Viger (Denis-Benjamin)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de loi (avocat) et homme de lettres (journaliste et essayiste) né en 1774 à Montréal.

Études au Collège Saint-Raphaël de Montréal.
Candidat défait dans le comté de Montréal aux élections à la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada (1804).
Député de Montréal-Ouest (1808-1810), de Leinster (1810-1816), puis de Kent (1816-1830) à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC.
Conseiller au Conseil législatif du Bas-Canada-CLBC (1831-1838).
Agent de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC à Londres (1831-1834).
Dénoncé comme propriétaire de journaux séditieux, il est emprisonné de novembre 1838 à mai 1840 ; refuse d'être libéré sans avoir subi un procès.
Député de Richelieu (1841-1844), puis de Trois-Rivières (1845-1847) à la Chambre d'assemblée du Canada-Uni-CACU.
Co-premier ministre du Canada et coprésident, avec W. H. Draper, du Conseil exécutif du Canada-Uni-CECU (1843-1846).
Conseiller au Conseil législatif du Canada-Uni-CLCU (1848-1858).
Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal-SJBM (1835-1845).
Écrit de nombreux articles et s'implique financièrement dans plusieurs journaux.
Après un long procès (1816-1842), il hérite finalement, avec son épouse Marie-Amable Foretier, de la seigneurie de l'Île-Bizard.
Fils de Denis Viger. Cousin de Jacques Viger, premier maire de Montréal, de Louis-Michel Viger, de Louis-Joseph Papineau et de Mgr Jean-Jacques Lartigue. Beau-frère par alliance de Louis-Charles Foucher. Oncle par alliance de Hugues Heney. Arrière-petit-cousin de Bonaventure Viger. Gendre de Pierre Foretier.
On le dit l'un des plus grands intellectuels canadiens de la première moitié du XIXe siècle.
Décès en 1861 à Montréal ; sans postérité, il lègue sa fortune à son cousin Côme-Séraphin Cherrier, et sa bibliothèque au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

  • Publications - Liste partielle


Mémoires relatifs à l'emprisonnement de l'honorable D.-B. Viger (1840)
La crise ministérielle et Mr Denis-Benjamin Viger (1844)

  • Distinctions -


L'avenue Viger, le square Viger et la gare Viger de Montréal honorent sa mémoire.
Le square Viger a été aménagé sur une terre ayant appartenu à Denis-Benjamin Viger et que les administrateurs de sa succession, sa tante, Périne-Charles Cherrier et Louis-Joseph Papineau ont cédés ou vendus à la ville. La construction de l'autoroute Ville-Marie entraîne la disparition du Parc original qui est remplacé par un aménagement architectural de blocs de béton verticaux et horizontaux, une structure fontaine de blocs de granit noir assaillis par des jets d'eau et une plantation d'arbres, le tout, sur une structure couvrant l'autoroute qui passe au-dessous.
La rue Saint-Amable de Montréal rappellerait le souvenir de son épouse, Marie-Amable Foretier, l'une des filles de Pierre Foretier

  • Crédits :


Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Fides, 1989)
Dictionnaire des parlementaires du Québec 1792-1992 (direction de Suzanne Allaire et Dominique Johnson, Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)
Les rues de Montréal - Répertoire historique (Ville de Montréal, Éditions du Méridien, 1995)

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