Sorella (Adela)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • En 2001, Adèle Sorella a été opérée pour une tumeur au cerveau ; lors de l'opération le canal lacrimogène a été coupé de sorte qu'elle ne peut pleurer ; de plus, l'opération l'a laissée paralysée dans certaines parties de son visage.

Le 27 novembre 2007, Adèle Sorella avait tenté de se suicider, mais elle avait été sauvée in extremis par André Carrière, un chauffeur de camion qui l'avait interceptée alors qu'elle allait se jeter du garde-fous d'un saut-de-mouton du boulevard Pie IX à Laval.
En mars 2008, elle avait de nouveau tenté de se suicider en avalant une surdose de médicaments.
Le 18 août 2009, elle est accusée de vol d'électricité (environ 20 000 $ d'octobre 2001 à septembre 2008) à sa luxueuse résidence de Duvernay.
Le 31 mars 2009 en après-midi, les cadavres de Sabrina De Vito, 8 ans, et de sa soeur Amanda De Vito, 9 ans, sont découverts par leur grand-mère dans leur résidence de la rue de L'Adjudant dans le quartier Duvernay à Laval ; ils étaient les enfants de Giuseppe De Vito ; la mère, Adela Sorella, 43 ans, qui avait quitté la résidence vers 16 h, le 31 mars, est arrêtée vers 3 h, le 1er avril, lorsque son véhicule heurte un poteau dans le rang Saint-François de Laval ; l'état d'esprit de madame Sorella ne permet pas aux policiers de l'interroger immédiatement au sujet de la mort de ses 2 filles ; elle est plus tard accusée des meurtres prémédités de ses 2 filles.
En juin 2009, un psychiatre chargé de déterminer si Madame Sorella est apte à subir un procès, la déclare chroniquement suicidaire.
Le 24 juin 2010, elle demande d'être remise en liberté sous conditions en attendant le début de l'enquête préliminaire sur les meurtres de ses enfants ; après 14 mois de détention, elle est remise en liberté sous conditions et sous une caution de 25 000 $ fournie par sa tante chez qui elle devra résider.
Au mois d'août 2010, Madame Sorella subit son enquête préliminaire.
Le 4 octobre 2010, son ex époux, Giuseppe De Vito est arrêté à Laval près d'un commerce situé sur l'autoroute Laval en vertu d'un mandat émis contre lui dans le cadre de l'Opération Colisée.
Le 17 février 2012, Guseppe De Vito est reconnu coupable de gangstérisme et d'importation illégale de 120 kg de cocaïne à Montréal.
Le 9 avril 2013, Madame Sorella plaide non coupable à l'accusation d'avoir délibérément tué ses deux filles. Les deux filles pourraient avoir été mises l'une à la suite de l'autre dans un tube hyperbarique dans lequel la jeune Sabrina était soignée à la maison pour l'arthrite juvénile dont elle souffrait ; ce tube devient hermétique en le fermant avec les fermetures-éclairs ; il devient mortel si, en plus, on retire le tube qui l'alimente en oxygène quand on l'utilise selon ses fins ; dans l'éventualité où l'alimentation en oxygène est coupée, la personne qui est dans le tube ne s'en aperçoit pas, elle se sent d'abord fatiguée, puis elle s'endort, puis décède silencieusement. Cette mort ne laisse aucune trace ni sur le corps ni à l'intérieur du corps.
Le 24 juin 2013, après plus de 3 jours de délibérations, un jury (5 hommes et 7 femmes) reconnaît Adela Sorella, 47 ans, coupable des meurtres prémédités de ses deux filles ; la juge Carol Cohen de la Cour supérieure du Québec condamne alors Adèle Sorella à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 8 juillet 2013, vers minuit, un gardien qui faisait sa ronde a trouvé Giuseppe De Vito inconscient sur le sol de sa cellule du pénitencier de Donnacona ; l'autopsie révèle qu'il était décédé par empoisonnement au cyanure.
Le 19 juillet 2013, Me Guy Poupart, l'avocat de madame Sorella porte le verdict du jury à la Cour d'appel du Québec invoquant des erreurs de la juge dans son adresse au jury.
En 2014, la famille du vendeur d'autos John Scottia met la main sur les garages de De Vito enregistrés au nom de Madame Sorella sur les boulevards Métropolitain et Provencher dans l'arrondissement Saint-Léonard de Montréal ; le prix de la transaction est de 2,2 millions $ alors que l'évaluation municipale est de 3,5 millions $.
Le 15 novembre 2016, Le Journal de Montréal rapporte que Madame Sorella, la veuve de Giusseppe De Vito, a vendu pour 120 000 $ des immeubles commerciaux de son mari à Marco et Vincenzo Renda afin d'acquitter une dette envers Revenu Québec ; l'évaluation municipale de ces immeubles était alors de plus de 240 000 $. Revenu Canada avait déjà saisi un autre immeuble de De Vito et l'avait revendu pour 43 519 $ alors que l'évaluation municipale était de 311 200 $.
Le 6 juin 2017, Le Journal de Montréal rapporte qu'Adèle Sorella s'adresse de nouveau à la Cour d'appel du Québec pour que celle-ci ordonne la tenue d'un nouveau procès. Son procureur invoque des erreurs dans la procédure, tel le visionnement par le jury de l'interrogatoire de Madame Sorella par les enquêteurs et les directives viciées du juge aux jurés en ce qui a trait à l'application du doute raisonnable. La Cour d'appel prend cette cause en délibéré sans donner la date où elle rendra sa décision.
Le 4 décembre 2017, la cour d'appel ordonne la tenue d'un nouveau procès pour Madame Sorella parce que, selon la haute cour, la juge Carol Cohen avait fait des erreurs dans l'adresse qu'il avait faite au x jurés pour à la fin du procès.

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