tard devant l'Autorité des marchés financiers du Québec.

Au cours de l'hiver 2007, Julie Couillard rencontre dans un bar Philippe Morin qui se présente comme président d'Investissements immobiliers Kevlar inc. ; c'est le début d'une relation intime mais brève entre les deux personnes.

Peu après, Julie Couillard rencontre Bernard Côté, un adjoint politique du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier ; une relation intime s'ensuit entre les deux personnes.

Le 7 avril 2007, après avoir suivi un cours de 240 heures, Julie Couillard obtient un certificat d'agent immobilier et s'affilie à Investissements immobiliers Kevlar inc. appartenant à René Bellerive et à Philippe Morin.

Le 17 avril 2007, Julie Couillard assiste à un cocktail de financement de l'association du Parti conservateur de Châteauguay-Saint-Constant et contribue 1 000 $ à l'événement ; son chèque aurait rebondi.

En avril 2007, le ministère fédéral des Travaux publics cherche un endroit dans la ville de Québec pour loger les 700 employés fédéraux de la région ; le Groupe Kevlar propose au ministère de construire son édifice à Québec sur les terrains du Stationnement Dorchester dans le quartier Saint-Roch ; Kevlar loue ce terrain à une entreprise de Laval qui lui est liée.
Lorsqu'il apprend que Julie Couillard et Bernard Côté sont intimes, Philippe Morin aurait demandé à Julie Couillard de représenter Kevlar dans le dossier du projet de regroupement des fonctionnaires fédéraux à Québec ; Bernard Côté est responsable de ce projet.

Le 26 avril 2007, René Bellerive, Philippe Morin, actionnaires et administrateurs du Groupe Kevlar inc. et Éric Boyko, un de leurs amis, organisent un dîner au restaurant Cavalli situé sur la rue Peel à Montréal ; ils y invitent Julie Couillard qui y rencontre pour la première fois Maxime Bernier, le ministre de l'Industrie et Commerce du Canada ; cette rencontre marque le début d'une relation amoureuse entre Julie Couillard et Maxime Bernier.

Durant leur idylle, Julie Couillard aurait demandé à Maxime Bernier de faire pression pour que le Gouvernement accepte l'offre de Kevlar ; elle aurait fait valoir que si l'affaire réussissait, elle bénéficierait d'une importante commission ; Bernier aurait refusé d'intervenir en sa faveur.

Le 1 août 2007, la mère de Julie Couillard, Diane Bellemare, une résidante de Mirabel est nommée présidente des conseils arbitraux pour le district de Saint-Jérôme par Monte Solberg, le ministre des Ressources humaines du Canada.

Le 14 août 2007, Maxime Bernier est assermenté ministre des Affaires étrangères du Canada ; pour l'occasion, il est accompagné de Julie Couillard dont la robe décolletée attire l'attention.

Le 10 septembre 2007, lors d'un tournoi de golf organisé par le Parti conservateur au club de golf Atlantide de l'Île-Perrot, Julie Couillard est aperçue en compagnie de Bernard Côté, l'attaché politique du ministre de l'Industrie et du Commerce du Canada, Michael Fortier.

En décembre 2007, la compagnie Location inter-finance de Robert Pépin est condamnée à payer des amendes totalisant 21 260 $.

En janvier 2008, Julie Couillard renouvelle son certificat d'agent immobilier auprès de Kevlar.

Le 3 avril 2008, au retour d'une réunion de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord - OTAN, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, laisse dans la résidence de Julie Couillard des documents classés secrets.

Le 7 mai 2008, il est révélé que Julie Couillard avait eu, dans le passé, des relations avec des membres du gang des Hells-Angels et des Rockers.

Le 25 mai 2008, Julie Couillard remet à un avocat des documents confidentiels qui avait été laissés à sa résidence au début d'avril précédent par le ministre Maxime Bernier.

Le 25 mai 2008, Julie Couillard enregistre une entrevue au réseau de télévision TVA au cours de laquelle elle déclare que le ministre Maxime Bernier avait laissé des documents confidentiels à sa résidence de Laval, que des experts avait découvert qu'un micro avait été posé sous le matelas de son lit, qu'elle avait été approchée pour être candidate conservatrice, que la robe qu'elle portait lors de la cérémonie d'assermentation de Bernier avait été choisie par Bernier lui-même, et que Bernier était au courant de ses relations passées avec des gangsters ; Luc Lavoie, vice-président exécutif du Groupe Québecor assiste à l'entrevue dans les coulisses.

Le 26 mai 2008, vers 19 h, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, annonce que le ministre Bernier a démissionné de ses fonctions. À 21 h, le réseau TVA, diffuse l'entrevue de Julie Couillard enregistrée la veille.

Le 27 mai 2008, dans une entrevue d'une demi-heure accordée au réseau internet Canoë, Julie Couillard affirme que quelques semaines avant de rencontrer Maxime Bernier, elle avait été sollicitée pour devenir candidate du Parti conservateur ; sa première rencontre avec Bernier avait été organisée par un partenaire d'affaires.

Le 28 mai 2008, Maxime Bernier, dans une lettre ouverte accepte le blâme pour ses actions et omissions et s'excuse auprès de Julie Couillard des inconvénients que sa relation avec lui lui a causés. Une information circule à Ottawa à l'effet que le Service canadien de renseignement de sécurité - SCRS aurait rencontré le premier ministre Harper entre le 1er et le 8 mai pour discuter de la conduite du ministre Bernier ; cette information est niée par le Gouvernement

Le 29 mai 2008, au cours d'une entrevue au réseau TVA, Jean-Pierre Alarie et Nancy Alarie, 2 anciens employés de l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. affirment que Robert Pépin est la tête dirigeante de cette agence et que le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, aurait rencontré Robert Pépin dans un restaurant, puis à son cabinet.

Le 30 mai 2008, pressé par les partis d'opposition qui veulent savoir si Julie Couillard avait bénéficié d'un passeport diplomatique, le leader du gouvernement à la Chambre des communes-Cdesc, Peter Van Loan, indique que ces passeports diplomatiques ne sont émis qu'aux épouses ou conjointes de fait des ministres et que Julie Couillard n'était ni l'épouse, ni la conjointe de fait de l'ex-ministre Bernier.

Le 31 mai 2008, le Globe and Mail de Toronto publie un article dans lequel, il rapporte qu'un proche de Maurice Boucher lui avait dit que ce dernier avait donné un contrat pour abattre Julie Couillard qu'il croyait être une informatrice de la police depuis 1996 et qu'elle tentait d'infiltrer les gangs de motards. L'ex-sergent Guy Ouellet * qui a dirigé l'escouade qui a effectué l'arrestation d'un groupe de Hells-Angels et a fait condamner Maurice Boucher à la prison à perpétuité, nie catégoriquement que Julie Couillard ait été une informatrice et il affirme que si Boucher avait mis un contrat sur la vie de celle-ci, elle ne serait plus en vie.

Le 2 juin 2008, le Comité permanent de la Sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc décide de mener une enquête publique sur l'affaire Bernier-Couillard.

Le 8 juin 2008, le quotidien La Presse rapporte qu'en mars 2007, Julie Couillard avait contribué la somme de 1 000 $ à la caisse du Parti conservateur de Châteauguay-Saint-Constant à l'occasion d'un dîner au cours duquel le ministre des Travaux publics du Canada Michael Fortier, était le conférencier invité.

Le 10 juin 2008, le quotidien La Presse révèle que Julie Couillard avait eu une relation amoureuse avec Bernard Côté, un adjoint politique du ministre des Travaux publics du Canada, Michael Fortier, et responsable du dossier du déménagement des fonctionnaires fédéraux de Québec dans un nouvel édifice ; elle aurait fait des pressions pour que son amant intervienne en faveur du projet de Kevlar à Québec ; dès qu'il en est informé, Fortier exige et reçoit la démission de Bernard Côté pour n'avoir pas divulgué la possibilité de conflit d'intérêt entre sa fonction et sa relation avec Julie Couillard, une associée de la compagnie Kevlar qui convoitait un contrat avec son ministère.

Le 10 juin 2008, lors de l'étude de l'affaire Bernier Couillard par le Comité permanent de la sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc, Raf Souccar, le commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada-GRC révèle que madame Couillard était connue de ses services, mais refusent de dire si le Conseil privé a été informé des relations de Julie Couillard avec des criminels.

Le 11 juin 2008, un communiqué du Bureau du conseil privé déclare que la Gendarmerie royale du Canada-GRC n'a jamais notifié le Bureau du conseil privé des relations passées de madame Couillard avec des gangsters.

Le 11 juin 2008, Raf Souccar, le commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada-GRC, déclare que son organisme n'a jamais notifié le Bureau du conseil privé des relations passées de madame Couillard avec des gangsters.

Le 12 juin 2008, le journal La Presse révèle que la rencontre de madame Couillard et Maxime Bernier le 26 avril 2007 n'aurait pas été fortuite, mais qu'elle aurait été initiée par Philippe Morin, actionnaire et administrateur du Groupe Kevlar.

Le 13 juin 2008, Michael Fortier rend un don de 1 000 $ fait par René Bellerive, président de la compagnie Kevlar, à l'Association du Parti conservateur de Vaudreuil-Soulanges, la circonscription où il compte briguer les suffrages aux prochaines élections fédérales.

Le 16 juin 2008, Me Jean-Claude Hébert agissant comme procureur de Julie Couillard écrit au greffier du Comité de la Chambre des communes-Cdesc que sa cliente ne désire pas comparaître devant ce comité si Maxime Bernier ne comparaît pas lui aussi ; il craint que ses réponses aux questions des membres ne compromette son droit à une défense pleine et entière dans l'éventualité où le Gouvernement la poursuivrait pour avoir eu en sa possession des documents confidentiels sans la permission du ministre ; lors de son interview diffusée au réseau TVA le 26 mai 2008, elle avait pourtant affirmé être prête à répondre au Comité si on la convoquait.

Le 16 juin 2008, il est révélé que la mère de Julie Couillard, Diane Bellemare, une résidante de Mirabel avait été nommée présidente des conseils arbitraux pour le district de Saint-Jérôme par le ministre des Ressources humaines du Canada le 1 août 2007, deux semaines avant la cérémonie d'assermentation de Maxime Bernier comme ministre des Affaires étrangères du Canada à laquelle il avait à son bras Julie Couillard qui y avait fait sensation.

Le 17 juin 2008, lors de sa comparution de la Comité permanent de la sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc, Margaret Bloodworth, la conseillère en sécurité du premier ministre Harper rèvèle que le Bureau du Conseil privé n'a jamais été avisé par la GRC ou le Service canadiens de renseignement de sécurité - SCRS des risques pour la sécurité de l'État que pouvaient représenter les relations du ministre Bernier avec madame Couillard ; elle affirme n'avoir été informée du passé de madame Couillard que par les journaux après la démission du ministre Bernier, le 26 mai 2008.

Le 18 juin 2008, Raf Souccar, le commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada - GRC, comparaissant de nouveau devant le Comité de la sécurité publique indique que la GRC n'a pas informé le Bureau du conseil privé sur le passé de madame Couillard parce qu'elle ne croyait pas qu'elle constituait un danger pour la sécurité publique.

Le 25 juin 2008, lors d'une conférence qu'il donne dans sa circonscription électorale de Beauce. Maxime Bernier affirme que ni les enquêteurs de la GRC, ni ceux du SCRS ne l'ont avisé du passé trouble de madame Couillard, pendant les quelques mois qu'a duré sa relation avec cette femme ; il n'a pas été avisé non plus du fait que sa maîtresse pouvait représenter une menace à la sécurité nationale ; il n'aurait appris que le 20 avril 2008 que madame Couillard, qu'il ne fréquentait plus, avait eu des fréquentations peu recommandables ; quant aux documents confidentiels, il se souvient qu'il était en possession de ces documents à son retour de Bucarest le 4 avril 2008, mais il affirme qu'il n'a pas remarqué qu'ils étaient manquants et qu'il n'a aucun souvenir de les avoir égarés.

Le 1 août 2008, un rapport d'enquête interne du ministère des Affaires étrangères daté du 16 juillet précédent révèle que les documents oubliés par Bernier chez son ex-amante étaient constitués d'un cahier d'information préparatoire au sommet de l'OTAN, d'un cahier en format poche de «scénarios» pour le programme du sommet et d'un cahier de presse destiné aux porte-parole ; le rapport conclut que la sécurité de l'État n'avait pas été mise en danger, mais que l'incident portait préjudice à l'intérêt national du fait qu'il ternissait la réputation du Canada au sein de l'OTAN en ce qui a trait à la protection des renseignements ; le rapport indique que Bernier ne se souvenait pas d'avoir sorti ces documents de son briefcase ; il avance l'hypothèse que c'est Julie Couillard qui aurait sortis du briefcase à l'insu de Bernier, ce que Me Jean-Claude Hébert s'empresse de nier le 6 août suivant au nom de Julie Couillard, sa cliente.

Le 25 août 2008, le Comité parlementaire de la Sécurité publique de la Chambre des communes-Cdesc assigne Julie Couillard et Maxime Bernier à venir lui expliquer comment Julie Couillard est venue en possession des documents confidentiels de Bernier.

Le 1 octobre 2008, le quotidien La Presse publie des extraits du livre que Julie Couillard lancera officiellement le 3 octobre suivant ; ce livre écrit par le journaliste Serge Rivest et intitulé Julie Couillard - Mon histoire est l'autobiographie de madame Couillard.

Le 3 septembre 2009, le journal Le Devoir et l'agence CanWest obtiennent des copies censurées du document que Bernier avait oublié chez mademoiselle Couillard en 2008 ; ce document de 500 pages est classifié «secret» et contient les agendas, les profils de certains participants et les notes de briefing au ministre en vue la réunion au sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord-OTAN tenue à Bucarest du 2 au 4 avril 2008 ; le document comprenait des références au contrôle des armes au Moyen Orient, le déploiement des troupes en Afghanistan, l'augmentation du membership de l'OTAN et étalait les craintes de résurgence de la Russie ainsi que les menaces d'Al-Qa'ida au Pakistan. Plusieurs phrases et des pages entières du document remis aux médias étaient noircies parce qu'elle contenaient des informations qui, si elles étaient rendues publiques, seraient susceptibles de nuire à la sécurité nationale, à la défense du Canada ou ses alliés et la conduite de ses affaires internationales.

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